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Essence chère, caisses « vides » et cadeaux au patronat

Le grand détournement continue !
Encore une fois, le couperet tombe sur les travailleuses et les travailleurs. Sous prétexte de transition écologique, de
guerre au Moyen-Orient, de fluctuations du marché mondial, le prix de l’essence s’envole, étranglant un peu plus celles
et ceux qui n’ont d’autre choix que de prendre leur véhicule pour aller se faire exploiter.
Mais ne nous y trompons pas : derrière la prétendue « aide aux gros rouleurs » annoncée en fanfare par le gouvernement,
se cache une nouvelle manœuvre grossière de transfert d’argent public vers les poches du capital.
L’aide aux « gros rouleurs » : Un subside déguisé pour les patrons.
L’État prétend soulager le portefeuille des plus précaires. En réalité, cette aide est une subvention indirecte au patronat.
En prenant en charge une partie des frais de déplacement nécessaires au travail, l’État évite aux employeurs d’avoir à
augmenter les salaires ou à prendre en charge l’intégralité des frais de transport de leurs salariés. C’est le contribuable
qui paie pour que le travailleur puisse se rendre sur son lieu d’aliénation, garantissant ainsi le maintien des marges
bénéficiaires des entreprises.
De la même façon le gouvernement a annoncé une aide au GNR agricole, pour un montant de 14 millions d’euros. Mais
ce qu’il ne dit pas c’est que cet argent est pris sur le budget agricole, qui doit servir à accompagner notamment la
transition écologique. C’est autant d’argent en moins pour accompagner les investissements des agriculteurs et
notamment des plus petits dans une agriculture plus vertueuse environnementalement, mais argent qui ira directement
dans la poche des entreprises pétrolières les plus polluantes !!!
Les caisses sont vides ? Une fable pour le prolétariat !
On nous rejoue la sérénade de l’austérité : « Les caisses sont vides », « Il faut se serrer la ceinture ». Ce discours est une
insulte.
Les caisses sont vides pour l’hôpital public, où l’on ferme des lits et où le personnel s’épuise.
Les caisses sont vides pour l’éducation, sacrifiant l’avenir des enfants des classes populaires.
Les caisses sont vides pour les salaires, les retraites et les minima sociaux.
Mais par un miracle comptable que seule la logique capitaliste explique, ces mêmes caisses débordent lorsqu’il s’agit
de nourrir le système capitaliste.
Priorité à la répression et à la guerre.
L’argent existe, et nous savons où il va. Il coule à flots pour les chiens de garde du système. La police voit ses budgets
exploser pour perfectionner l’arsenal de surveillance et de répression destiné à mater toute velléité de révolte. L’armée
reçoit des milliards pour nourrir l’industrie de guerre et les ambitions impérialistes. Quant aux capitalistes, ils continuent
de se gaver de crédits d’impôts et d’exonérations de cotisations sociales (le salaire socialisé qui nous est volé).
Ne plus subir, s’organiser !
L’État n’est pas un arbitre neutre, c’est l’agent comptable de la bourgeoisie. Attendre une « redistribution juste » de sa
part est une illusion dangereuse. Tant que le transport, l’énergie et les moyens de production seront aux mains d’une
minorité parasite, nous serons condamnés à payer le prix fort pour leur confort.
La CNT-AIT rappelle que seule l’action directe et l’auto-organisation à la base permettront de briser ce cycle de
l’exploitation. Nous ne voulons pas de miettes, pas de « chèques carburant » dérisoires qui ne font que circuler de la
poche de l’État à celle des pétroliers.
Réappropriation de la richesse que nous produisons !
À bas l’exploitation capitaliste !
L’argent pour les besoins sociaux, pas pour la répression !
Pour la révolution sociale et libertaire !
Vive l’Anarcho-syndicalisme !
cnt-AIT (Association Internationale des Travailleurs)
Ce texte vous intéresse ? vous souhaitez en discuter, le commenter, le critiquer même ? n’hésitez pas à nous contacter :
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À Discuter

CNT AIT 03 pour AS 197


La CNT-AIT 03 tiendra cette année une table de presse place Piquant à partir de 10 h 00, au départ de la manifestation du premier mai à Montluçon. Venez nous rencontrer et discuter avec un syndicat anarchiste sans bureaucrates, permanents et autres grands leaders éclairés.

Compagnonnes, compagnons,travailleuses,travailleurs, chômeurs, précaires, étudiants, lycéens.

Le gouvernement franchit une étape de plus dans sa guerre contre notre classe : Il veut la suppression pure et simple du jour chômé du 1er mai. Sous couvert de « productivité » ou de « solidarité nationale », ils veulent rayer de l’agenda la seule journée qui appartient aux exploités.

C’est une insulte à notre histoire, une provocation de plus pour nous enchaîner au profit.

La CNT-AIT rappelle que le 1er mai n’est pas, et n’a jamais été, la « fête du travail ». Cette appellation sirupeuse et pacifiante nous a été imposée par le régime de Pétain en 1941 pour masquer la réalité des rapports de force.

C’est lui qui a imposé le muguet bourgeois et consensuel pour remplacer l’Églantine rouge, fleur de la révolution, fleur du sang versé par les ouvriers de Fourmies le premier mai 1891 tombés sous les balles de l’armée.

Nous ne fêtons pas le travail, nous célébrons la lutte internationale ! Nous ne voulons pas de leur muguet de salon, nous portons l’églantine de la révolte.

Le 1er mai est né dans le sang des martyrs de Chicago pour la journée de 8 heures. Aujourd’hui, alors que le pouvoir veut nous voler jusqu’à la mémoire de nos luttes, l’heure n’est plus aux défilés festifs ou aux négociations de couloir. Puisque le gouvernement veut supprimer notre journée de lutte, supprimons leur paix sociale par l’action directe et l’auto-organisation.

Le 1er mai 2026 à Montluçon, nous serons dans la rue non pas pour demander une permission, mais pour affirmer notre refus total du salariat et de l’État. Reprenons ce qui nous appartient.

Contre la suppression du 1er mai, contre le capital et ses valets :

GRÈVE GÉNÉRALE ET EXPROPRIATION !

À BAS L’ÉTAT, LES PATRONS ET LEUR MUGUET PÉTAINISTE !

VIVE L’ÉGLANTINE ROUGE, VIVE L’INTERNATIONALE !

CONTRE LE FASCISME !

POUR LA RÉVOLUTION SOCIALE ET LIBERTAIRE ! VIVE L’ANARCHIE !

CNT-AIT – 03
À Discuter

LOGEMENT : Abattons les rapports capitalistes du droit de propriété et concrétisons le principe du droit au logement pour celui qui l’habite !

Tout comme le renard a sa tanière et l’oiseau a son nid, le travailleur devrait avoir aussi son toit. Mais dans le capitalisme, où tout doit être soumis à la logique marchande et à la logique de l’argent, et non pas à la logique des besoins et de la liberté, eh bien voilà que même le toit est marchand et ainsi, le travailleur ou l’exploité doit payer d’une vie asservissante ce droit-là pour se relaxer et reposer sa tête, se vider de son stress, etc... Il lui faut payer la dime, que ce soit au propriétaire ou à l’Etat, que ce soit au travers du loyer ou de l’échéance mensuelle à payer pour le crédit, et pour cause, en plus que le capitalisme n’est intrinsèquement pas fait pour assurer la satisfaction des besoins, la logique de l’argent et du profit domine tout, doit tout dominer, comme les marchands dominent les choses et les humains. Ainsi, nous, les travailleurs, exploités et la population en général, il nous faut toujours consacrer une bonne (et toujours plus forte) part de nos revenus aux propriétaires, aux rentiers, à l’Etat, etc…. bref, autrement dit aux classes et aux structures exploiteuses, aujourd’hui maîtresses, usurpatrices et vampires. C’est là qu’y compris dans le domaine du logis, nous travaillons également pour payer la dîme à ces dernières, que ce soit pour elles ou bien des propriétaires ou les profits bancaires.
Or, pourtant, la terre n’est-t-elle pas un bien solide sous nos pieds ? Ne devrait-t-elle pas être notre patrimoine commun à nous tous ? Cela devrait, mais dans le capitalisme, notre lot, c’est l’insécurité, elle-même liée à la précarité, ainsi que le manque d’avenir, c’est l’impôt foncier, etc…. Et pour cause, surtout aujourd’hui, avec les travailleurs condamnés au précariat et à la mort des emplois stables, qui a la garantie de conserver son emploi jusqu’à la retraite aujourd’hui, que ce soit pour payer son loyer ou bien son crédit immobilier servant à acheter son bien ? Et même dans le premier cas positif, qui aujourd’hui a la garantie que sa pension de retraite suffira pour les payer ?
Le prix moyen au mètre carré a doublé tout comme les loyers moyens. Ils ont même plus que doublé par rapport aux revenus moyens des travailleurs et par rapport à une certaine époque. Les loyers et/ou les prix du logis flambent tandis que le niveau de vie baisse et que les salaires du plus grand nombre stagnent, s’ils ne baissent pas aussi. C’est insupportable ! Et même les soi-disant mesures « sociales » promises ou existantes telles que la construction de nouveaux logements, les différentes aides d’accès au logement ainsi que les diverses allocations censées réduire le taux d’effort et les coûts des loyers nourrissent en fait avant tout la logique générale de hausse des prix de l’immobilier. Et si nous voyons de plus près la question des prix des logements, de quoi pouvons-nous nous apercevoir ? Eh bien nous pouvons découvrir, en plus de cette flambée des prix, que le prix du mètre carré est inversement proportionnel non seulement par rapport à la surface du logement mais aussi par rapport à sa qualité ! Ainsi, c’est là que les meilleurs logements sont attribués (pour vente ou location) aux ménages les plus aisés, aux bourgeois, soit, à quelques heureux élus, et quant aux pauvres, s’il ne leur reste pas les taudis, c’est les logements dortoirs ou excentrés qui leur sont réservés. Et pourquoi une telle inflation de l’immobilier en sus de cette crise du logement ? Eh bien c’est parce que les deux sont liés et parce que le capitalisme n’est pas fait pour assurer la satisfaction des besoins de la population, outre que c’est la spéculation immobilière qui frappe.
D’ailleurs, le coût de construction de la plupart des logements n’a-t-il pas été amorti depuis très longtemps ? Du coup, comment les restaurations et aménagements des parcs immobiliers depuis des décennies peuvent-t-ils justifier à eux seuls l’augmentation des charges qui pèsent toujours plus lourdement sur l’habitant ? La réalité est comme suit : A côté des propriétaires qui achètent un bien simplement pour l’usage ou bien afin de bloquer leur épargne, il existe des propriétaires qui achètent plusieurs logements et ce spécialement pour les louer, développer la propriété lucrative et donc l’assujettissement aux propriétaires de plus en plus d’individus, et qui plus est, à prix fort. C’est le rêve de la bourgeoisie. Ainsi, le logement, outre être une marchandise, s’il n’est pas devenu un privilège, est devenu un objet de spéculation à travers lequel certains y voient un moyen de réaliser du profit et de la plus-value immobilière faramineux suite à la location et ensuite à la revente. Et ainsi de suite pendant que le spéculateur joue à ce jeu pour augmenter son superflu, pendant que le nombre de logements vacants ou abandonnés progresse, tandis que des centaines de milliers sont sans domiciles, SDF ou hébergées chez des tiers, s’ils n’habitent pas dans des logis de fortune.
Mais en vérité, il n’y a pas de crise du logement. Celle-ci est artificielle et les causes sont cette spéculation immobilière et la logique du profit liées toutes les deux à la dictature de l’argent en plus que le capitalisme n’est pas là pour assurer nos besoins, comme nous l’avons dit, et que par conséquent, les logements construits n’ont pas vocation prioritaire à servir l‘usage de loger les gens. Et de surcroît, cela justifie aussi des emplois inutiles comme les agents immobiliers et la concurrence inutile entre les différentes agences qui prennent chacune en charge différentes sortes de transactions. C’est ça, la logique capitaliste, mais sous l’angle de l’intérêt des travailleurs et du peuple, autrement dit de la majorité de la société, ce n’est que gâchis sur gâchis. Alors, si l’on peut concevoir que l’achat pour posséder une habitation et en faire usage et à la limite pour bloquer une épargne n’est pas scandaleux, eh bien en revanche, les achats de plusieurs logements spécialement en vue de leur location pour en tirer des rentes faramineuses puis pour les revendre, le tout à des fins purement lucratives, véritable facteur spéculatif, doivent rapidement être stoppées net.

Quelle réponse à la question sociale du logement ? D’abord mettre un terme à la spéculation et abattre les rapports bourgeois et capitalistes de propriété !
D’abord, mettons un terme à la spéculation immobilière. Et si l’on suit une logique de satisfaction des besoins et d’usage, il faut affirmer que les logements doivent être construits et là avant tout pour être habités. Ainsi, la collectivité doit mettre à disposition ou bien prendre en charge ou encore permettre la construction de logements en abondance plus que nécessaires pour la satisfaction des besoins des individus et des familles, c’est-à-dire même viser à ce qu’il y ait plus de logements qu’il y a de gens à loger, et ce après le recensement social et populaire prévu à cet effet par les habitants, futurs habitants, travailleurs du logis et de la construction, etc….à travers les conseils ouvriers et populaires. La garantie d’être logé et de ne plus jamais se retrouver à la rue ni d’être dépouillé de son logis si on n’y consent pas est une nécessité qui doit primer sur tout, donc qui doit faire loi. Tout comme les soins, la nourriture, etc… le logement est un besoin élémentaire voire vital. C’est le lieu de repos, de soins, de prise en charge de soi-même, de sociabilité domestique, de protection, de sécurité, etc…. autrement dit, ce droit est inaliénable et doit être classé parmi les droits vitaux imprescriptibles et au demeurant disponible pour chacun. C’est aussi le préalable pour aller travailler, étudier, prendre soin de soi etc…dans des conditions correctes et dignes. Qu’on soit travailleur, étudiant, célibataire, en couple, en famille, en clan, en tribu, avec ou sans enfants, on doit tous y avoir droit et le type de logement doit être libre, gratuit et adéquat aux besoins de chacun, librement estimé selon ses convenances. Mais pour en finir aussi bien avec la spéculation qu’avec la crise du logement et pour traiter cette question comme il se doit, plusieurs choses s’imposent : Premièrement, le système des loyers doit être aboli aussi bien en soi que via une allocation pour le logement étant à la hauteur des besoins et couvrant totalement les prix des loyers, de façon à ce que le locataire n’ait plus aucun centime à payer comme dîme au propriétaire ni à l’Etat dans tous les cas. A cet effet, il est nécessaire pour commencer d’exproprier tout le patrimoine immobilier appartenant aux capitalistes, aux rentiers et à des sociétés privées et de socialiser aussi les offices de logements, de HLM, etc…. Ensuite, il est nécessaire d’exproprier et de faire fusionner toutes les banques sans exception, pour qu’en plus de frapper dans le cœur même du système capitaliste et de la dictature de l’argent et d’aller vers l’abolition de celui-ci, il soit possible d’établir des moratoires voire l’abolition pure et simple des dettes des ménages endettés et ne pouvant plus payer, en sus de faciliter le paiement (sans intérêt ni usure) de ceux qui souhaitent acheter un logement, tout en concrétisant l’arrêt des saisies, des expulsions, etc…. Mais un maximum à la vente, démocratiquement exprimé, doit aussi être promulgué. Puis, parallèlement à cela, ensuite, il faut exproprier / socialiser toutes les agences immobilières sans exception et les fusionner pour créer une grande bourse populaire et sociale du logis, chargée de l’attribution du logement à ceux qui en ont besoin, des échanges, etc…. Enfin, l’intérêt des mal-logés actuels commande que les logements et locaux abandonnés soient réquisitionnés immédiatement. Quant à certains petits propriétaires rentiers, ils pourront soit être saisis et indemnisés soit être laissés jusqu’à leur disparition par l’ordre naturel des choses, mais quant aux marchands de sommeil, aux détenteurs capitalistes de gros patrimoines, de grandes cages d’immeubles, aux rentiers, etc…. ils doivent être d’office, purement et simplement expropriés sans rachat ni indemnités, confisqués donc, et leurs biens assainis. Puis il faut réitérer que l’achat d’un logement ou d’un local doit être réservé en priorité aux personnes, associations, personnes morales etc…. qui entendent en faire une propriété d’usage direct et non un système lucratif ou rentier. C’est à partir de cela qu’on mettra un point final à la spéculation immobilière et au système rentier.

Pour la propriété d’usage ! Pour l’abolition des loyers et la concrétisation du droit au logement pour celui qui l’habite !
Avec tout cela, c’est ensuite le principe édictant que le logement doit revenir à celui qui l’habite qui devra devenir la nouvelle logique qui prime, a fortiori dans un système communiste libertaire ou anarchiste. Et ces perspectives s’expliquent dans la mesure où il n’est pas possible d’accepter non plus les inégalités dans l’accès à ce droit élémentaire qu’est le logement, et au demeurant, on ne peut pas accepter ni que de nouvelles inégalités se constituent par le mécanisme de propriété capitaliste et du système rentier ni l’assujettissement de certains par d’autres ni encore que l’habitant ne soit pas maître dans son propre logis. Pour ce faire, il faut viser à ce que chacun en fait puisse disposer d’un logement en toute indépendance, sans dépendre ni de quiconque ni d’une quelconque administration. Mais pour y arriver, cela implique qu’en plus d’en finir avec l’Etat et le gouvernement via une révolution sociale communiste libertaire, destinée à mettre un terme au capitalisme pour de bon et sous toutes ses formes ainsi qu’à instaurer un système enfin fait pour assurer la satisfaction des besoins, il est nécessaire en fait de construire plus de logements, maisons et immeubles, qu’il y a de gens à loger, en abondance, à partir d’un recensement populaire et social, de façon à ce que non seulement chacun dispose d’un logement indépendant et/ou propre mais aussi que même la pleine possession et le plein usage des lieux d’habitation revienne directement à ceux qui y habitent sans aucune dépendance personnelle ou sociale.
C’est pour cela que nous réclamons donc la confiscation et la socialisation des patrimoines immobiliers appartenant à la bourgeoisie et aux capitalistes, des immeubles et des cages d’immeubles appartenant aussi bien aux capitalistes qu’aux sociétés étatiques comme privées de HLM, outre ce qui est proposé plus haut, afin que la collectivité et chacun dispose de l’appartement, de la maison etc…. selon ses besoins et préférences. Pour cela aussi, outre ce qui vient d’être dit et de proposer la fusion des agences immobilières pour créer un office de bourse du logis, pour que chaque intéressé fasse valoir son choix et son droit d’usage, il faut aussi exproprier et socialiser les entreprises du BTP, de construction etc…..et les mettre en propriété collective, sous contrôle ouvrier et populaire et avec l’autogestion démocratique. Bref orienter la production et la distribution vers la satisfaction des besoins. Mais cela implique la mise en place d’un système fait pour cela et à travers lequel les masses populaires agiront par / pour elles-mêmes : ce sera le communisme libertaire. Ce n’est que dans ce contexte-là que naîtra la liberté de ne pas subir de vivre à la rue avec la garantie inconditionnelle et inaliénable du logement, et ce tout en assurant un immense gain de facilité et de liberté. Enfin, précisons que le communisme libertaire a aussi pour optique d’en finir également avec de nombreuses divisions concernant le logement, telles que celles entre le logement social ou privé, le logement associatif ou qui ne l’est pas, le logement thérapeutique ou non, etc…. au profit d’une seule logique : l’habitat. Mais cela implique de mettre en place un système qui soit fait pour cela et à travers lequel les gens agiront par et pour eux-mêmes. Il faut d’abord pour cela en finir avec le capitalisme et sa dictature de l’argent, sa logique de profits, de prix, de loyers, etc….
• Mettons un terme à la spéculation immobilière !
• Expropriation du patrimoine immobilier appartenant aux capitalistes et aux rentiers !
• Réquisition des logements abandonnés !
• Expropriation et socialisation des banques, des agences immobilières, des offices HLM étatiques et privés, des entreprises de construction, du bâtiment, etc….
• Création d’une bourse populaire et démocratiquement gérée de l’attribution du logis !
• Abolition totale des loyers !
• Moratoire ou abolition des dettes pour ceux qui ne peuvent plus payer !
• Stop total aux expulsions sociales et aux saisies immobilières !
À Discuter

La question femmes et celle de la libération des femmes par la révolution socialiste

La lutte contre l’oppression des femmes et pour leur affranchissement social total vis-à-vis de la société actuelle et donc du capitalisme, du sexisme, de la misogynie, du patriarcat et autres horreurs oppressives est liée à notre combat pour en finir avec le capitalisme et mettre en place le socialisme / le communisme libertaire, ou, si on préfère, l’anarchisme. Autrement dit, pour nous, cette lutte doit se lier à celle contre l’exploitation capitaliste, pour le communisme anarchiste et pour la liberté, sachant que tout le monde a le droit à la libération, mais aussi sans oublier que l’inégalité hommes / femmes, ainsi que certains mécanismes qui la génèrent, est très utile pour la classe des maitres capitalistes, notamment pour tirer les salaires et les conditions de travail vers le bas et mieux diviser les travailleurs et la population pour mieux régner et mieux perpétuer le règne de l’exploitation.
Bien sûr, nous pouvons être amenés à participer aux différents combats contribuant à améliorer la condition féminine. Nous préférons parler en terme d’améliorer car en vérité, la libération de la femme est fondamentalement impossible dans le capitalisme, comme dans toute société ou système de classes et a fortiori basés sur l’exploitation. C’est pour cela qu’il est nécessaire d’en finir avec le capitalisme sous toutes ces formes et lancer également un processus de révolution culturelle, mentale, etc….profonds en plus de cette révolution sociale. Ainsi, nous pouvons être amenés à participer aux divers mouvements sociaux à l’initiative de féministes, comme les journées du 08 Mars, et nous féliciter de mesures quant à l’égalité des salaires, dans les droits de propriété, dans les droits sociaux, pour l’indépendance de la femme vis-à-vis du conjoint, pour le droit à la contraception et à l’IVG, comme pour résister aux pressions liées au sexisme et au patriarcat, et ainsi de suite. De la même façon, en notre sein, nous accordons une place pleine et entière aux femmes, comme à la jeunesse, de la « base » à « l’administration » (dit ainsi biens que nous refusons la césure dirigeants / dirigés) quel (le) que soit le compagnon ou la compagne, sans distinction ni discrimination, car nous souhaitons forger un outil dans laquelle chacun a les mêmes devoirs et droits, à l’image un peu de la société que nous proposons. Cela veut dire lutter non seulement pour une vraie égalité mais aussi militer pour une vraie parité et dénoncer l’absence des femmes à des postes donnés dans la vie sociale et politique, les inégalités des salaires, etc...du point de vue syndical.
Mais fondamentalement, nous restons convaincus que les inégalités sociales entre hommes et femmes non seulement ne sont pas naturelles ni innées, mais qu’elles sont le produit de l’histoire des sociétés humaines, et qu’elles sont liées en particulier à l’apparition de la division de la société en deux classes. Par conséquent, l’oppression de la femme peut prendre fin un jour, certes, c’est possible, mais c’est là que chercher à obtenir la libération complète de la femme dans le capitalisme est vain. Il est donc nécessaire de sortir du capitalisme. Car outre que c’est par essence impossible dans le capitalisme, la femme ne pourra voir sa libération complète qu’avec la disparition de l’exploitation capitaliste au complet et même après la révolution, car, pas de démagogie, le sexisme ne disparaîtra pas du jour au lendemain par claquements de doigts ni par magie après la révolution ni parce que « par bonheur, tout le monde deviendra parfait ». Des batailles sociales seront encore à mener. Et ce sera le cas même pas juste après la révolution et avec l’avènement du socialisme libertaire, quand bien même le processus même de la révolution libertaire aura donné un sérieux coup aux logiques sexistes et patriarcales, comme au racisme et à plusieurs autres discriminations.
Et réciproquement : la révolution socialiste et le socialisme lui-même ne seront pas possibles sans la participation des femmes, notamment des travailleuses, à cette nécessaire révolution, aux côtés de leurs semblables masculins. C’est pourquoi le combat pour le socialisme et la lutte contre l’oppression de la femme et vice versa sont ainsi étroitement liés.
Et pour appuyer nos propos disant que seul un tel processus pourra être en mesure de jeter les bases d’une telle révolution, c’est parce que déjà, qui dit révolution sociale libertaire, et a fortiori majoritaire, dit auto-organisation pour concrétiser cela. Car si la classe des travailleurs et la population ne s’organisent pas, eh bien pas de révolution sociale possible à espérer. Ensuite, après cette auto-organisation-là des travailleurs et de la majorité de la population, qui signifie organisation des deux sexes pour lutter pour la mise d’un terme au capitalisme (faute de quoi il sera impossible de s’organiser) dit lutte contre le sexisme et les préjugés qui lui sont liés, puis après, vient le point du processus révolutionnaire lui-même, qui fera souffler un immense vent de liberté, que les femmes ressentiront, et à travers lequel elles n’accepteront plus d’être exploitées (comme leurs semblables hommes d’ailleurs) ni d’être considérées par quiconque par des citoyens de second rang ou bien « inférieures », et la prise de conscience liée à ce sentiment de liberté + l’auto activité quotidienne de l’exercice de na nouvelle démocratie, aussi quotidienne et omniprésente (contrairement aux pseudo démocraties parlementaires que nous connaissons aujourd’hui) rendront possible de contribuer à organiser la société allant dans le sens de l’élimination du sexisme, du machisme, de la misogynie, etc…jusqu’à leurs dernières traces, globalement. A cela s’ajoute que ce nouveau contexte sera l’occasion pour les travailleurs hommes de voir que les problèmes n’étaient pas liés au sexe féminin, et plus généralement, ces sécrétions de l’ancienne société seront considérés par ailleurs comme des fautes sociales importantes. Et avec tout cela, c’est sans oublier que si ce processus démocratique va faire que les travailleurs et les opprimés pourront prendre des mesures et des conventions sociales collectives (remplaçant les lois et règles et étant démocratiquement élaborées) étant en leur faveur, du fait même que le socialisme libertaire EST FAIT pour cela par essence, eh bien il est possible d’imaginer davantage que ce sera un moteur social qui assènera davantage de coups à ces caractéristiques de l’ancienne société, qui seront éliminés tout comme d’autres discriminations telles que le racisme, la xénophobie et autres « phobies » notamment.
Quant à ce processus révolutionnaire en question ici, il est impossible et futile d’en donner un schéma parfait jusqu’à tous les détails, mais nous pouvons toutefois en deviner les grandes lignes et donc imaginer quelques perspectives quant à ce que cela peut avoir comme forme. Hormis que la révolution indiquée ci-dessus et les femmes en lutte mèneront davantage de batailles pour s’affirmer de plus en plus socialement et partout (au travail, dans la famille, sur les lieux d’études, etc…), en affirmant notamment leurs droits aussi, liés au sentiment de liberté expliqué plus haut, cela peut se traduire par une révolution culturelle qui non seulement consolidera tout ça en plus de l’affirmer, mais qui en plus de combattre pour faire changer les mentalités, mènera par l’éducation tant scolaire que sociale, etc….une politique d’éducation sociale anti sexisme et anti misogynie, démocratique et militante. Déjà cela. Ensuite, l’autre étape liée, c’est que des conventions pourront être établies dans l’optique de remplacer la famille bourgeoise, ou bien, plus exactement, casser le monopole d’emprise sociale et sociétale qu’elle détient actuellement. Car fondamentalement, même si cette oppression peut être justifiée par la religion, les traditions, l’ignorance, etc … elle n’est toutefois pas spécifique à celles-ci. Elle réside dans le poids de l’importance du monopole de la famille bourgeoise, qui est aussi un mécanisme très utile pour les capitalistes. Et la casse de ce monopole d’emprise là en question, peut se faire aussi par la socialisation des tâches ménagères, c’est-à-dire non seulement l’attribution d’un travail aux femmes, au même titre qu’il sera attribué à tous ceux qui en ont besoin, mais également le développement, en y incluant leur participation, de services sociaux, comme des crèches, dispensaires, laveries buanderie collectives, jardins d’enfants, écoles, cantines etc ….collectifs.
Cela aussi, avec le remplacement du mariage tel qu’il est conçu actuellement (et transformant très souvent l’amour et les relations personnelles en commerce) par une simple convention d’association, aussi facile à contracter qu’à dissoudre et qui assurera une véritable liberté, sachant qu’elle reconnaîtra tous les choix de vie, en dehors de la famille, avec le choix de vivre en famille, ou en tribu, ou en clan, polygame, polyandre, etc ….tant que tout est consenti, puis sans oublier l’abolition de la distinction administrative et sociale entre enfant « naturel » et enfant « légitime », l’éducation en faveur d’une véritable égalité entre les sexes (à ne pas confondre avec le remplacement du patriarcat en matriarcat, car il ne s’agit pas de renverser les droits propres au genre « oppresseur »). Tout cela, plus enfin la fraternité forte qui règnera dans la société et ayant été rendue possible par la révolution, parce que justement cette fraternité et « camaraderie » sont des principes proposés par l’anarchisme / le communisme libertaire, et qui fera que « la population sera comme une grande famille ». Ces perspectives-là mèneront à éliminer jusqu’à ces derniers vestiges le poids de la famille bourgeoise unique et c’est ce qui apportera la fin de l’oppression de la femme, de la jeunesse, etc… et ou plus jamais aucun mode de vie librement choisi ne sera vu comme « dérangeant ».
Moralité, c’est en ce sens qu’il n’y a qu’avec une révolution communiste libertaire (anarchiste), parce qu’elle permettra de casser l’emprise d’un mécanisme utile aux capitalistes (la famille bourgeoise) qui justifie l’oppression de la femme et qui en a besoin, qu’il sera possible de concrétiser la libération de la femme. Dans un monde ou la source de cette oppression n’aura plus besoin d’être défendue. Pas de libération de la femme sans communisme libertaire, et pas de communisme libertaire sans la libération de la femme. Et si vous vous reconnaissez dans ces analyses et perspectives, si vous voulez en discuter, nous informer, apporter d’autres éléments etc…et même nous rejoindre, prenez contact avec nous sans plus attendre !
À Discuter

Notre véritable raison d’être : Augmenter les salaires, ou faire disparaître tout le système monétaire avec le capitalisme lui-même ?

Notre véritable raison d’être : Augmenter les salaires, ou faire disparaître tout le système monétaire avec le capitalisme lui-même ?

Pendant que les bourgeois se vautrent dans un luxe indécent, les travailleurs sont condamnés à la précarité, la pauvreté voire poussés vers la misère. L’augmentation des salaires peut sembler être un objectif de lutte juste. Mais les organisations « de gauche » ou « 100 % à gauche » ou encore « à la gauche de la gauche » axent essentiellement leur activité politique autour de cette perspective. Et selon nous, elles ont tort car d’abord, c’est une lutte qui sera interminable parce qu’elle refuse en plus de s’attaquer pas au cœur du capitalisme. Et d’une. Ensuite, de deux, ce qui aura été obtenu par de dures luttes commencera à être mis en cause aussitôt que possible, dès que les salariés retourneront au travail et que les mouvements de lutte s’essouffleront, d’autant plus que nous sommes dans une ère où l’existence des conquêtes et droits sociaux n’est plus du tout compatible avec celle du capital et de l’argent eux-mêmes.
Notre performance sociale pour produire des biens et des services a tellement progressé qu’en partageant le travail aujourd’hui entre les mains de tous ceux qui en ont besoin, et en développant les moyens techniques et technologiques, sans oublier la disparition de nombreux métiers et professions qui seront devenus caducs rien que de par la suppression du système monétaire lui-même (allant de pair avec la mise en propriété collective des moyens de production), il peut devenir possible de travailler seulement cinq heures si ce n’est pas quatre voire trois heures de travail par jour et par personne, ce qui serait en moyenne suffisant, parce que l’effort sera bien organisé et bien réparti entre tous, de façon à produire la nécessaire abondance en vue de pourvoir à l’ensemble des besoins, ceux-ci étant aussi bien individuels que collectifs et surtout démocratiquement exprimés. Diverses études le montrent. Alors bien sûr, il faudra pour cela supprimer les gaspillages tels que celui de la bureaucratie, du militarisme, du flicage de la population, du conditionnement idéologique de la société, et en même les fantaisies faramineuses du luxe arrogant des bourgeois et des maîtres de ce monde.

Déjà, pour commencer, de par le processus révolutionnaire, tous les secteurs vitaux et puis essentiels de la production, autrement dit l’ensemble des moyens de production, pourraient être intégralement socialisés, ainsi que le reste des moyens de production, et ce soit immédiatement, soit progressivement, autrement dit il s’agira de laminer les rapports capitalistes de propriété et le système monétaire lui-même, en même temps (et vice versa), pour pouvoir produire une abondance de biens, produits et services étant gratuits et librement accessibles.
Oui, en notre époque, en notre ère, la gratuité de la nourriture, de l’habillement, du logement, de l’eau, de tous les besoins fondamentaux peut être décidée immédiatement. Nous avons bien imposé par le passé celle des soins et de l’enseignement et de choses dites « essentielles » (gratuité remise en cause aujourd’hui) d’ailleurs. Donc ce que le capitalisme a su faire pour les domaines « essentiels », le socialisme libertaire, ou l’anarchisme, plus concrètement, se propose de le faire pour TOUT LE RESTE. C’est ça l’objectif original du socialisme, et ce sans échange ni troc ni contrepartie quelconque pour se procurer des commodités. Le seul « échange » qui persistera sera d’ordre social, et ce sera que tous et toutes devront contribuer au travail étant reconnu comme socialement utile et nécessaire, autrement dit travailler pour contribuer à la production organisée de ces biens, produits et services, à moins d’être reconnu inapte par des critères sociaux et démocratiquement définis comme l’âge, la formation, la maladie, etc…. Pour le reste, chacun prendra librement la quantité de choses dont il / elle a besoin. Quant au « risque » d’accumulation individuelle, ce sera tout à fait maîtrisable car hormis que beaucoup de ce gaspillage auront été détruites, ce sera aussi limité par des règles démocratiquement élaborées mais surtout par les simples bases de la décence morale et du bon sens. Pour le reste, l’association libre entre les individus et les groupes permettra de s’épanouir et de produire, d’autant plus qu’il sera possible que ce soit fait sans que l’on soit aliénés toute sa vie dans le même emploi répétitif, ennuyeux, monotone etc….
Nous devons donc être présents dans les luttes d’aujourd’hui pour de meilleurs salaires, contre les licenciements, la précarisation de l’emploi, etc…. bien sûr. Ce sont des questions urgentes voire de survie pour les travailleurs. Mais par cela, en fait, nous ne faisons que réclamer de meilleures conditions de détention dans la prison capitaliste qui nous cantonne. Tandis que pour aller plus loin, changer vraiment les choses, et donc se libérer, il faudra justement se mutiner pour casser les murs de cette prison. Autrement dit, il faudra faire la révolution pour détruire le pouvoir, socialiser les outils de production, d’échange et de distribution, et avec cette abolition des rapports capitalistes de propriété, abolir complètement le règne du système monétaire et instaurer ensemble la gratuité de tous les biens, produits et services nécessaires à la vie. Cela passe bien par la mise en propriété commune des travailleurs et de la population de tout ce qui permet de les produire. C’est ça le socialisme, c’est cela la base du communisme libertaire, qui libère non seulement de l’Etat et du gouvernement et du salariat ainsi que de l’exploitation mais aussi l’activité humaine, en supprimant les bases du capitalisme en rendant l’argent, et ses corollaires (salariat, prix, loyers, rentes, propriété, etc…) superflus. Et si vous vous reconnaissez dans ces perspectives-là, rejoignez-nous sans plus attendre !

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À Discuter

Emparons-nous de la politique, avec le communisme libertaire ! Pour l’anarchisme !

Nous avons tous besoin de nous intéresser plus ou moins à la politique, de près ou de loin. C’est une nécessité, dans la mesure où la politique est l’art de s’intéresser à ce qui concerne la cité et c’est ce qui contribue à ce que sont aujourd’hui nos vies et nos quotidiens. Seulement, notamment à cause des dégâts provoqués par les incompétences des politiques traditionnelles et non alternatives, leurs démagogies etc… cette nécessité n’est pas toujours comprise. Alors nous le disons : s’intéresser à la politique n’a bien sûr pas à se faire dans le sens du soutien envers l’un ou bien l’autre des principaux partis ou politiciens existants (et à vrai dire surtout pas), mais dans la mesure où nous devons croire en la possibilité d’arriver à une solution aux problèmes (récurrents) auxquels nous faisons face dans notre vie quotidienne, tout au long de notre existence, et qui nous tourmentent, sabotent nos projets de vie et nos vies elles-mêmes, etc… laissant constamment notre avenir dans l’incertitude.
Ainsi, ce n’est que lorsque nous aurons compris qu’il ne sert à rien de se lamenter en dénonçant les méfaits de la société capitaliste actuelle uns par uns et de façon éparse, alors qu’ils ne sont que conséquents au capitalisme (prenons des exemples tels que les hausses de prix et des impôts, la cherté de la vie insupportable, les suppressions d’emploi, les pertes de logement, le chômage, la pollution, l’insécurité, et ainsi de suite) et que tant qu’on les traitera sans aller concrètement s’attaquer au cœur du problème, en commençant par conclure que le fonctionnement de notre société et de notre économie ainsi que de la production repose sur les rapports capitalistes de propriété (privée ou étatique) sur les moyens de production, ainsi que sur l’existence du système monétaire (l’argent) comme moyen d’échange (menant ainsi à la division historique et fondamentale de la société et du peuple en deux classes sociales, avec au sommet une bourgeoisie capitaliste maîtresse, puissante et richissime qui fait sa loi, par le biais de ses gouvernements, et en bas le peuple dont l’existence est pleine de tourments) alors à moins de faire partie de la bourgeoisie ou bien des maîtres capitalistes, qui, étant organisés et structurés dans le cadre de l’Etat, qui, lui, n’est rien d’autre que l’organisation de leur pouvoir / règne, possède et contrôle (directement comme indirectement) la grande majorité du patrimoine de chaque pays et du monde, eh bien nous, les membres de la classe des travailleurs et du peuple en général, nous serons condamnés à continuer de subir ces méfaits pourtant invivables.
Précisons que si nous parlons à la fois en termes de travailleurs et de population parfois, c’est d’une part pour la raison que pour ce qui est du socialisme / communisme libertaire, l’anarchisme, que nous souhaitons faire instaurer, qui se propose de fonctionner de manière a-monétaire en assurant le libre accès aux biens, produits et services, c’est tout le monde, excepté ceux qui ont tout intérêt au maintien du système capitaliste et monétaire qui y a intérêt, pour concrétiser un véritable affranchissement de l’humanité, et d’autre part, c’est parce que quand bien même ce sera la classe des travailleurs qui aura le rôle directeur (*) de cette prochaine révolution sociale (qui, soit dit en passant, devra être majoritaire, numériquement et socialement parlant ainsi que consciente et consciencieuse), les militants communistes libertaires et anarchosyndicalistes ne sauraient pas pour autant idéaliser la classe des travailleurs.
[(*) = nous entendons par ici que même s’il est vrai que la révolution socialiste se basera principalement et avant tout sur les travailleurs, ce principe n’exclura pas pour autant que des individus issus de couches extérieures à la classe des travailleurs dans le reste de la population s’organisent et participent à la révolution et promeuvent celle-ci comme perspective]
Ainsi, au demeurant, déjà, TOUS les travailleurs issus du prolétariat proprement dit ont un intérêt commun avec tous les autres travailleurs, quelles que soient nos « disparités » et « différences » sociales, sociologiques, financières, de goût, de style de vie, de lieu de vie, etc… car ces « disparités », en vérité, ne sont issues que de différences de revenus, et surtout, elles ne sont rien en comparaison du contraste autour du style de vie dans laquelle la bourgeoisie se vautre de façon arrogante, et ce de par ce qu’elle possède et autour de ce que les travailleurs et les classes moyennes peuvent connaître en matière de confort, et ce même si nous pouvons parfois mener une vie prospère voire assez aisée. Ce n’est pas le problème de toute façon, car que nous soyons Docteur, Professeur de médecine, cadre infirmier, brancardier, informaticien, contremaître, ambulancier, balayeur, caissier, manutentionnaire, livreur, facteur, éboueur, ou encore de même que l’on peut être professeur de médecine à Paris en France ou bien ouvrier chez Dacia à Bucarest en Roumanie, peu importe. Le souci n’est pas là, car une classe sociale ou bien un rapport d’appartenance à une classe sociale se distinguent de par la place de ses membres quant aux rapports autour des moyens de production et non pas de par la façon de parler, de s’habiller, le lieu où le quartier où on habite, etc… Autrement dit, à moins que quelqu’un ne possède des surfaces de terres immenses ou bien deux ou trois usines en ayant quelques milliers de travailleurs à son service (travailleurs dont le travail contribue à le rendre plus riche), tout individu contraint d’échanger sa force de travail physique ou intellectuelle contre un salaire est un travailleur, même s’il peut avoir un salaire correct et/ ou une vie prospère.
Autrement dit, au lieu de perdre du temps et de dépenser stérilement notre énergie mentale à savoir si untel ou la famille du coin est plus ou moins riche que nous, de voir si untel paye plus d’impôts qu’un autre et que tel ou tel « assisté » ou misérable « coûte à la société » ou « profite » etc…, eh bien il serait temps plutôt de méditer sur la chose suivante et se poser la question suivante : COMMENT en finir avec les véritables inégalités, et comment du coup s’unir et agir pour abolir complètement ce système capitaliste qui justement génère ces inégalités (*) et partant de là, comment faire la révolution contre les vrais profiteurs et en finir avec leur règne, et ce, « tous ensemble ». Le capitalisme n’est utile que pour ceux pour qui il est taillé sur mesure, et ce sont les capitalistes, par définition, quel que soit leur style de vie, et non pas les travailleurs ni les handicapés ni les demandeurs d’asile qui sont les véritables profiteurs et parasites de ce monde, et qui le seront toujours tant que nous « accepterons » le capitalisme et que nous nous refuserons à mettre en place le socialisme.
[(*) = il ne faut pas confondre les inégalités avec les différences naturelles, de même qu’égalité ne signifie pas la caricature disant « rendons les gens tous pareils » et certainement pas uniformisation].
Tant qu’à dénoncer les « profiteurs » et les problèmes, il faut donc dénoncer les VRAIS, et fondamentalement, ce sont les 01 à 05 % de la population qui vivent en possédant les capitaux et les moyens de production et neuf fois sur dix sans produire aucun travail. Et dans ce système, nous serons toujours perdants parce que nous ne posséderons jamais les moyens de production, comme les fruits de notre travail ne nous reviendront jamais tant que le capitalisme existera. De surcroît, dans ce système capitaliste, le fait que les capitalistes possèdent et contrôlent les ressources principales restreint sérieusement la possibilité de concrétiser ce que nous avons envie de faire ou bien plus exactement, d’assurer la satisfaction de nos besoins. Et du coup, même si des travailleurs donnés peuvent mener une vie aisée (ce qui n’est pas le lot de la majorité des travailleurs et du peuple d’ailleurs) et s’offrir certains loisirs, eh bien c’est quand même une goutte d’eau à côté de l’océan représenté par le grand paradis (qui fait l’enfer des travailleurs et de la population) dont se gavent les capitalistes. En fait nous ne nous faisons avoir que parce que nous nous laissons faire, dans la mesure où nous ne nous n’avons pas encore pris conscience de notre situation et de l’aliénation qui la justifie. Par ailleurs, outre la persuasion classique pour obtenir notre « consentement » quant au capitalisme, l’Etat bourgeois, lorsqu’il le juge nécessaire, mène la répression avec sa police pour atteindre ou maintenir ses objectifs, tout en essayant de persuader le peuple que cette violence est naturelle. C’est pour cela que la population subit les atteintes à ses droits démocratiques les plus élémentaires non seulement sans broncher mais en plus en percevant cela comme « normal », et c’est aussi pour cela qu’elle pense aussi que l’existence de la police et de l’armée est non seulement nécessaire mais carrément « naturelle ». Et c’est ce formatage qui est transmis de génération en génération, depuis le début du règne de la bourgeoisie en fait, et qui fait que les maîtres capitalistes peuvent dormir tranquille. L’Etat bourgeois, la répression, les atteintes aux droits démocratiques et la casse des conquêtes sociales, etc … tout cela doit bien sûr être combattu, mais il faudrait penser plus concrètement, pour mieux nous en prendre à la cause essentielle de la violence et du monopole de la violence sur la société : la possession des moyens de production essentiels dans chaque pays partout dans le monde par la bourgeoisie capitaliste minoritaire à l’exclusion de la majorité du peuple, le tout se faisant par la force de l’Etat et la persuasion via un certain formatage. Cela mène inévitablement à des tensions sociales et même à des conflits entre des nations concurrentes. Et de tels conflits, comme la répression, ça n’est jamais dans l’intérêt de la majorité du peuple, qui ne devra plus se laisser duper un jour, et qui devra donc se rendre compte de l’aliénation dans laquelle elle aura été cantonnée jusque-là. Ainsi, au lieu de perdre notre temps et nos énergies à « constater » nos « différences » et disparités et à nous lamenter des symptômes du capitalisme un à un, nous devrions plutôt penser à canaliser nos énergies (aujourd’hui dispersées par les faux problèmes) pour voir comment se débarrasser du capitalisme et de l’argent en même temps et à les remplacer par le socialisme libertaire, instaurer l’anarchisme, qui implique la propriété collective et populaire, sociale donc, sur l’ensemble des moyens de production et les ressources du monde. Alors si vous aussi vous vous reconnaissez dans ces perspectives, rejoignez-nous sans plus attendre et contactez-nous à cet effet sur une des adresses e-mail suivantes :
contact@cnt-ait.info
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Annonce camping

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Annonce 19 juillet

Annonce 19 juillet révolution espagnole
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Compte rendu 8 mai

8 mai : Exposition sauvage antimilitariste au square louise michel



Pour ce 8 mai, le syndicat CNT AIT de paris Banlieue avait décidé non
pas d’aller applaudir les militaires défilant aux champs élysées, mais
plutôt de faire une exposition de rue sauvage sur le thème de
l’antimilitarisme, depuis la Commune jusqu’à aujourdhui.

Nous nous sommes retrouvés devant le square Louise Michel. Les
compagnons ont promptement installé sur les grilles du square une
série de panneaux qui illustraient des moments clés dans l’histoire de
l’antimilitarisme, ainsi que des drapeaux rouges et noirs.Pour
commencer, nous avons évoqué – Montmartre oblige – le geste des
communards qui le 18 mars 1871 ont fusillés les généraux Lecomte et
Thomas. Nous avons rappelé que cet épisode révolutionnaire est à
l’origine du fameux couplet de l’Internationale « s’ils s’obstinent
ces cannibales à faire de nous des héros, ils sauront que nos propres
balles seront pour nos propres géénraux ». Ce couplet antimilitaritste
vaudra à l’Internationale d’être interdite dans de nombreux pays (et
ses éditeurs condamnés en France en 1894) et il sera aussi censuré par
les bolchéviques en URSS ! Nous avons ensuite évoqué les mutins de
1914 et 1917, Saïl Mohammed qui fut déserteur lors de la première
guerre mondiale mais parti combattre le fascisme lors de la révolution
espagnole tout en précisant qu’il était « milicien toujours, soldat
jamais ! », cet autre 8 mai 1945 où en Algérie la police républicains
française massacra les algériens qui avaient le mauvais gout de
réclamer la liberté pour eux aussi, le mouvement des déserteurs
pendant les guerres coloniales qui reçu l’appui de membres et amis de
l’AIT comme André Bosiger ou Raoul Villain ou encore les vétérans du
vietnam contre la guerre qui manifestaient aux USA avec le slogan «
nous supportons nos troupes quand elles fusillent leurs officier ». La
boucle était bouclée. Nous avons ensuite évoqué notre action avec
l’Initiative « olga taratuta » de soutien aux déserteurs, réfugiés et
esquiveurs de Russie et d’Ukraine, qui nous a permis de mettre à
l’abris des jeunes refusant de se battre tant de Russie que d’Ukraine.
(les panneaux peuvent être téléchargés si vous voulez les utiliser
vous même ici : https://cnt-ait.info/2026/05/07/fusillons-generaux/)

Chaque intervention était ponctuée d’une chanson reprise en chœur par
les compagnons, et même à notre grand plaisir par des passants qui se
joignaient à nous. Nous avons successivement entonné l’internationale,
la chanson de craonne, la butte rouge, a las barricadas, le déserteur
de Boris Vian, et la Makhnovtshina.

Le soleil était au rendez-vous, et la sympathie aussi. Nous avons eu
des discussions intéressantes avec des passants, y compris avec des
militaires en permission, sur la signification de la guerre et
pourquoi nous nous y opposons. Nos panneaux sont ensuite restés
accrochés de façon à ce qu’ils soient lues. Plusieurs personnes se
sont arrêtés pour lire et ont même pris des photos de nos panneaux,
certainement pour les partager ensuite..

Nous vous donnons maintenant rendez vous pour le 21 juin, journée
internationale de soutien aux déserteurs, pour une nouvelle
intervention de rue. N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir
plus.

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Compte rendu 1 er mai

Compte rendu 1 er mai
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Quoi de neuf au CDES

Quoi de neuf au CDES ?
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Al hamal

La guerre au Soudan entre dans sa
troisième année
La guerre au Soudan entre dans sa troisième année, sans
qu’on entrevoie la fin. Cette guerre, planifiée depuis 2019,
comme les généraux eux-mêmes l’ont admis, était
programmée à cette époque, mais a été retardée en raison de
préparatifs incomplets. Quelle horreur !
Cet État, qui a toujours planifié des guerres internes, réprimé
les libertés par tous les moyens et pratiqué une brutalité
implacable, ce régime qui procède à des arrestations
systématiques, organise la torture dans des lieux publics et
perpètre des exécutions extrajudiciaires, est désormais
pleinement exposé aux masses révolutionnaires.
Les Forces de soutien rapide ne sont pas une force distincte
de ce régime ; elles en sont au contraire le produit, le
prolongement de sa brutalité et de sa sauvagerie. Tous les
crimes commis, du nettoyage ethnique au génocide, sont la
conséquence directe des politiques mises en œuvre sous la
protection de ce régime.
Aujourd’hui, après la destruction de Khartoum, Wad
Madani, El Fasher, El Geneina, Zalingei, En Nahud, Dinder
et Omdurman, et face au siège persistant de Dilling, El
Obeid, Kadugli et d’autres zones, des millions de Soudanais
ont été déplacés et les services de santé et d’éducation se
sont complètement effondrés.
Trois années ont suffi à déchirer le tissu social, à exacerber
les discours racistes et à attiser dangereusement les tensions
tribales. Trois années durant lesquelles le peuple a été
choqué par la brutalité de ce régime et les conséquences de
sa politique, au point que nul ne peut ignorer qu’il s’agit de
l’un des pires régimes que le monde ait jamais connus.
Huit ans après la révolution qui exigeait la réalisation des
aspirations du peuple, les révolutionnaires et leurs
compagnons restent fidèles à leur projet révolutionnaire
d’éradication des régimes autoritaires.
Ayant perdu des compagnons, des révolutionnaires, des
amis, des frères et des fils dans ce parcours difficile et
complexe, nous affirmons que nous poursuivrons sur cette
voie jusqu’à atteindre notre but et réaliser nos nobles
aspirations à la liberté.
Vive la révolution ! À bas le régime !
Le Groupe Anarchiste au Soudan
Pour contribuer au fonds de solidarité, vous pouvez utiliser notre
plateforme PayPal : https://www.paypal.com/paypalme/cntait1
Pour nous contacter : contact@cnt-ait.info
La guerre au Soudan se poursuit et il apparaît de plus en
plus clairement qu'il s'agit d'une guerre impérialiste
soutenue internationalement. Le Tchad et la Libye sont
devenus des centres névralgiques pour la mobilisation et le
recrutement des forces Janjawid, tandis que l'Éthiopie est
entrée dans le conflit en attaquant la région du Nil Bleu,
des zones récemment touchées par cette guerre.
Ce conflit affecte l'ensemble du Soudan. Chaque jour, des
milliers de Soudanais vulnérables sont déplacés et
abandonnés à leur sort, privés d'assistance, de nourriture, de
soins de santé et de toute forme de compassion. Nous
continuons d'assister quotidiennement à de graves violations
des droits humains au Darfour et au Kordofan, et désormais
également dans la région du Nil Bleu, ce qui laisse présager
que le conflit est loin d'être terminé.
Cette guerre absurde vise à anéantir les populations : les
tuer, les brutaliser et détruire leurs ressources. Aujourd'hui,
la guerre n'est pas seulement un conflit politique ou militaire
; c'est une guerre économique dévastatrice. Se procurer les
biens de première nécessité est devenu un véritable combat,
même pour ceux qui vivent loin des lignes de front. Le
ciblage des centrales électriques a entraîné des catastrophes
agricoles successives, détruisant les réserves de céréales et
de cultures stratégiques des agriculteurs et ruinant les
moyens de subsistance et les projets des petits exploitants.
Dans les guerres menées par l'État lui-même, les grandes
victimes sont toujours les populations. Or, la guerre que
mènent aujourd'hui les Janjawid au Soudan vise
manifestement à démanteler les communautés autochtones
et à les déplacer complètement.
Face à la propagation de la dengue et d'autres
maladies mortelles au Soudan, le Groupe
Anarchiste du Soudan lance un appel à la
solidarité.
L'accès aux médicaments est devenu extrêmement difficile
en raison de l'effondrement du système de santé. Le manque
de personnel médical et la destruction de 70 % des hôpitaux
exposent des millions d'enfants, de femmes et de personnes
vulnérables à un risque de mort supérieur à celui causé
directement par cette guerre catastrophique.
Le groupe anarchiste du Soudan vous appelle à soutenir une
campagne de collecte de fonds afin de fournir des
médicaments essentiels tels que le paracétamol, les
antibiotiques, le Flagyl et les solutions de perfusion. Alors
que nous luttons pour mettre fin à cette guerre, nous luttons
également pour atténuer son impact sur nous et sur notre
peuple.
Soutenez vos compagnons au Soudan !
اﻷﻣﻞ
Les événements du Nil Bleu et
l'essor du plan de partage par
procuration
Si le plan initial visait à aboutir à un second partage du
Soudan, pourquoi observe-t-on la répétition du même
scénario, causant chaque jour la mort de milliers de
Soudanais de manière à la fois aléatoire et systématique ?
Ceux qui ne périssent pas des armes succombent à la faim
ou à la maladie.
Le Soudan, pays stratégique sur les routes du trafic d'êtres
humains, de drogue et d'armes, semble condamné à un enfer
sans fin. La guerre actuelle est devenue un véritable
massacre humain, attirant des mercenaires de tous les pays
voisins.
On constate une baisse significative des mouvements de
migrants irréguliers dans le désert occidental, un phénomène
peut-être lié au conflit. Sous le capitalisme, même les
scénarios les plus immoraux paraissent envisageables.
Ouvrir un nouveau front en Éthiopie pour recruter des
Éthiopiens, à Dilling pour attirer des Sud-Soudanais, et dans
l'ouest du Soudan pour recruter des mercenaires de
République centrafricaine, du Niger, du Tchad et de Libye,
n'est rien d'autre qu'une accélération du processus
d'extermination humaine. En Afrique, la population est
devenue moins coûteuse que le bétail pour l'État, ce qui
explique la poursuite de ce projet dans la région.
L'immensité du territoire et la diversité géographique du
Soudan en font un champ de bataille idéal pour les guerres
alimentées par les surplus d'armes. Les mitrailleuses DShK,
les armes moyennes et l'artillerie rudimentaire n'ont plus
guère de marché dans la guerre moderne, malgré l'existence
de quantités considérables produites à travers le monde. Ces
armes nécessitent un environnement propice à leur
utilisation, en échange d'or, de matières premières, de ports,
de bases stratégiques et de plans de domination sur les
populations.
Paradoxalement, les Soudanais figurent parmi les plus
grands producteurs d'or d'Afrique, parmi les plus grands
importateurs d'armes et parmi les plus grands exportateurs
de bétail. Pourtant, un kilogramme de viande coûte
l'équivalent de 13 dollars, tandis qu'un travailleur ne gagne
pas plus de 9 dollars pour 12 heures de travail. Cette réalité
plonge la majorité de la population dans la pauvreté et
pousse nombre d'entre eux vers la guerre et les camps
militaires pour des salaires qui couvrent à peine leurs
besoins les plus élémentaires. La crise soudanaise est
marquée par la conjonction de l'ignorance, du dévouement à
l'autorité et de la haine de celle-ci, révélant ainsi une
machine de propagande profondément enracinée qu'il
faudra de nombreuses années pour déraciner des esprits.
Le travail constant, la lutte organisée et l'éducation politique
continue sont les véritables clés de la résolution de ces
crises. Ce qui ne peut être obtenu par la connaissance ne peut
être obtenu par la force.
Les Compagnons du Groupe Anarchiste au Soudan
Premier Mai / ﺍﻷﻭﻝ ﻣﻥ ﻣﺎﻱ
Le 1er mai n’est pas une commémoration de victoire, mais
le symbole de vieilles blessures encore vives.
On ne peut le considérer comme une fête pour la classe
ouvrière telle qu’elle est devenue aujourd’hui : craintive,
hésitante, voire traîtresse.
La véritable rébellion ne se limite pas à une classe ou à un
lieu particulier. Elle s’insinue, éclate et surgit là où on
l’attend le moins : chez un simple ouvrier, un sans-abri, une
mère qui lutte contre la pauvreté, un jeune brûlant
d’aspiration à une justice dont il ignore encore la forme.
Aujourd’hui, nombreux sont les travailleurs qui défendent
leurs employeurs, et nombreux sont ceux qui choisissent
l’obéissance plutôt que la révolution.
Ce n’est pas la fin du chemin, mais le signe que l’étincelle
ne se limite plus à un seul lieu ni à un seul nom. Le 1er mai
n’est donc pas une glorification de classe, mais un rappel
que le désir de libération brûle encore sous les cendres,
attendant de nouveaux corps, de nouvelles voix et une colère
inextinguible.
La rébellion ne meurt pas ; elle change simplement de
forme.
Merci de nous suivre et de votre intérêt.
El Tunes
ﺍﻷﻭﻝ ﻣﻦ ﻣﺎﻱ ﻟﻴﺲ ﺫﻛﺮﻯ ﻻﻧﺘﺼﺎﺭ، ﺑﻞ ﻫﻮ ﺭﻣﺰ ﻟﺠﺮﺍﺡ ﻗﺪﻳﻤﺔ ﻟﻢ ﺗﻠﺘﺌﻢ ﺑﻌﺪ.
ﻻ ﻳﻤﻜﻨﻨﺎ ﺍﻋﺘﺒﺎﺭﻩ ﻋﻴﺪًﺍ ﻟﻠﻄﺒﻘﺔ ﺍﻟﻌﺎﻣﻠﺔ ﻛﻤﺎ ﺃﺻﺒﺤﺖ ﺍﻟﻴﻮﻡ: ﺧﺎﺋﻔﺔ، ﻣﺘﺮﺩﺩﺓ، ﺃﻭ
ﺣﺘﻰ ﺧﺎﺋﻨﺔ.ﺍﻟﺘﻤﺮﺩ ﺍﻟﺤﻘﻴﻘﻲ ﻻ ﻳﻘﺘﺼﺮ ﻋﻠﻰ ﻁﺒﻘﺔ ﺃﻭ ﻣﻮﻗﻊ ﻣﻌﻴﻦ.
ﺇﻧﻪ ﻳﺘﺴﻠﻞ ﻭﻳﺘﻔﺠﺮ ﻭﻳﻈﻬﺮ ﻣﻦ ﺣﻴﺚ ﻻ ﻧﺘﻮﻗﻊ: ﻋﺎﻣﻞ ﺑﺴﻴﻂ، ﻣﺸﺮﺩ ﺑﻼ ﺃﻭﺭﺍﻕ،
ﺃﻡ ﺗﺘﺤﺪﻯ ﺍﻟﻔﻘﺮ،ﺷﺎﺏ ﻳﺤﺘﺮﻕ ﺑﺎﻟﺸﻮﻕ ﺇﻟﻰ ﻋﺪﺍﻟﺔ ﻻ ﻳﻌﺮﻑ ﺷﻜﻠﻬﺎ.
ﺍﻟﻴﻮﻡ، ﻛﺜﻴﺮﻭﻥ ﻣﻦ ﺍﻟﻌﻤﺎﻝ ﻳﺪﺍﻓﻌﻮﻥ ﻋﻦ ﺳﺎﺩﺗﻬﻢ، ﻭﻛﺜﻴﺮﻭﻥ ﻳﺨﺘﺎﺭﻭﻥ ﺍﻟﻄﺎﻋﺔ
ﺑﺪﻻ ً ﻣﻦ ﺍﻟﺜﻮﺭﺓ.
ﻫﺬﻩ ﻟﻴﺴﺖ ﻧﻬﺎﻳﺔ ﺍﻟﻄﺮﻳﻖ، ﺑﻞ ﻋﻼﻣﺔ ﻋﻠﻰ ﺃﻥ ﺍﻟﺸﺮﺍﺭﺓ ﻟﻢ ﺗﻌﺪ ﻣﻘﺘﺼﺮﺓ ﻋﻠﻰ
ﻣﻜﺎﻥ ﺃﻭ ﺍﺳﻢ ﻭﺍﺣﺪ.ﺍﻷﻭﻝ ﻣﻦ ﻣﺎﻱ، ﺇﺫًﺍ، ﻟﻴﺲ ﺗﻘﺪﻳﺴًﺎ ﻟﻄﺒﻘﺔ، ﺑﻞ ﺗﺬﻛﻴﺮ ﺑﺄﻥ
ﺍﻟﺮﻏﺒﺔ ﻓﻲ ﺍﻟﺘﺤﺮﺭ ﻣﺎ ﺗﺰﺍﻝ ﺗﺘﻨﻔﺲ ﺗﺤﺖ ﺍﻟﺮﻣﺎﺩ، ﺗﻨﺘﻈﺮ ﺃﺟﺴﺎﺩًﺍ ﺟﺪﻳﺪﺓ، ﺃﺻﻮﺍﺗًﺎ
ﺟﺪﻳﺪﺓ، ﻭﻏﻀﺒًﺎ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ ﺍﺣﺘﻮﺍﺅﻩ.
ﺍﻟﺘﻤﺮﺩ ﻻ ﻳﻤﻮﺕ، ﺑﻞ ﻳﻐﻴﺮ ﻣﻼﻣﺤﻪ ﻓﻘﻂ.
ﺷﻜﺮﺍ ً ﻟﻜﻢ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﻤﺘﺎﺑﻌﺔ ﻭﺍﻹﻫﺘﻤﺎﻡ
$
ﻋﺎﻣﻞ ﺗﻮ&%
ﺃﺣﺪﺍﺙ ﺍﻟﻨﻴﻞ ﺍﻷﺯﺭﻕ ﻭﺻﻌﻮﺩ ﺧﻄﺔ ﺍﻟﺘﻘﺴﻴﻢﻋﺒﺮ
ﺑﺎﻟﻮﻛﺎﻟﺔﺍﻟﺤﺮﺏ
ﺑﺘﻘﺴ'ﻢ اﻟﺴﻮدان ﻟﻠﻤﺮة اﻟﺜﺎﻧ'ﺔ، 9 إذا Fﺎن اﻟﻤﺨﻄﻂ ﻣﻨﺬ اﻟ?ﺪا=ﺔ ﻳ;ﺘ:
Fﻞ ﻳﻮمK L ﻓﻠﻤﺎذا =ﻌﺎد اﻟﺴWﻨﺎرUﻮ ﻧﻔﺴﻪ اﻟﺬي =ﻘﺘﻞ آﻻف اﻟﺴﻮداﻧﻴM
_ﻄUkﻘﺔ ﻋﺸﻮاﺋ'ﺔ وﻣﻤﻨﻬﺠﺔ؟ ﻣﻦ ﻟﻢ =ﻤﺖ _ﺎﻟﺤﺮب ﻗﺪ =ﻤﻮت _ﺎﻟﺠ]ع أو
اﻟﻤﺮض.
ﻃﺮق 9 K o p اﺗ'ﺠ'ﺎr اﺳsp اﻟﺴﻮدان، وﻫﻮ _ﻠﺪ =ﺤﺘﻞ ﻣﻮﻗﻌﺎvﺗﻬUkﺐ اﻟwx
واﻟﻤﺨﺪرات واﻟﺴﻼح، ﻳ?ﺪو وFﺄﻧﻪ ﺣُ|ﻢ ﻋﻠ'ﻪ _ﺎﻟﺠﺤ'ﻢ إ{ اﻷ_ﺪ. ﻓﺎﻟﺤﺮب
Uﺔ اﺳﺘﺠﻠ?ﺖ اﻟﻤﺮﺗﺰﻗﺔ ﻣﻦ ﻣﺨﺘﻠﻒ دولvاﻟﺤﺎﻟ'ﺔ ﺗﺤﻮﻟﺖ إ{ ﻃﺎﺣﻮﻧﺔ …w
اﻟﺠﻮار.
ﻗﺪ اﻧﺨﻔﻀﺖ …ﺸ|ﻞK L اﻟﻨﻈﺎﻣﻴM L ﻛﺔ اﻟﻤﻬﺎﺟUkﻦ ﻏsﻣﻦ اﻟﻤﻼﺣﻆ أن ﺣﺮ
اﻟﺼﺤﺮاء اﻟﻐkŽ'ﺔ، ورŽﻤﺎ ﺗﻜﻮن ﻫﺬە اﻟﻈﺎﻫﺮة ﻣﺮ 9 K o L ﻛﺒsﺗ?ﻄﺔ _ﺎﻟﺤﺮب
اﻷﺧﻼﻗ'ﺔ L اﻟﻔﺮﺿ'ﺎت ﻏs • أ–s r ﻇﻞ اﻟﺮأﺳﻤﺎﻟ'ﺔ، ﺗ?ﺪو ﺣ—9 K اﻟﺠﺎرUﺔ. وo
ﻣﻤﻜﻨﺔ.
اﻟﺪﻟﻨﺞ ﻟﺠﺮ 9 K oو ، K Lإﺛﻴ]Ž'ﺎ ﻟﺠﺮ اﻹﺛﻴ]ŽﻴM 9 K إن اﻓﺘﺘﺎح ﺟﺒﻬﺔ ﺟﺪ=ﺪة o
ﻏﺮب اﻟﺴﻮدان ﻻﺳﺘﻘﺪام اﻟﻤﺮﺗﺰﻗﺔ ﻣﻦ أﻓUkﻘ'ﺎ اﻟﻮﺳœ9 K oو ، K Lاﻟﺠﻨ]ŽﻴM
v
اف …wK Kواﻟﻨ'ﺠﺮ و¡ﺸﺎد وﻟﻴ 'ﺎ، ﻟŸﺲ ﺳﻮى ﻋﻤﻠ'ﺔ اﺳﺘsي ﻣ¢ﺴﺎرﻋﺔ.
أﻓUkﻘ'ﺎ أﺻ?ﺤﻮا أرﺧﺺ ﻋ¥ اﻟﺪوﻟﺔ ﻣﻦ اﻟﻤﺎﺷ'ﺔ، وﻟﻬﺬا £ﺴﺘﻤﺮ9 K o v اﻟwx
اﻟﻤﻨﻄﻘﺔ.9 K وع o vﻫﺬا اﻟﻤw
p
إن ﻣﺴﺎﺣﺔ اﻟﺴﻮدان اﻟﺸﺎﺳﻌﺔ وﺗﻀﺎر¨ﺴﻪ اﻟﻤﺘﻨﻮﻋﺔ ﺗﺠﻌﻞ ﻣﻨﻪ ﻣ'ﺪاﻧﺎ
ﻹﺷﻌﺎل اﻟﻤﻌﺎرك _ﺎﺳﺘﺨﺪام اﻟﻤﺨﻠﻔﺎت اﻟﺤkŽ'ﺔ. ﻟﻢ =ﻌﺪ ﻟﺴﻼحp ﻣﺜﺎﻟ'ﺎ
اﻟﺪوﺷ|ﺎ واﻷﺳﻠﺤﺔ اﻟﻤﺘﻮﺳﻄﺔ واﻟﻤﺪﻓﻌ9
Ko 9 r 'ﺔ اﻟ?ﺪاﺋ'ﺔ ﺳﻮق ﺣﻘ'ª
اﻟﻌﺎﻟﻢ 9 K اﻟﺤﺮوب اﻟﺤﺪﻳﺜﺔ، رﻏﻢ وﺟﻮد Fﻤ'ﺎت ﺿﺨﻤﺔ ﻣﻨﻬﺎ ﺻُﻨﻌﺖ o
«
K
وﺗﺤﺘﺎج إ{ ﺑWﺌﺔ ¡ُﺴﺘﺨﺪم ﻓﻴﻬﺎ، ﻣﻘﺎ_ﻞ اﻟﺬﻫﺐ واﻟﻤﻮاد اﻟﺨﺎم واﻟﻤﻮا¬
اﺗ'ﺠ'ﺔ وﺧﻄﻂ اﻟﻬ'ﻤﻨﺔ ﻋ¥ اﻟﺸﻌﻮب.rواﻟﻘﻮاﻋﺪ اﻻﺳs
¯
أﻓUkﻘ'ﺎ، وﻣﻦ أ–s 9 K اﻟﺬﻫﺐ o 9 ¯ ﻣﻨﺘ° ¯ ﻣﻦ أ–sK L اﻟﻤﻔﺎرﻗﺔ أن اﻟﺴﻮداﻧﻴM
ﻣﺼﺪري اﻟﻤﺎﺷ'ﺔ. وﻣﻊ ذﻟﻚ، ﻳ?ﻠﻎ ﺳﻌﺮ ¯ ﻣﺴﺘﻮردي اﻟﺴﻼح، وﻣﻦ أ–s
ﻛ'ﻠﻮ اﻟﻠﺤﻢ ﻣﺎ =ﻌﺎدل13، ﺑWﻨﻤﺎ ﻻ ﻳﺘﺠﺎوز أﺟﺮ اﻟﻌﺎﻣﻞ _ﻌﺪpدوﻻرا12
ﺳﺎﻋﺔ ﻣﻦ اﻟﻌﻤﻞ9دوﻻرات. ﻫﺬا اﻟﻮاﻗﻊ =ﺠﻌﻞ اﻷﻏﻠﺒ'ﺔ ﻓﻘLs ة، وUﺪﻓﻊ
اﻟ¸ﺜU Lsﻦ ﻧﺤﻮ اﻟﺤﺮب واﻟﻤﻌﺴﻜﺮات اﻟﻤﺴﻠﺤﺔ ﻣﻦ أﺟﻞ رواﺗﺐ _ﺎﻟ·ﺎد
اﺣﺘ'9 ﺗﻐœﺎﺟﺎﺗﻬﻢ اﻷﺳﺎﺳ'ﺔ.
9
K
أزﻣﺔ اﻟﺴﻮدان ﻫﻮ اﻟﺠﻬﻞ، واﻟﺘﻌﺼﺐ ﻟﻠﺴﻠﻄﺔ، وﻛﺮﻫﻬﺎ o 9 K ﻣﺎ ﻳﺘﺤﺪ o
إ{ وﺟﻮد ﺑﺮوŽﺎﻏﻨﺪا ﻋﻤ'ﻘﺔ ﺗﺤﺘﺎج إ{ L اﻟﻮﻗﺖ ﻧﻔﺴﻪ، وﻫﻮ ﻣﺎ £ﺸs
ﺳﻨﻮات ﻃ]Uﻠﺔ ﻣﻦ اﻟﻌﻤﻞ ﻻﺳ¢ﺌﺼﺎﻟﻬﺎ ﻣﻦ اﻟﻌﻘﻮل.
اﻟﻤﻔﺎﺗﻴﺢ 9 اﻟﻌﻤﻞ اﻟﺪاﺋﻢ، واﻟﻨﻀﺎل اﻟﻤﻨﻈﻢ، واﻟﺘﺜﻘ'ﻒ اﻟﻤﺴﺘﻤﺮ، º
اﻟﺤﻘ'ﻘ'ﺔ ﻟﺤﻞ ﻫﺬە _ﺎﻟﻌﻀﻼت.9 r _ﺎﻟﻤﻌﺮﻓﺔ، ﻻ =ﺄ¬9 r اﻷزﻣﺎت. ﻓﻤﺎ ﻻ =ﺄ¬
رﻓﻴﻖAGS
ﻣﻦ أﺟﻞ ﻣﺴﺘﻘﺒﻞ ﯾﺒﻨی ﻣﻦ ﻗﺒﻠﻨﺎ ﻧﺤﻦ ﺟﻤﯿﻌﺎ
اﻷﺳﺌﻠﺔ واﻷﺟﻮﺑﺔ ﺣﻮل اﻷﻧﺎرکﯿﺔ
ﻫﺬﺍ ﺍﻟﻜﺘﻴﺐ ﺗﻢ ﺗﺼﻤﻴﻤﻪ ﺑﻮﺍﺳﻄﺔRebel City، ﻣﺠﻤﻮﻋﺔ ﺃﻧﺎﺭکﻲ ﺓ ﻣﻦ ﺑﺮﻳﺘﺎﻧﻴﺎ
ﻟﻨﺪﻥ .
ﻧﺤﻦ ﻧﻘﻮﻡ ﺑﻨﺸﺮ ﻛﺘﻴﺒﺎﺕ ﻭ ﻣﻨﺸﻮﺭﺍﺕ ﺇﺧﺒﺎﺭﻳﻪ ﻋﻦ ﺗﻨﻈﻴﻢ ﺍﻟﻤﺠﺘﻤﻊ ﻭ ﺍﻷﻧﺎﺭکﻴﺔ ﻭ
ﻧﻘﻮﻡ ﺑﺰﻳﺎﺭﺓ ﺍﻟﻤﺪﺍﺭﺱ ﻭ ﺍﻟﻤﻌﺎﻫﺪ ﺍﻟﺘﻌﻠﻴﻤﻴﻪ ﻟﻨﺘﺤﺪﺙ ﻋﻦ ﺃﻓﻜﺎﺭﻧﺎ ﻣﻊ ﺍﻟﺸﺒﺎﺏ .
ﺃﺛﻨﺎء ﻣﻨﺎﻗﺸﺎﺗﻨﺎ ﻣﻊ ﺍﻟﻄﻼﺏ ﺗﻄﻔﻮ ﻟﻠﺴﻄﺢ
ﻛﺜﻴﺮ ﻣﻦ ﺍﻷﺳﺌﻠﺔ، ﻟﺬﻟﻚ ﺑﺎﺩﺭﻧﺎ ﺑﻌﻤﻞ ﻛﺘﻴﺐ
ﻟﻺﺟﺎﺑﺔ ﻋﻦ ﺑﻌﺾ ﻫﺬﻩ ﺍﻷﺳﺌﻠﺔ، ﺇﺟﺎﺑﺎﺕ
ﺗﻢﺍﻟﺘﺤﺼﻞ ﻋﻠﻴﻬﺎ ﻣﻦ ﻣﺨﺘﻠﻒ ﺍﻷﺷﺨﺎﺹ
ﻭ ﻧﺄﻣﻞ ﺃﻥ ﺗﻮﻓﺮ ﺭﻛﻴﺰﻩ ﻭﺍﺿﺤﺔ ﻋﻦ ﻛﻴﻒ
ﻳﻤﻜﻨﻨﺎ ﺃﻥ ﻧﺼﻨﻊ ﻣﺠﺘﻤﻊ ﺃﻓﻀﻞ ﺑﺘﻨﻈﻴﻢ
ﺍﻧﻔﺴﻨﺎ ﻭﻓﻘﺎ ﻟﻠﻤﺒﺎﺩﺉ ﺍﻷﻧﺎﺭکﻴﺔ .
ﻫﺬﺍ ﺍﻟﻜﺘﻴﺐ ﻣﺠﺰء ﺇﻟﻰ ﺛﻼﺛﺔ ﺃﻗﺴﺎﻡ. ﺍﻷﻭﻝ
" ﻣﺎ ﻫﻲ ﺍﻷﻧﺎﺭکﻴﺔ؟ " ﻫﺬﺍ ﺍﻟﺠﺰء ﻳﺸﺮﺡ
ﻓﻜﺮﺓ ﺍﻷﻧﺎﺭکﻴﺔ ﻭ ﻓﻴﻢ ﺗﺨﺘﻠﻒ ﻋﻦ ﺳﺎﺋﺮ
ﺍﻷﻧﻈﻤﺔ ﺍﻷﺧﺮﻯ .
ﺍﻟﺜﺎﻧﻲ“ﻛﻴﻒ ﻳﺒﺪﻭ ﺍﻟﻤﺠﺘﻤﻊ ﺍﻷﻧﺎﺭﻛﻲ؟”ﻫﺬﺍ ﺍﻟﺠﺰء ﻳﺮﻳﻨﺎ ﻛﻴﻔﻴﺔ ﺗﻄﺒﻴﻖ ﻣﺒﺎﺩﻱء
ﺍﻷﻧﺎﺭکﻴﺔ ﻓﻲ ﻣﺨﺘﻠﻒ ﺃﺟﺰﺍء ﺍﻟﻤﺠﺘﻤﻊ.
ﺍﻟﺜﺎﻟﺚ”ﻛﻴﻒ ﻳﻤﻜﻨﻦ ﺍﺗﺤﻘﻴﻖ ﺫﻟﻚ؟”ﻫﺬﺍ ﺍﻟﺴﺆﺍﻝ ﻣﻄﺮﻭﺡ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺠﻤﻴﻊ، ﻛﻴﻒ
ﻳﻤﻜﻨﻨﺎ ﺍﻟﺒﺪء ﺑﺘﻨﻈﻴﻢ ﺃﻧﻔﺴﻨﺎ ﺣﺘﻰ ﻧﺼﻨﻊ ﻋﺎﻟﻤﺎ ﺃﻓﻀﻞ؟
ﺗﺣﻣﻳﻝ ﺍﻟﻛﺗﺎﺏ ﺑﺻﻳﻐﺔPDF
https://cnt-ait.info/2025/01/22/for_a_future_ar
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اﻷول9 اﻟﻔﺼﻞ اﻟﺪرا½2026، اﻟﻌﺪد6
ﺗﻤﺮ ّ ﻋﻠﻴﻨﺎ ﺍﻟﺤﺮﺏ ﻓﻲ ﺍﻟﺴﻮﺩﺍﻥ ﻭﻗﺪ ﺃﻛﻤﻠﺖ ﻋﺎﻣﻬﺎ ﺍﻟﺜﺎﻟﺚ
ﺗﻤﺮ ّ ﻋﻠﻴﻨﺎ ﺍﻟﺤﺮﺏ ﻓﻲ ﺍﻟﺴﻮﺩﺍﻥ ﻭﻗﺪ ﺃﻛﻤﻠﺖ ﻋﺎﻣﻬﺎ ﺍﻟﺜﺎﻟﺚ، ﺩﻭﻥ ﺃﻥ ﺗﻠﻮﺡ ﻟﻬﺎ
ﻧﻬﺎﻳﺔ. ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺤﺮﺏ ﺍﻟﺘﻲ ﺗﻢ ّ ﺍﻟﺘﺮﺗﻴﺐ ﻟﻬﺎ ﻣﻨﺬ ﻋﺎﻡ2019، ﻛﻤﺎ ﺻﺮّﺡ ﺟﻨﺮﺍﻻﺕ
ﺍﻟﺪﻡ ﺃﻧﻔﺴﻬﻢ، ﺣﻴﺚ ﻗﺎﻟﻮﺍ ﺇﻥ ﺗﻮﻗﻴﺘﻬﺎ ﻛﺎﻥﻣﺤﺪﺩًﺍ ﺁﻧﺬﺍﻙ، ﻟﻜﻨﻬﺎ ﺗﺄﺧﺮﺕ ﺑﺴﺒﺐ
ﻋﺪﻡ ﺍﻛﺘﻤﺎﻝ ﺍﻟﺘﺮﺗﻴﺒﺎﺕ. ﻳﺎ ﻟﻔﻈﺎﻋﺔ ﺍﻷﻣﺮ.
ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺪﻭﻟﺔ ﺍﻟﺘﻲ ﺩﺃﺑﺖ ﺩﺍﺋﻤًﺎ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺘﺨﻄﻴﻂ ﻟﻠﺤﺮﻭﺏ ﺍﻟﺪﺍﺧﻠﻴﺔ، ﻭﺗﻀﻴﻴﻖ
ﺍﻟﺤﺮﻳﺎﺕ ﺑﻜﻞ ﺍﻟﺴﺒﻞ، ﻭﻣﻤﺎﺭﺳﺔ ﺍﻟﻘﺘﻞ ﺍﻟﻮﺣﺸﻲ ﺍﻟﻤﺴﺘﻤﺮ. ﻫﺬﺍ ﺍﻟﻨﻈﺎﻡ ﺍﻟﺬﻱ ﻳﻨﻔﺬ
ﺍﻻﻋﺘﻘﺎﻻﺕ ﺍﻟﻤﻤﻨﻬﺠﺔ، ﻭﺍﻟﺘﻌﺬﻳﺐ ﺍﻟﻤﻨﻈﻢ ﻋﺒﺮ ﺑﻴﻮﺕ ﺍﻷﺷﺒﺎﺡ، ﻭﺍﻟﺘﺼﻔﻴﺎﺕ
ﺍﻟﺠﺴﺪﻳﺔ—ﻗﺪ ﺃﺻﺒﺢ ﺍﻟﻴﻮﻡ ﻣﻜﺸﻮﻓًﺎ ﺑﺎﻟﻜﺎﻣﻞ ﺃﻣﺎﻡ ﺍﻟﺠﻤﺎﻫﻴﺮ ﺍﻟﺜﻮﺭﻳﺔ.
ﺇﻥ ﻗﻮﺍﺕ ﺍﻟﺪﻋﻢ ﺍﻟﺴﺮﻳﻊ ﻟﻴﺴﺖ ﻗﻮﺓ ﻣﻨﻔﺼﻠﺔ ﻋﻦ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﻨﻈﺎﻡ، ﺑﻞ ﻫﻲ ﻭﻟﻴﺪﺓ ﻟﻪ،
ﻭﺍﻣﺘﺪﺍﺩ ﻟﻮﺣﺸﻴﺘﻪ ﻭﻓﻈﺎﻋﺘﻪ. ﻓﻜﻞ ﺍﻟﺠﺮﺍﺋﻢ ﺍﻟﺘﻲ ﺍﺭﺗُﻜﺒﺖ، ﻣﻦ ﺗﻄﻬﻴﺮ ﻋﺮﻗﻲ
ﻭﺇﺑﺎﺩﺓ ﺟﻤﺎﻋﻴﺔ، ﻣﺎ ﻫﻲ ﺇﻻ ﻧﺘﻴﺠﺔ ﻣﺒﺎﺷﺮﺓ ﻟﻠﺴﻴﺎﺳﺎﺕ ﺍﻟﺘﻲ ﻣﻮﺭﺳﺖ ﺗﺤﺖ ﺣﻤﺎﻳﺔ
ﻫﺬﺍ ﺍﻟﻨﻈﺎﻡ.
ﺍﻟﻴﻮﻡ، ﻭﺑﻌﺪ ﺃﻥ ﺩُﻣّﺮﺕ ﺍﻟﺨﺮﻁﻮﻡ، ﻭﻭﺩ ﻣﺪﻧﻲ، ﻭﺍﻟﻔﺎﺷﺮ، ﻭﺍﻟﺠﻨﻴﻨﺔ، ﻭﺯﺍﻟﻨﺠﻲ،
ﻭﺍﻟﻨﻬﻮﺩ، ﻭﺍﻟﺪﻧﺪﺭ، ﻭﺃﻡ ﺩﺭﻣﺎﻥ، ﻭﻣﻊ ﺍﺳﺘﻤﺮﺍﺭ ﺣﺼﺎﺭ ﺍﻟﺪﻟﻨﺞ، ﻭﺍﻷﺑﻴﺾ،
ﻭﻛﺎﺩﻭﻗﻠﻲ، ﻭﻏﻴﺮﻫﺎ ﻣﻦ ﺍﻟﻤﻨﺎﻁﻖ—ﻧﺰﺡ ﻣﻼﻳﻴﻦ ﺍﻟﺴﻮﺩﺍﻧﻴﻴﻦ، ﻭﺍﻧﻬﺎﺭﺕ
ﺍﻟﺨﺪﻣﺎﺕ ﺍﻟﺼﺤﻴﺔ ﻭﺍﻟﺘﻌﻠﻴﻤﻴﺔ ﺑﺸﻜﻞ ﻛﺎﻣ.ﻞ
ﺛﻼﺙ ﺳﻨﻮﺍﺕ ﻛﺎﻧﺖ ﻛﺎﻓﻴﺔ ﻟﺘﻔﻜﻴﻚ ﺍﻟﻨﺴﻴﺞ ﺍﻻﺟﺘﻤﺎﻋﻲ، ﻭﺗﺼﺎﻋﺪ ﺧﻄﺎﺏ
ٍ ﺍﻟﻌﻨﺼﺮﻳﺔ، ﻭﺗﺄﺟﻴﺞ ﺍﻟﻨﻌﺮﺍﺕ ﺍﻟﻘﺒﻠﻴﺔ ﺑﺼﻮﺭﺓ ﺧﻄﻴﺮﺓ. ﺛﻼﺙ ﺳﻨﻮﺍﺕ ﺻُﺪﻡ ﻓﻴﻬﺎ
ﺍﻟﺸﻌﺐ ﺑﺒﺸﺎﻋﺔ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﻨﻈﺎﻡ ﻭﻧﺘﺎﺋﺞ ﺳﻴﺎﺳﺎﺗﻪ، ﺣﺘﻰ ﻟﻢ ﻳﻌﺪ ﻫﻨﺎﻙ ﺷﺨﺺ ﻭﺍﻉ
ﻳﻤﻜﻦ ﺃﻥ ﻳﺠﻬﻞ ﺣﻘﻴﻘﺔ ﺃﻥ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﻨﻈﺎﻡ ﻣﻦ ﺃﺳﻮﺃ ﺍﻷﻧﻈﻤﺔ ﺍﻟﺘﻲ ﻋﺮﻓﻬﺎ ﺍﻟ.ﻌﺎﻟﻢ
ﻭﻓﻲ ﻅﻞ ﻣﺮﻭﺭ ﺛﻤﺎﻧﻲ ﺳﻨﻮﺍﺕ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺜﻮﺭﺓ ﺍﻟﺘﻲ ﻁﺎﻟﺒﺖ ﺑﺘﺤﻘﻴﻖ ﺗﻄﻠﻌﺎﺕ
ﺍﻟﺠﻤﺎﻫﻴﺮ، ﻻ ﻳﺰﺍﻝ ﺍﻟﺜﻮﺍﺭ ﻭﺍﻟﺮﻓﺎﻕ ﻣﺘﻤﺴﻜﻴﻦ ﺑﻤﺸﺮﻭﻋﻬﻢ ﺍﻟﺜﻮﺭﻱ ﻹﻗﺘﻼﻉ
ﺍﻷﻧﻈﻤﺔ ﺍﻟﺴﻠﻄﻮﻳﺔ ﻣﻦ ﺟﺬﻭﺭﻫﺎ.
ﺇﻧﻨﺎ، ﻭﻗﺪ ﻓﻘﺪﻧﺎ ﺭﻓﺎﻗًﺎ ﻭﺛﻮﺍﺭًﺍ ﻭﺃﺻﺪﻗﺎء ً ﻭﺇﺧﻮﺓ ً ﻭﺃﺑﻨﺎء ً ﻓﻲ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﻤﺴﻴﺮﺓ ﺍﻟﺼﻌﺒﺔ
ﻭﺍﻟﻤﻌﻘﺪﺓ، ﻧﺆﻛﺪ ﺃﻧﻨﺎﺳﻨﻤﻀﻲ ﻓﻲ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﻄﺮﻳﻖ ﺣﺘﻰ ﻧﺼﻞ ﺇﻟﻰ ﻣﺒﺘﻐﺎﻧﺎ، ﻭﻧﺤﻘﻖ
ﺃﻫﺪﺍﻓﻨﺎ ﺍﻟﺴﺎﻣﻴﺔ ﻓﻲ ﺍﻟﺤﺮﻳﺔ.
ﻋﺎﺷﺖ اﻟﺜﻮرة
ﺗﺴﻘﻂ اﻟﺴﻠﻄﺔ
اﻟﻤﺠﻤﻮﻋﺔ اﻷﻧﺎرﻛﻴﺔ ﻓﻲ اﻟﺴﻮدان
ﻣﺎ ﺗﺬﺍﻝ ﺍﻟﺤﺮﺏ ﻓﻲ ﺍﻟﺴﻮﺩﺍﻥ ﻣﺴﺘﻤﺮﺓ ﻭﺍﻟﻮﺍﺿﺢ ﺃﻳﻀﺎ ﺑﺼﻮﺭﺓ ﻛﺒﻴﺮﺓ
ﺍﻧﻬﺎ ﺣﺮﺏ ﺍﻣﺒﺮﻳﺎﻟﻴﺔ ﻣﺪﻋﻮﻣﺔ ﺩﻭﻟﻴﺎ ﺣﻴﺖ ﺗﻌﺘﺒﺮ ﺗﺸﺎﺩ ﻭﻟﻴﺒﻴﺎ ﻣﻮﻗﻌﺎ
ﻟﺘﺤﺸﻴﺪﻭﺗﺠﻨﻴﺪ ﻗﻮﺍﺕ ﺍﻟﺠﻨﺠﻮﻳﺪ ﺑﺼﻮﺭﺓ ﻛﺒﻴﺮﺓ ﺗﺪﺧﻞ ﺃﺛﻴﻮﺑﻴﺎ ﻋﻠﻲ ﺍﻟﺨﻂ
ﻟﺘﻬﺎﺟﻢ ﺍﻟﻨﻴﻞ ﺍﻷﺯﺭﻕ ﻭﻫﻲ ﻣﻨﺎﻁﻖ ﺟﺪﻳﺪﺓ ﻋﻠﻲ ﺍﻟﺤﺮﺏ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺤﺮﺏ ﺍﻟﺘﻲ
ﻣﺴﺖ ﻛﻞ ﺃﻁﺮﺍﻑ ﺍﻟﺴﻮﺩﺍﻥ ﻛﻞ ﻳﻮﻡ ﺗﺸﺮﺩ ﺍﻻﻟﻒ ﻣﻦ ﺍﻟﺴﻮﺩﺍﻧﻴﻴﻦ ﻗﻠﻴﻠﻲ
ﺍﻟﺤﻴﻠﺔ ﻣﺒﺮﻭﻛﻴﻦ ﺃﻣﺎﻡ ﺍﻟﻤﻮﺕ ﺣﺚ ﻻ ﺧﺪﻣﺎﺕ ﻭﻻ ﻁﻌﺎﻡ ﻭﻻ ﻋﻼﺝ ﻭﻻ
ﺭﺣﻤﺔ ﺃﻧﻨﺎ ﻭﺣﻴﺚ ﻧﺸﺎﻫﺪﻛﻞ ﻳﻮﻡ ﺍﻧﺘﻬﺎﻛﺎﺕ ﺟﺪﻳﺪﺓ ﻭﻛﺒﻴﺮﺓ ﻓﻲ ﺩﺍﺭﻓﻮﺭ
ﻭﻛﺮﺩﻓﺎﻥ ﻭﺍﻟﻴﻮﻡ ﻓﻲ ﺍﻟﻨﻴﻞ ﺍﻷﺯﺭﻕ ﻣﺎ ﻳﻨﺰﺭ ﺑﻌﺪﻡ ﺍﻧﺘﻬﺎء ﺍﻟﺼﺮﺍﻉ ﻗﺮﻳﺒﺎ
ﻓﻲ ﺍﻟﺴﻮﺩﺍﻥ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺤﺮﺏ ﺍﻟﺘﻲ ﻻ ﻣﻌﻨﻰ ﻟﻬﺎ ﻫﻲ ﺣﺮﺏ ﻟﺘﺪﻣﻴﺮ ﺍﻟﺸﻌﺐ
ﻭﻗﺘﻠﻪ ﻭﺳﺤﻠﻪ ﻭﺗﺪﻣﻴﺮ ﻣﻘﺪﺭﺍﺗﻪ ﻑ ﺍﻟﺤﺮﺏ ﺍﻟﻴﻮﻡ ﻟﻴﺴﺖ ﺣﺮﺏ ﺳﻴﺎﺳﻴﺔ
ﻋﺴﻜﺮﻳﺔ ﻓﻬﻲ ﺣﺮﺏ ﺍﻗﺘﺼﺎﺩﻳﺔ ﻁﺎﺣﻨﺔ ﺣﻴﺖ ﻳﻤﺜﻞﺗﻮﻓﻴﺮ ﺍﺑﺴﻂ
ﺍﻻﺣﺘﻴﺎﺟﺎﺕ ﻣﻌﺮﻛﺔ ﺣﻘﻴﻘﺔ ﺣﺘﻰ ﻟﻠﻤﺘﻮﺍﺟﺪﻳﻦ ﻓﻲ ﻣﻨﺎﻁﻖ ﺑﻌﻴﺪﺓ ﻣﻦ
ﺍﻟﺼﺮﺍﻉ ﺍﺳﺘﻬﺪﺍﻑ ﻣﺤﻄﺎﻁ ﺍﻟﻜﻬﺮﺑﺎء ﺍﺩﻱ ﺍﻟﻲ ﻓﺸﻞ ﻣﻮﺍﺳﻢ ﺯﺭﺍﻋﻴﺔ
ﻣﺘﺘﺎﺑﻌﺔ ﻣﻤﺎ ﺩﻣﺮ ﻣﺨﺰﻭﻥ ﺍﻟﻤﺰﺍﺭﻋﻴﻦ ﻣﻦ ﺍﻟﺤﺒﻮﺏ ﻭﺍﻟﻤﺤﺎﺻﻴﻞ
ﺍﻻﺳﺘﺮﺍﺗﻴﺠﻴﺔ ﻭﺻﻐﺎﺭ ﺍﻟﻤﺰﺍﺭﻋﻴﻦ ﺍﺩﻱ ﺇﻟﻰ ﺗﺪﻣﻴﺮ ﻣﺸﺎﺭﻳﻌﻬﻢ ﺍﻥ ﺣﺮﻭﺏ
ﺍﻟﺪﻭﻟﺔ ﺍﻟﺘﻲ ﺗﺼﻨﻌﻬﺎ ﺑﻴﺪﻫﺎ ﻳﻜﻮﻥ ﺍﻟﺨﺎﺳﺮ ﺍﻻﻭﻝ ﻭﺍﻻﺧﻴﺮ ﻓﻴﻬﺎ ﺍﻟﺸﻌﻮﺏ
ﻭﻟﻜﻦ ﺣﺮﺏ ﺍﻟﺠﻨﺠﻮﻳﺪ ﺍﻟﻴﻮﻡ ﻋﻠﻲ ﺍﻟﺴﻮﺩﺍﻥ ﻛﻤﺎ ﻫﻮ ﻭﺍﺿﺢ ﻫﻲ ﺣﺮﺏ
ﻟﺘﻔﻜﻴﻚ ﺍﻟﻤﺠﺘﻤﻌﺎﺕ ﺍﻷﺻﻠﻴﺔ ﻭﺗﺸﺮﻳﺪﻫﺎ ﺑﺼﻮﺭﺓ ﻛﺎﻣﻠﺔ
ﻣﻊ ﺍﻧﺘﺸﺎﺭ ﺣﻤﻰ ﺍﻟﻀﻨﻚ ﻭﺍﻷﻣﺮﺍﺽ ﺍﻟﻔﺘﺎﻛﺔ ﻓﻲ
ﻓﻲ ﺍﻷﻧﺎﺭﻛﻴﺔ ﺍﻟﺠﻤﺎﻋﺔ ﺗُﻄﻠﻖ ﺍﻟﺴﻮﺩﺍﻥ،
ﺍﻟﺴﻮﺩﺍﻥ ﻧﺪﺍء ً ﻟﻠﺘﻀﺎﻣﻦ.
ﻣﻊ ﺍﻧﺘﺸﺎﺭ ﺣﻤﻰ ﺍﻟﻀﻨﻚ ﻭﺍﻷﻣﺮﺍﺽ ﺍﻟﻔﺘﺎﻛﺔ ﻓﻲ ﺍﻟﺴﻮﺩﺍﻥ، ﺃﺻﺒﺢ
ﺍﻟﺤﺼﻮﻝ ﻋﻠﻰ ﺍﻷﺩﻭﻳﺔ ﻓﻲ ﻏﺎﻳﺔ ﺍﻟﺼﻌﻮﺑﺔ ﻧﺘﻴﺠﺔ ﺍﻧﻬﻴﺎﺭ ﺍﻟﻨﻈﺎﻡ ﺍﻟﺼﺤﻲ.
ﻭﻗﺪ ﻋﺮّﺽ ﺍﻟﻨﻘﺺ ﺍﻟﺤﺎﺩ ﻓﻲ ﺍﻟﻜﻮﺍﺩﺭ ﺍﻟﻄﺒﻴﺔ ﻭﺗﺪﻣﻴﺮ70ﻣﻦ %
ﺍﻟﻤﺴﺘﺸﻔﻴﺎﺕ ﻣﻼﻳﻴﻦ ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ ﻭﺍﻟﻨﺴﺎء ﻭﺍﻟﻔﺌﺎﺕ ﺍﻟﻀﻌﻴﻔﺔ ﻟﺨﻄﺮ ﺍﻟﻤﻮﺕ
ﺑﺄﻋﺪﺍﺩ ﺗﻔﻮﻕ ﺑﻜﺜﻴﺮ ﺗﻠﻚ ﺍﻟﺘﻲﺗﺴﺒﺒﺖ ﺑﻬﺎ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺤﺮﺏ ﺍﻟﻜﺎﺭﺛﻴﺔ ﺑﺸﻜﻞ
.ﻣﺒﺎﺷﺮ
ﺗﺪﻋﻮﻛﻢ ﺍﻟﺠﻤﺎﻋﺔ ﺍﻷﻧﺎﺭﻛﻴﺔ ﻓﻲ ﺍﻟﺴﻮﺩﺍﻥ ﻟﺪﻋﻢ ﺣﻤﻠﺔ ﺗﺒﺮﻋﺎﺕ ﻟﺘﻮﻓﻴﺮ
ﺃﺩﻭﻳﺔ ﻣﻨﻘﺬﺓ ﻟﻠﺤﻴﺎﺓ، ﻣﺜﻞ ﺍﻟﺒﺎﺭﺍﺳﻴﺘﺎﻣﻮﻝ ﻭﺍﻟﻤﻀﺎﺩﺍﺕ ﺍﻟﺤﻴﻮﻳﺔ ﻭﺍﻟﻔﻼﺟﻴﻞ
ﻭﺍﻟﻤﺤﺎﻟﻴﻞ ﺍﻟﻮﺭﻳﺪﻳﺔ.
ﺑﻴﻨﻤﺎ ﻧﻨﺎﺿﻞ ﻹﻧﻬﺎء ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺤﺮﺏ، ﻧﺴﻌﻰ ﺟﺎﻫﺪﻳﻦ ﺃﻳﻀًﺎ ﻟﻠﺘﺨﻔﻴﻒ ﻣﻦ
ﺁﺛﺎﺭﻫﺎ ﻋﻠﻴﻨﺎ ﻭﻋﻠﻰ ﺷﻌﺒﻨﺎ.
ﺍﺩﻋﻤﻮﺍ ﺭﻓﺎﻗﻜﻢ ﻓﻲ ﺍﻟﺴﻮﺩﺍﻥ.
ﺍﻟﺠﻤﺎﻋﺔ ﺍﻷﻧﺎﺭﻛﻴﺔ ﻓﻲ ﺍﻟﺴﻮﺩﺍﻥ
Ce bulletin est publié conjointement par le Groupe anarchist
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Brochure Marguerite Aspes

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Breve copain en belgique

Manifestation commémorative « Justice pour Imad », abattu par des
policiers pour refus d’obtempérer.

Seneffe, Belgique. Dimanche 22 mars, un après-midi ensoleillé, 150 à
200 personnes ont arpenté les rues de la petite ville belge , aux cris
de : « la police tue, la justice est complice », « violences
policières: résistances populaires », « pas de de justice, pas de
paix », « quand la justice se tait, le peuple crie », « flics,
racistes, assassins! »

Piqûre de rappel. Il y a trois ans, en mars, à la cité des Trieux,
Imad Haddaji, la quarantaine et père de deux enfants est tué par des
tirs policiers, l’atteignant au « cœur, à la tête et au bras »,
rappelle son avocate, Me Selma Benkhelifa.

Les manifestant.e.s soulignaient que l’on ne devrait mourir pour un «
refus d’obtempérer », pour une simple infraction routière,
dénonçaient le fait que les policiers impliqués dans la mort
d’Imad ne sont absolument pas inquiétés, ils sont toujours en
fonction et que le procureur en charge du dossier a requis un
non-lieu…

Lors d’une prise de parole, l’avocate de la famille dénonce
également qu’elle n’a pas eu accès à une partie des
enregistrements des communications radio de la police . Tout est fait
pour protéger les policiers.

La lutte du quartier continue!

À Discuter

Pour le 8 mars- Journée internationale des femmes 2026

D'autres pays de l'UE disposent déjà de lois plus progressistes pour protéger les femmes. En Espagne, par exemple, l'égalité salariale entre les femmes et les hommes est inscrite dans la loi, tout comme la représentation proportionnelle à tous les niveaux politiques. Le consentement sexuel ( " Un oui, c'est un oui ! " ) y est également obligatoire, tandis qu'en Allemagne, la norme patriarcale du consentement tacite reste largement acceptée.

Critiquer cette " normalité " comme injuste revient toutefois à remettre en question le système de domination masculine. Une éducation éclairée devrait transmettre les idéaux de liberté, d'égalité et de solidarité. Cela permettrait aux individus de prendre leurs responsabilités dès leur plus jeune âge et d'agir de manière autonome dans leur vie sexuelle et reproductive.

Les attaques actuelles de la droite visent cependant à démanteler les droits des femmes, tels que la protection contre la violence, le droit d'asile, le droit à l'avortement et le droit au travail (y compris le travail à temps partiel). L'affaire Jeffrey Epstein, en particulier, illustre le pouvoir des réseaux masculins violents qui s'entraident pour exploiter et opprimer les individus au-delà des frontières nationales, y compris dans les sphères politiques et économiques. Les violences sexuelles au sein des institutions étatiques telles la police, l'armée et le système judiciaire démontrent clairement que " participation égale " est impossible dans ce système patriarcal.

Les féministes bourgeoises, dans leur quête de pouvoir économique et politique, font partie intégrante de ce système de domination. Il n'est donc pas surprenant qu'Alice Schwarzer, militante féministe reconnue, non seulement plaide pour le service militaire des femmes, mais considère même qu'un chancelier de l'AFD " encourageait " cette pratique. Ces femmes ne sont pas des alliées, car elles appellent même à l'exclusion des personnes trans et inter et refusent de manifester lors de la Journée internationale de la visibilité trans (31 mars) ou de la Journée internationale des personnes non binaires (14 juillet).

Luttons ensemble pour les droits humains indivisibles et contre le pouvoir patriarcal !

Réseau anarcho-syndicaliste- ASN-IAA Cologne

Source : ASN Cologne, Allemagne
À Discuter

Travailleur de l'armement en italie

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Interview déserteur russe

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Conflit du travail au Diakonie

Depuis six mois, le FSW (Fonds social viennois) réduit drastiquement les financements des services sociaux. Des dizaines de milliers de vies sont désormais menacées. Les travailleurs sociaux sont particulièrement touchés. Une fois de plus, des services entiers sont contraints de fermer. Apparemment, toute l'aide à l'Ukraine à Vienne est totalement suspendue. La Diakonie (organisation protestante d'aide sociale) applique scrupuleusement le programme d'austérité des sociaux-démocrates et procède actuellement à de nombreux licenciements.

Rien de bien original dans le système capitaliste. Le problème, c'est que la Diakonie (une organisation protestante d'aide sociale) ne respecte même pas les normes minimales du droit du travail bourgeois. Une compagnonne de la WAS (une autre organisation protestante d'aide sociale), qui occupait un poste à temps plein au sein du programme d'aide à l'Ukraine depuis plusieurs années, a appris à l'automne qu'elle ne serait pas mutée dans le petit département nouvellement créé, mais licenciée. Le motif invoqué ? La Diakonie désapprouvait son soutien public à une collègue. En réalité, la Diakonie souhaitait la licencier, mais elle avait besoin de son travail pendant encore quelques mois, jusqu'à la liquidation définitive du programme d'aide à l'Ukraine.

Par la suite, l'avis de résiliation n'a pas été émis pendant près de deux mois. Plusieurs agissements illégaux ont été commis par la Diakonie (une organisation d'aide sociale) lorsque, mi-janvier, un avis de résiliation a finalement été remis, la date étant fixée à quelques jours auparavant.

WAS a immédiatement aidé notre collègue à déposer un recours contre son licenciement auprès du Tribunal du travail de Vienne, invoquant le " non-respect de la procédure préliminaire " et le " licenciement pour des motifs répréhensibles ". Il fallait agir vite, car le délai pour intenter ce type d'action est de seulement deux semaines. Si la Diakonie (association d'aide sociale) a reconnu son erreur et, une semaine plus tard, a émis un avis de licenciement conditionnel, permettant ainsi une nouvelle procédure préliminaire et respectant les délais, les motifs répréhensibles demeurent. Il ne reste plus qu'à espérer que ces motifs disparaîtront comme par magie- avec l'aide de Dieu... ?

Nous avons donc également porté plainte concernant le second licenciement. En tant que petit syndicat de base, nous sommes constamment consternés par l'amateurisme des grandes organisations. D'après leurs propres chiffres les plus récents, le Service Diakonie pour les réfugiés emploie 1222 personnes à Vienne ; il dispose d'un service des ressources humaines rémunéré dont la seule mission, dans ce cas précis, serait de procéder aux embauches et aux licenciements conformément à la loi. Mais non....

La Diakonie (organisation allemande de protection sociale) devra elle aussi comprendre que les travailleurs- et notamment les travailleurs syndiqués- ne peuvent être traités comme des objets. Nous n'accepterons pas sans protester cette mascarade indigne, dégradante, et extrêmement contraignante : nous voulons vous licencier- nous vous donnons " seulement " un préavis- puis finalement, nous ne vous donnons pas de préavis- puis, deux mois plus tard, nous vous en donnons un sans procédure régulière- puis, une nouvelle fois, nous vous donnons un préavis, toujours illégalement. Même l'emploi du tutoiement au sein de la haute direction ne nous dissuadera pas de faire respecter les droits fondamentaux.

La branche viennoise de Volkshilfe (Aide populaire), et Jugend am Werk (Jeunesse au travail), a également constaté qu'un syndicat anarchiste de base pouvait se révéler très efficace et générer un fort engouement médiatique. Finalement, tous ont évalué les dommages potentiels pour leur atout le plus précieux : leur image. " Diakonie est une organisation caritative engagée pour la justice sociale ", peut-on lire en introduction de la page web de l'organisme de bienfaisance de l'église évangélique d'Autriche. Nous pouvons en rester là, car nous leur avons adressé une lettre officielle du WAS (Groupe de travail des organisations de bienfaisance) les informant de leurs violations du droit du travail et les abordant dans cet article- et nous pouvons ensuite nous concentrer sur des sujets plus importants. Si la situation reste inchangée, nous lancerons une vaste campagne syndicale et engagerons une action en justice devant le tribunal du travail pour dénoncer le traitement réservé aux travailleurs par Diakonie.

Publié sur wiensydikat.wordpress.com le 20 février 2026. La reproduction avec citation de la source est autorisée.

Source : WAS Autriche
À Discuter

Le travail tue, les mutuelles vous achèvent.

Soit la classe ouvrière démantèle le système des assurances maladie professionnelles gérées par les employeurs, soit nous sommes condamnés à souffrir de maladies professionnelles chroniques... Ces dernières années, ces entreprises ont acquis une influence croissante sur les décisions concernant la santé des travailleurs, même en dehors du travail, et plus elles contrôlent la santé, plus les problèmes de santé se multiplient... La fameuse " hausse de l'absentéisme " coïncide avec le renforcement du pouvoir de ces entreprises, et leur gestion de la santé au travail et des coûts associés est désastreuse...


Avec le soutien du système politique en place depuis trente ans et l'inaction des syndicats d'état, les employeurs ont progressivement renforcé le pouvoir de leurs mutuelles en matière de contrôle et de suivi de la santé des travailleurs, dans le but d'accroître la productivité à coût constant. Aujourd'hui, ils déplorent la " hausse de l'absentéisme " et l'attribuent à un certain laxisme dans les critères d'invalidité temporaire, notamment en ce qui concerne les arrêts maladie pour affections courantes. Il convient toutefois de préciser que cet absentéisme ne se limite pas à l'invalidité temporaire ; il est déterminé par de multiples facteurs, dont une grande partie relève de la responsabilité des employeurs : environnement de travail, horaires, adaptation du poste, précarité de l'emploi, absence de rotation des postes, exposition physique à des travaux pénibles, etc.


Si l'on ajoute à cela l'influence exercée par les mutuelles sur la prise de décision et la gestion, avec des critères de rétablissement prématuré ou le refus pur et simple d'assumer la responsabilité professionnelle en cas de maladie ou d'accidents du travail, il en résulte des retards de prise en charge, des rechutes ou un allongement des délais de convalescence, et donc des arrêts maladie plus longs. Par conséquent, le système de mutuelle un échec, même pour les entreprises elles-mêmes, sans parler des souffrances et de la santé des travailleurs, condamnés à une morbidité chronique, source de stress accru dû à la précarité de l'emploi. De nombreux collègues se rendent ainsi au travail avec des troubles professionnels constants, des problèmes physiques qui s'ajoutent aux troubles psychologiques liés aux mauvaises conditions de travail habituelles.


Les employeurs parlent beaucoup de modernisation dans tous les aspects de la production, pourtant notre système de santé au travail, obsolète et privatisé, est incapable de faire face à la réalité du travail actuelle. Cette réalité nous affecte physiquement, mais surtout mentalement, et la consommation d'antidépresseurs pour gérer la pression est devenue malheureusement fréquente. Ce système entrave la reconnaissance des maladies professionnelles, comme en témoigne la comparaison avec la France, où la santé au travail est gérée par la Sécurité sociale et où 322 travailleurs sur 100 000 sont reconnus comme souffrant de maladies professionnelles, contre environ 92 ici. Ce système, de manière quasi systématique, transfère d'innombrables accidents du travail aux services de santé publique, les surchargeant. Bien que présenté comme financé par les employeurs, ce système repose en réalité sur le temps et les efforts des travailleurs, comme toute richesse d'entreprise. Ce système a permis aux entreprises de santé privées de se renforcer financièrement au point de concurrencer directement un système public de plus en plus affaibli politiquement.


De la part de la section Santé publique de la CNT-AIT d'Albacete, nous exhortons la classe ouvrière à ne plus transiger avec un système qui nous condamne à une souffrance chronique pour avoir tenté de gagner notre pain... Et aux syndicats d'état, nous exigeons, PAS EN MON NOM, de ne pas négocier sur quelque chose qui doit être renversé.


Boycott et sabotage des compagnies d'assurance mutuelles collaborant avec la sécurité sociale en vue de la grève générale contre ce système destructeur pour les travailleurs


À Discuter

Un bref aperçu des expériences politico-historiques de l'anarcho-syndicalis

Chercheur : Hasse-Nima Golkar

Le mouvement anarchiste est intrinsèquement antifasciste, et par conséquent, tous les anarchistes sont nécessairement antifascistes. Mais le mouvement antifasciste et tous les antifascistes ne sont pas nécessairement anarchistes. Afin d'éviter toute simplification, cette importante lacune dans le concept et l'analyse historico-théorique a été examinée avec soin, dans la mesure nécessaire , du point de vue anarcho-syndicaliste.

1- Définition des concepts de base

a) Qu'est-ce que l'anarchisme ?

L'anarchisme est un ensemble de théories et de mouvements socio-politiques qui mettent l'accent sur les principes suivants :

- Rejet de toute hiérarchie, y compris des systèmes de gouvernement oppressifs et autoritaires, de la religion, du patriarcat, du capitalisme, du racisme, etc.

- Défense inconditionnelle de l'auto-organisation et de l'autogestion, de l'entraide, de la solidarité, de la liberté individuelle et collective et de l'égalité sociale.

- L'opposition de Bunyadin au nationalisme, au militarisme et à toute forme de concentration du pouvoir.

Dans l'anarchisme, l'état n'est pas perçue comme un instrument servile mais comme une institution organisée du pouvoir.

b) Qu'est-ce que le fascisme ?

Le fascisme est une idéologie autoritaire moderne et la concentration ultime du pouvoir politique, économique et culturel, dont les caractéristiques centrales sont :

- Gouvernement centralisé, totalitaire et charismatique.

- Le nationalisme extrême et le mythe de " l'unique nation ".

- Répression organisée des opposants.

- Hiérarchie, obéissance, militarisme

- La négation de l'individualité au profit de " l'ensemble organique de la nation ".

2- Pourquoi l'anarchisme est-il intrinsèquement antifasciste ?

L'opposition au fascisme n'est pas une position purement tactique ou morale, mais plutôt une conséquence logique des fondements théoriques de l'anarchisme.

A- Contradictions fondamentales au niveau politico- philosophique :

- L'anarchisme est la négation de l'autorité ; le fascisme est la sanctification de l'autorité.

- L'anarchisme repose sur des relations horizontales ; le fascisme, sur des hiérarchies verticales absolues.

- Dans l'anarchisme, l'individu libre vit dans une société libre ; dans le fascisme, l'individu est fondu et dissous dans la nation, la patrie, le drapeau et le chef.

- L'anarchisme s'oppose à toute forme de gouvernement, quelle qu'elle soit ; le fascisme est le culte de l'état.

- L'anarchisme prône la solidarité internationale ; le fascisme, le nationalisme extrême.

Par conséquent, l'anarchisme sans être antifasciste serait contradictoire en soi, mais être antifasciste n'implique pas nécessairement une telle contradiction, car cela peu être un défenseur et un propagandiste de certains petits états quasi-socialistes.

B- Expérience historique

Les anarchistes furent parmi les premières victimes du fascisme :

Italie ; la répression des anarchistes par Mussolini.

L'Allemagne nazie ; la destruction complète des mouvements anarchistes.

Espagne ; Guerre civile et résistance anarchiste contre Franco.

Chili, Argentine, Grèce : répression violente des anarchistes par des régimes autoritaires.

Par conséquent, l'antifascisme n'est pas seulement théorique pour l'anarchisme, mais une expérience vécue.

3- Tous les " anarchistes " sont-ils antifascistes ?

A- Lorsqu'on examine des exceptions apparentes, on évoque parfois des courants comme " l'anarchisme national ". Par exemple, un parti appelé " Iran-anarchisme " est actif sous la direction d'un poète iranien, lumpenprolétariat, opportuniste, surfeur, charlatan et escroc politique vivant en Angleterre, nommé Ali Abdolrezaei , surnommé " Muta ". Cependant, ces tendances manifestement contradictoires ne sont pas considérées comme relevant de l'anarchisme défini et accepté. Car, selon les principes fondamentaux de l'anarchisme, ni le nationalisme, ni le sectarisme, ni la misogynie, ni le sexisme ne peuvent être acceptables ni exister sous quelques forme que ce soit.

B- Le maintien de concepts tels que " identité ethnique fixe ", " frontières culturelle " ou " société homogène " contredit le déni du pouvoir. Nombre d'entre eux ne sont que des renommages au fascisme ou à l'extrême droite.

Par conséquent, dans la tradition originelle et authentique, l'anarchisme et le fascisme sont totalement incompatibles.

4- Pourquoi tous les antifascistes ne sont-ils pas anarchistes ?

A- L'antifascisme ( Antifa ) peut constituer un large front regroupant différents courants sans racine intellectuelle unique ( à l'opposé de l'anarchisme et de ses divers courants de pensée ). Ce qui peut tactiquement unir anarchistes, marxistes, léninistes, sociaux-démocrates de gauche, etc., au sein d'une coalition, c'est uniquement leur opposition au fascisme, et non un accord sur la société post-fasciste souhaitée.

B- Critique de l'antifascisme non anarchiste

D'un point de vue anarchiste, certaines formes d'antifascisme sont contradictoires :

- Défendre l'état " démocratique ", fort ou faible ( petit ), pour faire face au fascisme.

- Justification de la police, de l'armée et du système pénitentiaire comme outils antifascistes.

- Sacrifier la liberté au nom de la sécurité.

Tandis que les anarchistes affirment : le fascisme ne peut être vaincu par des institutions qui cultivent elles-mêmes les germes du fascisme et de l'autoritarisme en leur sein et au sein de la société.

5- La différence entre l'antifascisme anarchiste et ses autres formes

A) Antifascisme anarchiste :

- Contre tout type de gouvernement et de structure non horizontale.

- Accent mis sur l'action directe, l'auto-organisation et l'autogestion, la solidarité et l'entraide, ainsi que la défense sociale.

- Lutte simultanée contre toutes les formes de capitalisme, de racisme et d'autoritarisme.

B) Antifascisme autoritaire :

- L'autoritarisme est mauvais, mais certains types de gouvernements sont défendables.

- Se concentrer sur la répression venue d'en haut, ce qui comporte le risque de reproduire l'autorité sous une autre forme.

6- Le point de vue de certains penseurs anarchistes classiques

A) Mikhaïl Bakounine : La racine de l'autorité se trouve dans l'état et c'est là que germe le fascisme.

Bakounine fut peut-être le premier penseur à expliquer la logique interne de l'autoritarisme moderne, avant même l'émergence historique du fascisme. Sa critique de l'état n'est pas seulement fonctionnelle, mais aussi anthropologique et structurelle.

- Le gouvernement en tant qu'institution du pouvoir

Dans son ouvrage " étatisme et anarchie ", il soutient que tout état, même établi avec des intentions libératrices, conduit inévitablement à la production d'une classe dirigeante et d'une masse asservie.

Du point de vue de Bakounine, le fascisme n'est pas une déviation soudaine de l'état moderne, mais une forme nue, non déguisée et en proie à la crise de la logique même de l'autorité étatique.

- Critique des Lumières du " socialisme autoritaire "

Concernant l'antifascisme, Bakounine souligne un point important et alarmant : même un état révolutionnaire peut se transformer en un monstre répressif. Cette analyse prophétique a joué un rôle fondamental dans la conception anarchiste du fascisme " de gauche " ou autoritaire. Ainsi, depuis Bakounine, l'antifascisme anarchiste a toujours été double : la lutte contre le fascisme et la lutte contre l'étatisme.

B) Piotr Kropotkine : Solidarité contre le nationalisme organique.

- Bien que Kropotkine n'ait pas connu le fascisme, sa théorie de " l'entraide " offre un cadre antifasciste au niveau sociétal.

- Critique du récit darwinien-fasciste

Le fascisme s'appuie sur des mythes tels que la compétition naturelle, la survie par la force et la nation comme corps organique.

Kropotkine démontre que la coopération et la solidarité , et non la force, ont été les principaux facteurs de la survie et du progrès social. Cette critique s'attaque directement aux fondements biopolitiques du fascisme.

- L'antifascisme comme défense de la vie quotidienne

- Pour Kropotkine, la liberté n'est pas un projet d'état, mais un mode de vie collectif.

- L'antifascisme anarchiste consiste à défendre les réseaux horizontaux de la vie contre la mobilisation de masse autoritaire.

Ce point de vue est à la base de l'antifascisme social et local anarchiste actuel.

C) Erico Malatesta : L'antifascisme sans l'illusion de l'état

- Le fascisme comme réaction bourgeoise

Malatesta fut l'un des rares anarchistes à avoir vécu et analysé de près la montée du fascisme italien. Il considérait le fascisme comme une réaction à la crise du capitalisme et un moyen de rétablir l'ordre par la violence. Mais il se distinguait des socialistes d'état en ce qu'il estimait que le fascisme ne pouvait être vaincu par un état plus fort, car c'était l'état, lui-même qui en avait créé les conditions.

- Critique de " l'antifascisme légal "

Malatesta était un critique virulent de l'antifascisme qui recourt à la loi, à la police ou à l'armée et qui reporte la liberté après la " victoire ". Il soulignait que si nous utilisons des outils fascistes pour vaincre le fascisme, nous ne faisons que changer le nom de l'ennemi.

C) Emma Goldman : Le fascisme, la psychologie de l'obéissance et les masses

- Le fascisme comme culture de l'obéissance

Goldman a livré l'une des analyses les plus profondes de la dimension psychologique du fascisme, le considérant non comme un simple régime politique, mais plutôt comme le produit d'une éducation autoritaire, d'une morale de l'obéissance et d'une peur de la liberté. En ce sens, le fascisme aurait pu exister sans Mussolini ni Hitler.

- L'antifascisme comme libération individuelle

Pour Goldman, un véritable antifascisme est impossible sans libération sexuelle, intellectuelle et culturelle, car tout antifascisme qui sacrifie l'individu au " tout " est lui-même potentiellement fasciste. Cette analyse relie l'antifascisme anarchiste à une critique de la culture et de la subjectivation autoritaire.

7- L'antifascisme contemporain : perpétuer la tradition anarchiste

A) Le ton contemporain des déclarations des groupes auto-organisés ( manuel d'Antifa ) est clairement influencé par la tradition anarchiste, dont les caractéristiques clés sont : le rejet du leadership centralisé, l'action directe, la défense collective des espaces sociaux et la méfiance envers l'état et la police.

b) Analyse du fascisme en tant que phénomène enraciné dans le capitalisme, le racisme et l'autorité.

En ce sens, Antifa n'est ni un parti ni une idéologie unique, mais plutôt une méthode de lutte horizontale ( sans hiérarchie ).

8- Comparaison de l'antifascisme à orientation anarchiste et de l'antifascisme à orientation marxiste

A) Points communs :

Analyse du fascisme en tant que phénomène structurel

- Son lien avec la crise du système capitaliste

- La nécessité d'une résistance organisée

B) Différences fondamentales :

- Du point de vue de l'antifascisme anarchiste, l'état est intrinsèquement problématique. En revanche, du point de vue de l'antifascisme marxiste ( autoritaire ), il constitue un outil potentiel de libération.

- Du point de vue de l'antifascisme anarchiste, le pouvoir doit être dissous. Mais du point de vue de l'antifascisme marxiste ( autoritaire ), il faut s'en débarrasser.

Du point de vue de l'antifascisme anarchiste, l'organisation est autogérée et horizontale ( sans hiérarchie, ni verticale ni horizontale ). En revanche, du point de vue de l'antifascisme marxiste ( autoritaire ), elle est partisane et centralisée ( centralisme démocratique ).

Du point de vue de l'antifascisme anarchiste, la liberté s'acquiert simultanément à la lutte. En revanche, du point de vue de l'antifascisme marxiste ( autoritaire ), elle est reportée après la victoire.

Du point de vue de l'antifascisme anarchiste, le danger du néofascisme se reproduit sous toute forme d'autorité. En revanche, du point de vue de l'antifascisme marxiste ( autoritaire ), il ne se reproduit qu'en présence de la bourgeoisie.

Les anarchistes affirment donc que de nombreux régimes antifascistes marxistes ont conduit à d'autres formes d'oppression structurelle, en raison de la préservation de la logique du pouvoir.

9- L'expérience de la guerre civile espagnole ( 1936-1939 )

A ) La guerre civile espagnole n'était pas seulement une guerre entre " républicains " et " fascistes ", mais simultanément une révolution sociale et une lutte antifasciste. C'est dans cette simultanéité que le fossé entre l'antifascisme anarchiste et l'antifascisme d'état ( marxiste-stalinien ) apparaît le plus clairement. Cette expérience montre que l'antifascisme anarchiste ne se limite pas à " affronter l'ennemi ", mais vise à construire une alternative sociale au coeur même de la lutte. C'est pourquoi la révolution sociale n'était pas un obstacle à la lutte antifasciste , mais une condition de sa véritable victoire.

B) La scission au sein du camp antifasciste :

L'entrée des anarchistes dans l'état, perçue comme une forme d'étatisme s'opposant à l'autogestion, est considérée comme une tragédie et l'un des moments les plus controversés de l'histoire de l'anarcho-syndicalisme ( syndicalisme révolutionnaire ). En effet, la décision de certains pionniers du TNT de rejoindre l'état républicain en 1936 découlait de la logique du " d'abord la victoire, ensuite la liberté ", la même logique contre laquelle Bakounine et Malatesta avaient mis en garde. Bien entendu, les anarchistes ont par la suite accepté cette terrible décision et se sont autocritiqués.

C) Répression par les " antifascistes "

Les événements de mai 1937 à Barcelone et la répression féroce des collectifs anarcho-syndicalistes et anarchistes par les communistes staliniens ont marqué l'apogée de cette fracture. Un antifascisme qui étouffe la révolution sociale ouvre en fin de compte la voie à la victoire du fascisme.

La défaite de la Révolution espagnole ne fut pas seulement le fruit de la puissance militaire de Franco, mais aussi des contradictions internes du camp antifasciste et de la reproduction de la logique du pouvoir au coeur de la lutte. Cette expérience amère en Espagne a objectivement démontré que :

Bakounine avait raison " L'état antifasciste tend à engloutir la révolution. "

Kropotkine avait raison : La coopération peut être la base de l'organisation d'une société complexe. "

Malatesta avait raison : " On ne peut vaincre le fascisme par la logique de l'état. "

- Mais Emma Goldman avait raison : " Sans libération individuelle et culturelle, l'antifascisme est vide... L'Espagne n'était pas une preuve de l' " idéalisme brut " de l'anarchisme, mais son expérience historique. "

10- Résumé et conclusion finale de la perspective anarcho-syndicaliste :

Le fascisme n'est ni déviant ni exceptionnel, mais plutôt l'expression excessive de la logique d'autorité, de l'étatisme sous toutes ses formes, du nationalisme et de la hiérarchie. Par conséquent, la lutte contre le fascisme sans s'attaquer à ses racines sera incomplète et instable.

- Un véritable antifascisme est impossible sans une critique de l'état, du capitalisme et de la culture de l'obéissance.

- Il considère l'antifascisme non pas comme une tactique, mais comme une nécessité existentielle.

- Tous les antifascistes ne sont pas nécessairement anarchistes, mais tous les vrais anarchistes sont antifascistes sans exception.

- Pour l'anarchisme, l'antifascisme est une position existentielle, mais pour beaucoup d'autres, c'est une position tactique ou sectorielle.

- La principale différence avec l'antifascisme marxiste est que l'antifascisme anarchiste ne cherche pas à " remplacer " un quelconque type d'état ou d'autorité ( considéré comme le germe du fascisme ) par un autre état, mais plutôt à éliminer les conditions de leur existence possible.

- L'antifascisme anarchiste ; il est à la fois négatif et positif, il résiste et construit, il ne renvoie pas la liberté à " l'après-victoire ". Ces différences le distinguent de l'antifascisme libéral-sécuritaire et de l'antifascisme marxiste-étatique.

La guerre civile espagnole a démontré que le fascisme peut être stoppé par la base, mais si la logique du pouvoir se reproduit dans le camp antifasciste, sa défaite est inévitable. Car la défaite en Espagne n'était pas celle d'une " liberté excessive ", mais celle d'une réconciliation avec l'autorité.

L'objectif ultime de l'anarchisme antifasciste est une société où le fascisme ne peut plus se manifester. C'est précisément à ce moment-là qu'il abandonne l'antifascisme pour se muer en un projet plus radical de démantèlement de toutes les formes de pouvoir et d'autorité.
À Discuter

La tyrannie des talibans sur les travailleurs et la nécessité des syndicat

Auteur : Rahyab

Cinq ans se sont écoulés depuis l'arrivée au pouvoir des talibans. Durant cette période, les restrictions politiques, sociales et civiles imposées à la population, et notamment aux femmes, se sont progressivement mais inexorablement aggravées. Parallèlement à cette tyrannie politique, une autre forme de pression s'exerce sur la société : une pression économique systématique, sous couvert d' "ordre " et de " loi ", qui cible avant tout les travailleurs et les chefs d'entreprise.

Ces pressions sont devenues un instrument d'extorsion et de confiscation des droits de la classe ouvrière. Non seulement les travailleurs ne bénéficient plus des ressources souterraines ni de la richesse nationale, mais leur quotidien se trouve alourdi par l'imposition de lois strictes et de restrictions sévères au travail et à la liberté d'activité économique.

Par exemple, un chauffeur de taxi doit s'acquitter de plusieurs taxes et droits. L'état, ne se soucie ni de son temps de travail ni de ses bénéfices. Même si ses revenus ne couvrent pas ses dépenses, il doit payer le montant prescrit ; aucune excuse n'est acceptée. La même situation s'applique aux commerçants, petits artisans, bouchers, colporteurs, chauffeurs routiers, tailleurs et agriculteurs. Taxes et restrictions sont imposées sans tenir compte de la réalité économique de la population, ce qui ne fait qu'accroître la pression sur les classes laborieuses.

Il y a quelques jours, j'ai été témoin d'un scène que je n'oublierai jamais. Des employés municipaux ramassaient les sacs de provisions des vendeurs ambulants, ces quelques articles qui constituaient parfois l'unique source de revenus de certaines familles . Un homme blanc, les mains tremblantes et les yeux embués de larmes, a plaidé sa cause, expliquant qu'il ne possédait que ces sacs, ces quelques provisions qu'il vendait pour donner du pain sec à ses enfants le soir. Mais la réponse, fut froide et cruelle : " Cela ne nous regarde pas. Si vous avez de quoi manger, vous mourrez. "

A ce moment-là, ce n'est pas seulement Karachi qui a été bafoué, mais la dignité humaine.

Ce récit n'est pas une exception ; il s'inscrit dans une réalité récurrente. Le fossé entre la vie des dirigeants et celle des citoyens se creuse chaque jour davantage. Le dirigeant s'enrichit tandis que ses sujets s'appauvrissent.

A toutes ces souffrances s'ajoute un autre problème fondamental : la dispersion et la solitude du peuple. Le chauffeur de taxi est séparé du boucher, le boucher du paysan, le paysan du colporteur. Tous sont accablés par le poids de la pression, mais, isolés, leurs voix ne parviennent nulle part. Cette solitude est le plus grand atout des oppresseurs.

Si les travailleurs et les employeurs ne parviennent pas à s'unir au sein de syndicats, ces pressions persisteront. L'expérience de nombreuses sociétés a démontré que l'un des moyens efficaces et respectueux des droits fondamentaux consiste à créer des syndicats indépendants ; des organisations capables de présenter collectivement, systématiquement et de manière ciblée les revendications légitimes de la population.

En Afghanistan, malheureusement, les syndicats indépendants et forts sont inexistants ou n'ont pas pu opérer librement. Dans ce contexte, une solidarité syndicale consciente et pacifique peut constituer un moyen important d'atténuer les pressions et de défendre les droits fondamentaux de la population. Lorsque des centaines de chauffeurs de taxi, des milliers de vendeurs ambulants ou des dizaines d'associations paysannes expriment leurs revendications d'une seule voix et de manière pacifique, il sera difficile de les ignorer.

L'oppression persiste lorsque ses victimes sont dispersées. Mais la conscience collective et la solidarité peuvent changer seul, mais ensemble, les peuples peuvent défendre leur dignité, leurs besoins essentiels et leur droit à la vie- dans l'unité, l'ordre et en formulant des revendications claires et humaines.
À Discuter

Des couches sombres de domination et des yeux pleins de désir

Auteur : (Sin, Bamdad)

(Désobéissance à la machine de mort)

2 mars 1404

Cinquante-cinquantième jour/nuit

Au coeur de ces nuits de janvier, quand l'air est plus lourd que jamais et que les rues deviennent un lieu où l'on se tient immobile plutôt qu'un lieu où l'on marche, quelque chose se brise. Pas seulement des os ou du verre, mais la grande illusion que tout est sous contrôle. Le pouvoir, cette entité qui se considère toujours maîtresse de nos souffles et de nos pas, se met soudain à nu et dégaine son unique arme : la mort. Ces meurtres, ce sang qui coule sur les trottoirs, étaient plus qu'une violence passagère ; c'était un langage qui disait que tout être humain qui se déplace sans permission doit être éliminé. Car aux yeux de cette structure, la vie sans permission est un crime. La vie sans sans soumission est une menace. Et cette menace se voit répondre par des balles, non par légitime défense, mais comme un rappel que chaque vie, chaque volonté, n'est permise que dans la mesure où elle sert les rouages de cette même machine.

Imaginez cet instant : des gens rassemblés, non pour conquérir, mais simplement pour exister. Pour affirmer que ces ces corps sont les nôtres, que ces rues n'appartiennent qu'à ceux qui les arpentent. Mais la réponse fuse, rapide et impitoyable. Les balles tirées emplissent l'air d'une odeur de poudre et de peur, mais surtout de l'amère vérité que toute structure bâtie sur l'ordre et l'obéissance ne peut subsister que par l'élimination. Ces massacres, qui s'enchaînent sans relâche, démontrent que le pouvoir n'est ni un protecteur ni un allié ; seulement un parasite qui se nourrit de la peur. La peur que si les gens s'unissent sans chef ni autorisation, tout l'édifice s'effondre. Et ils recouvrent cette peur de mort, car la mort est le dernier recours pour nier l'existence.

Et lorsque quarante jours passent, le jour où le deuil devrait apporter la paix, les fusillades reprennent. Dans certaines villes, où les gens sont venus uniquement pour se souvenir, pour affirmer que ce sang ne doit pas être oublié. Mais le deuil collectif, s'il dégénère, est plus dangereux que n'importe quelle manifestation. Car dans le deuil, des liens se tissent, sans que personne n'y donne d'ordres. Des liens qui disent : " Nous sommes ensemble, pas sous votre emprise. " Et ils ne le tolèrent pas. Ils tirent des flèches pour criminaliser jusqu'au chagrin, pour s'approprier jusqu'aux larmes. Au fond, le pouvoir ne veut aucun espace en dehors de lui. Pas même l'espace du deuil, pas même l'espace du souvenir. Car tout souvenir qui affirme que ces morts n'étaient pas vaines ébranle les fondements de tous leurs mensonges. Des mensonges comme la justice, comme la sécurité, qui ne sont que des masques pour le contrôle.

Au coeur de ces ténèbres, trois jeunes hommes sont jugés : Matin Mohammadi, Erfan Amiri et Ehsan Hosseinipour. Non pas comme des criminels, mais comme des témoins malgré eux de la capacité humaine à penser et à agir sans permission. Ils sont emmenés dans un lieu où le temps s'arrête, où la lumière n'est plus qu'un souvenir. La torture commence, couche après couche, jusqu'à ce que le corps d'Ehsan, dix-neuf ans, ne puisse plus résister. Les coups, décharges électriques qui le traversent, les pendaisons qui arrachent sa volonté aux racines. Chaque instant de cette torture n'est pas seulement une souffrance physique, mais une tentative d'anéantir l'humanité même. D'extorquer des aveux qui ne sont jamais authentiques. Les mots qui sortent de leur bouche, comme des marionnettes, faits pour le spectacle. Mais dans leurs yeux, lorsqu'ils sont assis devant les caméras ou dans ces simulacres de tribunaux, on perçoit une tristesse plus profonde que tous les mots. La tristesse qui dit : " Ce n'est pas moi, ces mots ne sont pas les miens. " La tristesse née du désir, le regret d'avoir été dérobé et instrumentalisé pour perpétuer cette même domination. Ces regards révèlent une souffrance qui transcende le corps ; la douleur qui dit que lorsque votre volonté est brisée, quelque chose meurt au plus profond de vous. Et cette mort est bien réelle, même si votre corps respire encore.

Ces aveux forcés ne sont pas que des mots, mais des chaînes que le pouvoir s'enroule pour feindre la force. Mais à un niveau plus profond, ces aveux sont l'aveu même de sa faiblesse. Car sans ces mises en scène, sans ces mots volés, il ne peut prétendre avoir raison. Il ne peut affirmer que votre vie lui appartient. Et cette tristesse dans leurs yeux, ce regret qui plane comme une ombre sur leurs visages, est un cri silencieux contre toute cette machine. Un cri qui dit que même en craquant, même en avouant, il reste quelque chose qui ne vous appartient pas.

Pensez maintenant à ceux qui attendent encore leur exécution. Dans des cellules où le temps semble s'étirer, chaque seconde leur rappelle que même leur mort ne leur appartient pas. Ils gardent le silence, sachant que chaque mot sera arraché. Ils attendent, rongés par le regret que leur vie soit devenue un permis de mourir. Et ceux qui ont été exécutés dans le plus grand silence, leurs corps ont disparu sans trace, sans sépulture. Cette disparition est le comble de cette obscurité ; non seulement un meurtre, mais un effacement. Un effacement tel que les familles ne peuvent même plus faire leur deuil, car il ne reste plus rien à pleurer. Le coeur même de ce crime réside dans le fait que le pouvoir ne tolère aucune trace de résistance. Pas même celle de la mort. Car s'il subsiste une trace, s'il reste une tombe, alors le souvenir perdure. Et ce souvenir est la graine qui peut corrompre l'édifice tout entier de l'intérieur.

Au fond, ces crimes révèlent que toute autorité, toute structure qui se place au-dessus de l'homme, est intrinsèquement l'ennemie de la vie. Car elle réduit la vie à quelque chose qui requiert une autorisation. Respirer, à un privilège qui peut être confisqué. Chaque balle, chaque torture, chaque exécution dévoile une facette de cette vérité : le pouvoir a peur. Il a peur d'un homme qui n'est qu'un homme, libre de toute contrainte, sans surveillance. Il a peur de la rue où les gens se rassemblent, non pas pour obéir, mais pour être. Pour affirmer que nous n'appartenons à personne. Cette peur est à la racine de toutes ces ténèbres. Et la résistance ne consiste pas à combattre les instruments du pouvoir eux-mêmes, mais à nier totalement sa nécessité. A insister sur le fait qque chaque homme, même s'il commet une erreur, même s'il souhaite simplement se tenir au milieu de la rue et respirer, a un droit fondamental, sans que personne ne puisse s'en approprier le pouvoir.

Ces strates successives démontrent que ces crimes ne sont pas des exceptions ; ils constituent la logique interne de tout système fondé sur la domination et la coercition. Face à cela, il ne reste que cette simple désobéissance : être sans permission, crier sans permission, pleurer sans crainte. Car, en fin de compte, c'est la désobéissance qui peut arrêter cette machine. Non pas en substituant une domination à une autre, mais en niant totalement l'idée même de domination. En affirmant qu'aucun pouvoir ne peut décider quelle vie est permise et laquelle ne l'est pas.

Cette désobéissance naturelle est la seule chose qui, encore, fait jaillir une lueur d'espoir au-delà de cette sombre majesté. Et cette lumière, strate après strate, peut tout changer.

Et la liberté doit être libre dans son sens véritable, et non divisée et compartimentale !

Source : Front anarchiste Iran
À Discuter

Premiers secours en cas de plaies et de saignements


Que faire face à des blessures et des saignements ?

En cas de blessures graves ou de dommages, contactez le Front anarchiste tout en assurant votre sécurité.

Guide d'autosoins pour les personnes ayant subi du harcèlement, des violences ou ayant été arrêtées en raison de leurs convictions politiques :

1. Vos réactions sont naturelles.

Les cauchemars, l'anxiété, la colère, l'engourdissement ou la méfiance ne sont pas des signes de faiblesse ; ils constituent la réponse du système nerveux à une menace à long terme.

2. Vous n'êtes pas responsable des violences et des préjudices.

La honte et la culpabilité sont des conséquences fréquentes d'un traumatisme, mais l'entière responsabilité des abus incombe aux auteurs.

3. Il n'est pas nécessaire de faire un récit pour être crédible.

Le choix de partager ou non votre expérience vous appartient. Un récit forcé peut aggraver les dégâts.

4. Reprendre le contrôle de la situation est une priorité.

De petits choix quotidiens (l'heure du coucher, l'emploi du temps personnel, l'établissement de limites dans les relations) contribuent à restaurer un sentiment de contrôle.

5. Un exercice pour une meilleure connexion avec le corps.

La respiration lente, les mouvements doux, le contact avec la nature et la régulation du sommeil permettent au système nerveux de sortir de son état d'alerte.

6. Consultez un professionnel si les symptômes graves persistent pendant plus d'un mois.

Les pensées autodestructrices, l'isolement complet, l'engourdissement émotionnel sévère ou l'agressivité incontrôlable nécessitent une intervention professionnelle spécialisée dans les traumatismes.

A la famille, aux amis et à leurs proches :

1. évitez l'héroïsme et les interrogatoires.

La pression de raconter une histoire ou de transformer quelqu'un en symbole perturbe le processus de guérison.

2. Ne prenez pas les réactions comportementales personnellement.

L'irritabilité, le silence ou la prise de distance sont souvent une réaction nerveuse face à une menace, et non un manque de respect.

3. Créer une sécurité grâce à une stabilité comportementale.

Des promesses constantes, l'absence de chocs soudains et le respect de la vie privée rétablissent un sentiment de sécurité.

4. Laissez la prise de décision à l'individu.

Le retour à une activité sociale ou politique doit être un choix conscient de sa part.

5. Prenez les signes avant-coureurs au sérieux.

Un sentiment persistant de dévalorisation, un désespoir profond ou des comportements à risque nécessitent l'orientation vers un spécialiste.

Source : Front anarchiste Iran
À Discuter

Blocage du compte Instagram " Everyday Resistance "


Le compte Instagram Everyday Resistance a été bloqué suite à de nombreux signalements de fascistes de la secte Pahlavi.

Avant la période de transition, avant même d'accéder au pouvoir, ils ont commencé à éliminer leurs opposants. Ce compte Instagram en est un exemple. Dans certains cas, nous avons constaté des suppressions physiques. Lors de leurs rassemblements, ils font également l'apologie des exécutions et de la torture et parlent d'éliminer leurs adversaires. Bien sûr, cela dure depuis un certain temps. De nombreux comptes Twitter et Instagram ont été bloqués suite à de fausses informations diffusées par des fascistes de la secte Pahlavi.

Cela signifie le fascisme et la tyrannie individuelle et à parti unique.

Et les fascistes n'ont jamais recherché la liberté, mais ont seulement voulu prendre le pouvoir à la place d'autres fascistes, pour opprimer et exploiter, et pour opprimer une autre classe.

C'est pourquoi ils éliminent leurs adversaires par tous les moyens possibles, car ils manquent d'arguments et de logique, et tous les documents historiques s'opposent à leur dignité.

Les médias de la résistance ont fait de leurs mieux pour exposer les preuves des crimes des Pahlavi et combattre le fascisme. Nous avons également constaté que des membres de cette secte fasciste menaçaient leurs opposants d'agressions sexuelles et de mort lors de leurs rassemblements et sur Internet.

De nombreux militants anti-Pahlavi ont également été menacés d'agressions sexuelles et de mort par cette secte fasciste, via des appels téléphoniques et des messages envoyés à divers comptes sur Internet, ainsi que lors de leurs rassemblements et dans diverses vidéos.

Parmi elles, Narges Mohammadi, Shadi Amin et plusieurs autres militants.

Nous nous opposerons de toutes nos forces à toutes les formes de fascisme et à tous les ennemis du peuple jusqu'au dernier moment.

Femme, vie, liberté

Du pain, du travail, de la liberté
À Discuter

Campagne de sensibilisation du " Front anarchiste " concernant le blocage du compte Instagram " Everyday Resistance ".

Le compte Instagram de la Résistance au Quotidien a été bloqué avant le référendum et la transition. Salutations à tous les journalistes et sympathisants de la Révolution du Lion et du Soleil !

Voici l'un des derniers messages publiés sur la page Everyday Resistance.

Une page Instagram où des militants exprimaient leurs critiques et leur opposition à la République islamique et à la monarchie Pahlavi.

Aujourd'hui, ce que possède Pahlavi, c'est l'accumulation d'un pouvoir économique et symbolique, et par conséquent les médias.

Avec les moyens dont elle dispose, ses médias, elle scande " mort à la gauche ", et ses partisans s'en prennent à d'autres institutions culturelles, les privant de leur droit à la liberté d'expression.

Demain, s'ils possèdent des armes et contrôlent l'économie iranienne, ils voleront le droit à la vie des dissidents et l'intégralité des libertés sociales et politiques.

Voici la relation entre la monarchie, les partisans des Pahlavi et la liberté.

Nous ne sommes pas opposés aux ennemis de la liberté.

Nous sommes des ennemis dotés d'une telle volonté.

Nous avons combattu, nous combattons et nous combattrons pour nos vies, notre liberté et nos foyers.

Femme-Vie-Liberté

Front anarchiste
À Discuter

Afshin Airatian, militant politique et syndicaliste anarchiste, est toujours emprisonné !

Afshin Hairatian, militant politique et syndicaliste, défenseur des droits des enfants travailleurs et citoyen bahaï, est détenu depuis le 10 novembre. Accusé de faits graves et victime de violences policières, il s'est vu refuser la libération sous caution. Les bahaïs en Iran sont la cible de nombreuses mesures sécuritaires et juridiques, et les centres de défense de leurs droits ont été fermés. Hairatian a été arrêté et relâché à plusieurs reprises en raison de ses activités ; il est également lié à un groupe de militants anarchistes. Les bahaïs se voient refuser les mêmes droits civiques que les membres d'autres minorités, et les arrestations, le harcèlement et les restrictions de leur vie quotidienne sont monnaie courante.

Afshin Hairatian est incacéré depuis le 10 novembre, accusé de faits graves. Sa caution, initialement fixée à un montant élevé, a ensuite été refusée.

Afshin Hairatian, militant politique et syndicaliste de 45 ans, artiste de théâtre, militant pour les droits des enfants travailleurs et citoyen bahaï, reste en détention plus de trois mois après son arrestation.

D'après le rapport reçu, sa caution a été portée de cinq milliards à sept milliards de tomans et a finalement été refusée.

Malgré sa maladie, la mère de ce prisonnier politique suit assidûment le dossier de son fils, mais elle est constamment confrontée à l'impunité et aux harcèlement.

Afshin Hairatian a fait face à de graves accusations et à des menaces importantes durant son interrogatoire et son procès.

Le 10 novembre, des agents de sécurité de la République islamique d'Iran à Téhéran, sur ordre du bureau du procureur du 33e district, ont violemment arrêté Afshin Hairatian au domicile de sa mère et l'ont transféré vers un lieu inconnu.

Les policiers ont également perquisitionné la maison et confisqué un certain nombre d'effets perssonnels appartenant à Afshin Hairatian et à sa famille.

Le centre de la " Société pour la défense des droits des enfants travailleurs et des enfants des rues ", qui fournissait des services éducatifs et de formation professionnelle, ainsi que des unités de soutien et de soutien psychologique, à environ 400 enfants ayant abandonné l'école, a été fermé le 13 octobre, simultanément à l'arrestation de Hossein Mirbahari, le fondateur de la " Société pour la défense des droits des enfants travailleurs et des enfants des rues ".

Afshin Airatian est connu des militants de gauche aux tendances anarchistes. Il a été arrêté le 4 juin 2010 pour ses activités pacifiques en faveur des droits de l'enfant et libéré sous caution après environ deux mois d'interrogatoires et de pressions.

Hairatian a été arrêté une nouvelle fois le 19 août 2011 et, après que sa peine définitive de quatre ans de prison ait été prononcée pour " trouble à l'opinion publique "et " rassemblement et collusion contre la sécurité nationale ", il a été transféré à la prison de Rajai Shahr à Karaj.

Depuis l'arrestation de Hairatian, d'autres militants anarchistes et des membres de la Société pour la défense du travail des enfants ont été convoqués et interrogés.

Dans les jours qui ont suivi la guerre de douze jours entre Israël et l'Iran, alors que la République islamique était accusée d'ingérence étrangère dans ses institutions de sécurité, les autorités ont eu recours à des arrestations et à des menaces contre des organisations de la société civile et des militants, notamment de gauche, afin de détourner l'attention de ces accusations et critiques. Les responsables de la sécurité ont également lancé une nouvelle vague d'arrestations de citoyens bahaïs après cette guerre et les importantes manifestations de janvier.

En Iran, les bahaïs sont davantage la cible de répressions sécuritaires et judiciaires que les adeptes de toute autre minorité religieuse. Selon l'Association des militants des droits de l'homme en Iran, au cours des trois dernières années, 72 % des signalements concernant les minorités religieuses ont porté en moyenne sur des violations des droits des bahaïs.

En Iran, les bahaïs sont interdits d'accès aux universités et aux établissements d'enseignement supérieur ; ils se voient refuser un emploi dans les institutions gouvernementales ; et leurs entreprises privées sont souvent fermées et font l'objet de harcèlement. Les bahaïs ne peuvent pas pratiquer librement leurs cérémonies et rituels religieux dans les lieux publics ; leurs biens, y compris leurs terres et leurs maisons, sont fréquemment confisqués par les autorités. Ils sont régulièrement victimes d'arrestations arbitraires et de longues peines de prison pour des accusations vague telles que " propagande contre le régime ". Leurs mariages ne sont pas officiellement enregistrés, ce qui engendre de nombreux problèmes juridiques pour eux et leurs familles.
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Cordistes en colére --accidents du travail

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Article sur le racisme

LE RACISME ET LE DANGER DE L’EXTREME DROITE MENACENT NOS LIBERTES VOIRE NOS VIES



A l’heure actuelle, l’extrême droite s’affirme de plus en plus sans complexes et semble inexorablement prendre place sur la scène politique tant nationale qu’internationale. Elle se développe parce qu’elle s’appuie sur le mécontentement populaire et social face à la grave crise économique sans précédent que nous connaissons aujourd’hui. Alors, l’extrême droite et ses partis organisations, etc… instrumentalisent cette situation pour élargir leur base électorale et militante, en se nourrissant du sentiment de déception et de désemparement populaire face aux politiciens et à tous les gouvernements capitalistes qui n’ont fait depuis plus de 40 ans qu’aggraver le désastre économique, social et écologique.
L’extrême droite nous fait croire que les problèmes auxquels nous sommes confrontés viennent des politiciens, des immigrés, alors que ces derniers, surtout les plus vulnérables, sont les premiers à être victime des conséquences de cette crise et tandis que beaucoup de lois scélérates contre eux ont été votées. Et ces « réformes » sur l’immigration contribuent à renforcer leur exploitation, en commençant par les plus vulnérables, notamment les sans-papiers, et ainsi, à renforcer le nivellement vers le plus bas des conditions de travail de tous les travailleurs, et c’est en ce sens que c’est une aubaine pour les patrons, déjà que les sans-papiers constituent un véritable marché solvable pour les capitalistes, en plus que les maîtres au pouvoir et l’Etat font mine de lutter contre le travail clandestin et l’immigration clandestine à cet effet.
L’extrême droite, malgré son déguisement en démocrates et en champions de la lutte contre l’immigration et l’islamisation pour « préserver les droits des femmes », est rétrograde envers les femmes en vérité. Et pour cause, elle n’a voté aucune loi visant à l’égalité entre les hommes et les femmes, n’a rien fait contre le harcèlement sexuel (dont une frange des femmes immigrées est exposée) et rien contre les violences sexistes, conjugales, etc… bien qu’elle soit championne pour dénoncer les viols commis par les « migrants ». Ainsi, la question femmes en vérité n’échappe pas à l’extrême droite, dans la mesure où elle s’intéresse à cette thématique quand c’est compatible avec sa rhétorique anti-immigrés et musulmanophobe (très à la mode) et avec les intérêts du système bourgeois.
Et l’extrême droite au pouvoir, c’est un régime très fort, purement et simplement, si ce n’est pas un régime totalitaire. Les tromperies de l’extrême droite marchent en ce sens qu’elle réussit à se faire passer pour la défenseuse des masses populaires et laborieuses « nationales » alors qu’avec le nationalisme, elle pousse les travailleurs « nationaux » à s’identifier à la « nation » et à la « culture nationale » et persuade ainsi les travailleurs de ce pays qu’ils ont plus d’intérêts en commun « culturels » avec leurs exploiteurs plus qu’avec les autres travailleurs. Et s’identifier avec ses exploiteurs est précisément ce qui enchaine les exploités à leurs maîtres, et c’est là qu’au demeurant, l’extrême droite sert les intérêts des capitalistes, en plus qu’elle est favorable au capitalisme, système par définition qui est taillé sur mesure par et pour les maîtres capitalistes et jamais en faveur des travailleurs. Le capitalisme par définition n’est utile que pour enrichir la classe capitaliste et appauvrir les pauvres. Et même quitte à détruire la nature, mener des agressions, etc… le bonheur de quelques-uns, minoritaires, dans ce système fait le malheur des autres, majoritaires. La bourgeoisie, ou, si on préfère, la classe des maitres capitalistes, se sert de l’extrême droite, emprunte si besoin à ses politiques pour contenir les révoltes, contenir le mécontentement ouvrier et populaire et s’il le faut, pour écraser et mettre au pas toute contestation.
Ainsi, il revient à nous, les travailleurs, la jeunesse, les couches populaires et laborieuses, de combattre et de repousser l’extrême droite.

Travailleurs « nationaux » comme « migrants », nous constituons une seule classe face à nos maîtres et exploiteurs et l’Etat !
Nous devons convaincre le maximum d’exploités et d’opprimée à prendre part à cette lutte contre ce néo fascisme par tous les moyens possibles : dans nos quartiers, dans les réunions militantes publiques, lors de protestations, lors de grèves, par internet, les réseaux sociaux, etc….
Il est nécessaire d’en finir avec le capitalisme, celui-ci étant le système qui est à l’origine des sources du développement de l’extrême droite, d’en finir aussi avec l’Etat et ses concepts (nations, frontières, nationalisme, chauvinisme, patriotisme, etc….) et mettre en place le système communiste libertaire fédéré !




CONTRE L’EXTRÊME DROITE, ORGANISONS DONC LA RESISTANCE



Souvenons-nous aussi que les politiciens capitalistes ou à la solde de la bourgeoisie, cultivent la haine et alimentent ainsi le sectarisme, que ce soit avec les Bayrou, Darmanin et Retailleau et cie aussi mis à part les fascistes eux-mêmes. C’est à partir de là que le racisme et l’extrême droite se nourrissent en plus du mécontentement des masses populaire, suite au sentiment d’impuissance et de déception chez celles-ci. Les politiciens n’ont fait qu’aggraver les conséquences de ce système néfaste.
L’extrême droite serait-t’elle une alternative maintenant ?
Selon elle, comme selon beaucoup de politiciens, le problème serait « l’immigration », qui pourtant ne représente que 10 % de la population dans ce pays. Et pourtant aussi, elle est 20 % des travailleurs bien indispensables à la machine capitaliste dans beaucoup de secteurs clés, et que les maîtres capitalistes et l’Etat sont bien contents de trouver : sous-traitance, BTP, livraison, soins de santé, etc…. Oui, ils sont une aubaine car avec la surexploitation qu’ils subissent, ils sont une source de profits considérables. Même le patronat le rappelle quelquefois. Et les lois de précarisation contre les travailleurs n’ont jamais cessé depuis des décennies, et ce contre tous les travailleurs, que ce soit les diverses attaques contre le code du travail, les droits des chômeurs, le RSA, les droits des personnes en situation de handicap, les APL, l’allongement de la durée de cotisation pour la retraite, etc….Mais voilà que l’extrême droite soutient ces lois et attaques malgré son déguisement « social ». Dans une telle situation, « l’adhésion » au racisme par la population est aussi une aubaine parce que pendant qu’avec cela les travailleurs ne peuvent pas s’organiser pour riposter, les maîtres capitalistes peuvent dormir tranquille, tandis que leur système nous attaque tous, nationaux comme étrangers. C’est là qu’en plus d’être inhumaines et moralement inadmissibles, les politiques xénophobes anti migrants est surtout une attaque contre l’ensemble de la classe des travailleurs. C’est en ce sens que nous refusons tout nationalisme, patriotisme etc….
Alors ne faisons pas la politique de l’autruche. Nous devons prendre partie !

Le racisme divise et affaiblit notre classe donc casse notre potentiel de résistance face à ce système néfaste et ses maîtres. On a vu que même si ces lois anti migrants sont censées viser les migrants, en vérité ce sont tous les travailleurs qui sont attaqués. Et notre avenir ne réside pas dans le nationalisme, l’attachement à la culture et autres critères identitaires mais dans la solidarité entre travailleurs, dans la révolution, la mise d’un terme au capitalisme, à l’Etat et l’instauration du socialisme libertaire ;




Il faut dénoncer et s’attaquer aux donneurs d’ordres, aux alimentateurs et financiers de l’extrême droite ! Nous savons que celle-ci agit et sert les va-t-en guerre. Nous savons une fois de plus que ce sont les grands groupes capitalistes et certainement pas les populations qui sont les grands gagnants, notamment l’agro-industrie, l’armement, etc…. ainsi que des médias comme BFM, Cnews, etc….Nous devons les dénoncer et les publier !




La nécessaire riposte contre l’extrême droite, le racisme d’où qu’il vienne et contre les préparatifs de guerre également doit être unitaire entre tous les travailleurs !




Enfin le capitalisme a largement fait son temps au point qu’il est devenu sénile et décadent ! Alors, organisons nous pour en finir avec l’Etat et détruire le capitalisme et ses instruments (notamment le système monétaire) et bâtissons tous ensemble, avec le communisme libertaire, un système de conseils fédérés et démocratiques, sans Etat et une société sans exploitation ni oppression, et pour le plus grand règne de la liberté !

Vive la révolution sociale libertaire !
Pour le socialisme libertaire !


Pièces jointes
À Discuter

Utopie des utopies anarchiste


proposition de la liaison Akrat Node , à partir des principes fondamentaux anarchistes : RÉVOLUTION . SOCIALE . ASSOCIATION LIBRE PAR L'ÉGALITÉ RÉELLE . L'ÉMANCIPATION MUTUELLE PAR LE PARTAGE PRÉALABLE DES RESSOURCES ATTRIBUÉES DIRECTEMENT À VIE À CHAQUE INDIVIDU À SA NAISSANCE. ASSOCIATIONS ET DISSOCIATIONS LIBRES, AUTODÉTERMINATION PAR RÉDACTION INDIVIDUELLE DE NOS CONSTITUTIONS, qui par rapprochement interindividuels FORMENT ASSOCIATIONS (ET DISSoCIATION) LIBRES, ASSEMBLÉES EN UNE FÉDÉRATION UNIVERSELLE DES ASSOCIATIONS LIBRES QUI GARANTI LEUR SOLIDARITÉ MUTUELLE ET LEUR DÉFENSE COLLECTIVE.
VIVONS ENFIN NOS PROPRES CHOIX SANS NOUS ENTRAVER MUTUELLEMENT ! LA DIALECTIQUE MATÉRIELLE, LA PRATIQUE DE NOS CHOIX, L'EXPÉRIENCE DE NOS PROPRES ERREURS - ET NON LES CHOIX INTÉRESSÉS D'UNE OLIGARCHIE - SONT LA SEULE VOIE PACIFIQUE DE L'ÉMERGENCE ÉVENTUELLE D'UNE UNIVERSALITÉ. L'ASSOCIATION ET LA DISSOCIATION LIBRE SONT L'EXPRESSION MÊME DE CETTE UNIVERSEL MULTIPLE. (NB : nous nous expliquerons plus, bien plus, bientôt, me mp pour en discuter)

En premier lieu, nous voulons abolir toute forme d'association forcée. Le salariat en est une, la nation, ou encore la famille en sont deux autres. Nous voulons abolir les nations, qui est une association forcée avec nos ennemis de classe, avec les accapareurs, les bénéficiaires du "consensus" bourgeois, la horde établie, et y substituer les formes de l'association libre, qui rejette en second plan les liens "identitaires" (tout ce qui relève de situations non choisies), pour mettre au premier plan les liens affinitaires, les liens qui relèvent de choix conscients et réfléchis.

La formation des associations libres passe par la rédaction par chaque individu de sa constitution, c'est à dire l'ensemble des règles et des principes sur lesquels chacune et chacun souhaite fonder ses relations à ses alter ego, qui remplacera tout le régime du droit bourgeois, les principes fondamentaux de l'association libre qu'il souhaite former avec autrui.

L'association libre pose l'individu directement, et non un groupe auquel iel appartiendrait, l'individu comme siège ultime de la souveraineté, de toute autodétermination, qui est individuelle avant que de rayonner collectivement, par les liens affinitaires que nous nous proposons de faciliter par notre programme révolutionnaire.

Tout en trouvant à s'incarner localement, l'association libre ne se fonde pas sur un e appartenance géographique commune, elle "déterritorialise" le politique. Et ici, nous nous proposons d'utiliser les technologies contemporaines dans une optique qu'ils n'ont pas prévu de rendre possible : les réseaux internet nous permettent de nous organiser mondialement ; de trouver de par le monde entier nos adelphes, celles et ceux qui auront rédigé des "constitutions" proches de la nôtre, et avec lesquels, sur la base de quelques concessions partielles à la marge, nous pourrons vivre nos choix, alors que la nation nous oblige à vivre des choix qui ont été fait non seulement par d'autres, mais par des oppresseurs, qui par la nation nous maintiennent sous leur emprise.

Il n'y a pas d'association libre sans dissociation libre : les "constitutions" personnelles que nous rédigeons, nous pouvons les faire évoluer, les modifier à notre convenance, et selon nos nouveaux choix, selon la dialectique matérielle des choix et erreurs, contradictions qui sont les nôtres (et non celles exogènes de "législateurs") : nous faisons nos propres choix, nous vivons donc nos propres choix, et quand nous percevons que ces choix nous ont conduit à des erreurs, ou même qu'ils ne correspondent plus à ce à quoi nous aspirons, alors nous changeons librement nos choix, nous reportons ces changement dans nos constitutions, et nous nous servons des réseaux internet qui auront été mis en place à cet effet, pour aller trouver de par le monde de nouvelles et nouveaux adelphes. reste ensuite à choisir sur terre un endroit ou nous rejoindre, selon la taille du groupe que nous formons, et les disponibilité de logements.

Pour que cette association libre soit possible,; il y a un préalable : l'égalité réelle et le partage préalable, théorique et pratique, des ressources et des biens. C'est l'égalité matérielle, qui garanti la liberté politique.

si bien que chacune et chacun est libre d'aller et de venir selon ses choix, sans perdre la base matérielle qui lui est comme à toustes octroyées, et avec laquelle iel voyage, au gré de ses choix affinitaires, au fil de sa vie, de sa dialectique personnelles , de ses contradictions propres .Et si de tous ses itinéraires singuliers, une voie universelle doit se dessiner, alors elle se dessinera librement, sans que nous posions par avance un point d'arrivée prophétique comme le propose la théologie marxiste.

nous pouvons faire ce grand partage, parce que nous sommes désormais capables de quantifier absolument toutes les ressources et tous les biens que nous pouvons en extraire. Ce partage doit être intergénérationnel, c'est-à-dire que les ressources doivent être partagées au-delà d'une génération, sur le nombre de générations, nécessaires au renouvellement de la ressource, dans une biosphère autant en pleine santé que l'humain sera capable de la rendre à elle-même.

ce système est aussi une autogestion ou une démocratie directe radicale. La décision elle-même reste toujours à la base, elle n'est jamais déléguée; chacun est libre de rédiger et vivre sa propre constitution, du moins une constitution la plus proche de ses souhait , que suppose une base de compromis avec ces adelphes , pour pouvoir se regrouper sur des bases affinitaires. la base affinitaire peut d’ailleurs aussi être de ne pas en avoir, ne pas vouloir s'en donner, et vivre des formes d'associations libres plus mixtes, plus propres au mélanges. cela permet, au lieu de l'union qui suppose l'asservissement des uns aux desiderata des autres, la possibilité pour chacun.E de vivre ses choix sans entraver le même droit pour les autres.

L'association libre et donc la dissociation libre, supprime toute possibilité de coercition, toute base autoritaire, toute forme d'emprise. c'est fondamental. Aussi elle n’intéresse jamais les autoritaires de tous poils.

le grand partage signifie : qu'à chaque être humain est accordé à vie, comme à tout autre, une certaine quantité précise d'eau, d'espace habitable, d'outils et d’ustensiles divers, de mobiliers; etc. Son espace habitable et tout le reste le suit, d’association en association ; jamais l’association en elle-même ne peut s'approprier quoique ce soit ; elle n'existe que par les individus qui la composent. Partout où ses pieds se posent et où ses choix le conduisent iel trouve un logement, et iel peut subvenir à tous ses besoins sans dépendre de quiconque.

sur le plan de l'activité, de la production : une heure de "travail", du moins une heure de son temps donnée à l'activité commune nécessaire, aura la même valeur quelque soit l'activité concernée : pas "d'échelle salalriale" ; bien entendu plus d'actionnariat, de bourses, de propriété privée des moyens de production qui, deviennent des biens publics mondiaux, mis à disposition de toute la population. Au cours de son existence, chacunE aura l'opportunité d'occuper un nombre illimité d'activités humaines possibles, la rotation des tâches sera la règle, si bien que chacunE participera, dans la limite de ses capacité, aux tâches ingrates et actuellement les plus mal rémunérées. en même temps, chacunE sera en mesure de dire NON à l'obligation à une quelconque activité, chacunE aura la garantie, par le grand partage, de bénéficier de toutes les bases matérielles d'une vie digne, inconditionnellement. L'activité n'aura qu'une fonction de supplément, égal pour toustes quelques soient nos capacités. La diversité des activités exercées par chacunE permettra d’accumuler des compétences, qui à mesure qu'elles seront acquises, faciliteront l'accès à des activités jusqu'alors inaccessibles. cette rotation permanente des tâches évitera par ailleurs fortement la corruption, personne ne pouvant s'attacher à une fonction durablement. Des ressources comme le pétrole sont renouvelable, à très long terme; le partage de telle ressources se fera avec des parts individuelles attribuées sur toutes les générations humaines parallèle à ce renouvellement de la ressource, et non la seule actuelle génération. Cette attribution des ressources sera en même temps une responsabilité, de sobriété (et c'est là ,un point où nous différons de l'image de pays de cocagne et de corne d'abondance chère à une certain socialisme industrieux du 19° siècle)

la durabilité des biens produits sera un critère important de leur valeur, comptée en temps de travail nécessaire à sa production, et non de la valeur des matériaux qui les composent

l'égalité exige de compter, d'être précis. Nous avons désormais cette capacité de pouvoir décompter n'importe quelle ressource. si on rase gratis, à posteriori, tant mieux, mais nous préférons partir sur des bases solides, parce que nous voulons que ce que nous proposons puisse être envisageable maintenant, de suite, en s'organisant, dans les mois qui viennent, et les années, avec un peu de chance

un contrat suppose que les deux parties soie,nt libre de le décliner, de le refuser. Or bien sûr le contrat salarial n'en est pas un, puisque l'une des partie qui n'a que sa force de travail à vendre pour survivre, n'est pas libre de dire NON. Voilà pour quoi il faut absolument un revenu d'autonomie individuel inconditionnel qui garantisse la base matérielle d'une vie digne (et pas seulement la "première urgence"). le salariat n'est pas fondé sur un choix libre, le contrat est un lien de sujétion. une forme d'emprise, de même que la famille, les sectes, la nation. la propriété privée des moyens de production est la matrice de toutes les formes d'emprise en définitive

l'association libre dissout le pouvoir dans les individus, directement, qui garde tout pouvoir sur tous les aspects de leur existence, qui restent le siège de la décision, qui cesse d'être délégué. parce que le pouvoir ne peut être éliminé, puisqu'il est pouvoir de décider et de faire, alors il faut qu'il soit dissous dans la multitude et la totalités des existences singulières. Le peuple cesse de déléguer à l'état sa souveraineté, il l'exerce directement, par la rédaction individuelle des "constitutions", qui par leurs rapprochements, forment des associations libres, dont chacun peut s'extraire à tout moment, sans perte matérielle (du fait du grand partage préalable et permanent), en décidant de vivre d'autres expériences politiques, sociales, relationnelles.

c'est la concentration du pouvoir qui est la force de l'oppresseur

de plus, au lieu de naître dans telle ou telle nation et de devoir en subir la législation héritées de dynasties de juristes bourgeois et aristocrates, chacun vit désormais ses propres choix, et non les choix d'autrui; il fait ses propres erreurs, et non les erreurs héritées d'un système d'intérêts qui n'ont rien à voir avec nos dialectiques personnelles, nos histoires, nos vies. et de ces erreurs, nous modifions nos choix, donc nos constitutions , et nous pouvons nous dissocier d'une association libre, pour nous diriger vers une autre. Des grande ville peuvent avoir des quartiers "fédéraux" (les règles fédératives seulement s'y appliquent. bien sur également, plus de patrons (et d'actionnaires), plus de cadres sups "managers", de matons des travailleur.euses. Tous els outils de production sont gérés en coopérative de production

ce système des associations libres permet aussi à toutes sortes d'utopies de s'exprimer, au niveau fédéral il n'y aurait qu"'un ensemble de règles très générales, choisies sur la base du consensus par toutes les associations libres participantes (d'autres associations libres peuvent se désolidariser de toute fédération ; la fédération est aussi une assurance réciproque et une autodéfense commune des associations contre toute menace de l'ancien monde résiduel.

dans chaque association libre, des espaces fédéraux neutres permettrait d’héberger la diversité dans chaque entité "communautaire" (parce qu'il y cet aspect dans l'affinitaire, mais ce n('est pas pour nous un gros mot, mais une notion sociologique). toutes les ressources deviennent des bien public mondiaux, qui n'appartiennent à personne. Nous nous situons dans la perspective d'une humanité capable d'améliorer la santé originelle de la planète, de la biosphère, de la vivifier, au lieu de l'asphyxier et de l'éteindre.

là ce qu'il nous faut, tout en préparant théoriquement nos constitutions et associations libres, c'est une grève générale, une grève humaine massive, parce que c'est la condition d'une révolution aussi non violente que possible. Une armée n'attaquera pas, quelques soit son caractère de bras armé des classes dominantes, à une large partie de la population insurgée. elle éclaterai elle-même.

POR UN MUNDO DONDE QUEPAN MUCHOS MUNDOS
pour un monde dans lequel existent plusieurs mondes

À Discuter

Deranque


« La mort de Quentin », « l’assassinat de Quentin », Quentin par-ci, Quentin par-là…
Je lis pas mal de textes au sujet du lynchage de ce militant d’extrême droite à Lyon. Je suis surpris, et pour tout dire plutôt agacé, de constater que nombre de commentateurs, y compris certains libertaires, le désignent par son seul prénom, comme on le ferait d’un copain disparu ou d’un petit garçon de 10 ans à qui il est arrivé malheur.
Comme il faut désormais prendre mille précautions en publiant tout écrit évoquant autre chose que la vie de nos animaux de compagnie, je m’empresse d’affirmer que je hais le lynchage et les lyncheurs. Sans exception. Mais enfin cette familiarité avec un homme qui, à l’âge supposé de la générosité et de la bienveillance pour le genre humain, a épousé une idéologie parmi les plus nauséabondes, me semble grandement déplacée. Les conditions horribles de sa mort n’effacent pas ce qu’il fut, c’est-à-dire une personne qui, au mois de mai dernier, défilait dans les rangs néo-nazis à Paris et dont la catholicité n’en fait pas un petit ange qui parlait aux oiseaux. Un peu de tenue quand même !
Quant aux lyncheurs, l’autre face d’une bien terne médaille, j’espère qu’ils pourront réfléchir au bénéfice politique que l’antifascisme peut tirer de leur « exploit », ainsi qu’au manque de soutien déjà bien établi des politiciens de LFI, au service desquels, au nom de cet antifascisme, ils servent pourtant de petits soldats ou de nervis pour que puisse s’exprimer en toute quiétude une agitée d’envergure comme Rima Hassan.
À Discuter

Mort de Quentin, le militant d’extrême droite lynché par des antifascistes.

Si on ne peut pas crier que justice est faite et que par conséquent, on ne peut pas se féliciter de la mort de ce militant d’extrême droite et surtout pas de la façon dont il a été tué, et ce parce qu’on n’assassine pas les gens (on débat, on s’engueule, on frappe, on punit mais on n’assassine pas) dans la mesure où si on ne soumet personne à la torture, on n’assassine pas les gens, soit, même si on admet que écraser les fascistes, ce n’est pas ça, il faut quand même avouer que l’extrême droite aussi assassine régulièrement, voire plus qu’on l’imagine, lorsqu’elle a la possibilité de ne pas se gêner pour le faire.

Je ne crie donc pas que justice est faite, et je donnerai même mes condoléances à sa famille, sachant que je sais ce qu’est perdre un être cher quoi qu’il arrive. Surtout qu’on n’est pas à l’abri du même phénomène en cas de représailles. Car cela va inévitablement donner du bâton pour nous taper dessus à nous, les antifascistes, en plus que ça donnera un boulevard à l’extrême droite pour alimenter. Mais cela dit, après, si je suis archi contre la peine de mort, c’est pour qui que ce soit, donc y compris pour un facho, sinon c’est le deux poids et deux mesures. Après, bien sûr, je ne vais pas verser une larme pour lui mais c’est une question de principe pour ne pas donner d’armes aux adversaires justement.

Mais halte aux deux poids deux mesures car mis à part qu’il a eu le droit à une minute de silence à l’assemblée tandis que d’autres victimes de l’extrême droite n’ont même pas eu droit à une pensée voire un deuil dans cette « Douce France », il faut affirmer que même si des antifascistes ont agi ainsi probablement sous l’influence de slogans durs et radicaux, pour autant c’est accidentel plutôt et rien par rapport au nombre de victimes de l’extrême droite.

Oui, car en attendant, c’est l’extrême droite qui a tué et qui tue le plus régulièrement, qu’il s’agisse de s’attaquer physiquement voire de buter des immigrés ou leurs descendants comme des lapins de sang froid, ou de balancer des immigrés dans la Seine, de profaner des cimetières, de poser des bombes dans des foyers de migrants etc….. Bah ce sont les fascistes et certainement pas les antifascistes

Outre les meurtres de Ibrahim Ali et de Ibrahim Bouaram, l’affaire Carpentras perpétrée par les skinheads, et hélas bien d’autres forfaits fascistes, prenons ici quelques exemples :

Attentats terroristes et attaques directes, qu’elles soient réussies ou juste des tentatives.
Novembre 2000 (La Baule) : Explosion d’un colis piégé dans un centre des impôts. Une personne morte. Auteur ? Philippe Rivet (mouvance identitaire).
Avril 2002 (Alfortville) : Attentat à l’explosif contre un centre culturel arménien par la mouvance ultra-nationaliste des Loups Gris. Qui sont les Loups Gris ? Bah ce sont les fascistes turcs.
Juillet 2002 (Paris) : Tentative d’assassinat de Jacques Chirac lors du défilé du 14 juillet par Maxime Brunerie (militant néonazi du MNR).
Septembre 2012 (Paris) : Agression violente contre le journaliste Jonathan Moadab par des membres de la Ligue de Défense Juive (LDJ). Extreme droite.
Octobre 2019 (Bayonne) : Fusillade à la mosquée par Claude Sinké, un ancien candidat du FN, donc un fasciste. Le bilan? 2 blessés graves.

Etc etc…. Alors ne nous laissons pas mettre dans l’oubli même si les méthodes par laquelle Quentin a été traité sont condamnables.

C’est donc l’extrême droite qui tue le plus. Alors oui, pour se défendre contre elle, il faut réagir et riposter proportionnellement et donc par les mêmes moyens qu’ils emploient. Encore une fois, pas de la façon dont Quentin à été traité mais on doit en tout cas rester vigilants pour repousser l’extrême droite voire l’écraser ou la tuer dans l’œuf s’il le faut, avant qu’elle ne fasse d’autres victimes voire nous écrase.

Enfin quant à écraser le fascisme, ce n’est pas une affaire d’individus mais de phénomène et surtout de système pourri qui le nourrit. C’est pourquoi c’est lié à la nécessité d’en finir avec le capitalisme.
À Discuter

Tyrannicide CNT-AIT32

Sur un fait divers
(ou les choux gras...)


« L’attaque armée visant [samedi] soir le président des États-Unis est inacceptable », a écrit sur X Emmanuel Macron, dimanche 26 avril, après l’évacuation de Donald Trump d’un gala de la presse à Washington à la suite de coups de feu. « La violence n’a jamais sa place en démocratie. J’adresse à Donald Trump tout mon soutien », a ajouté le président français. (Le Monde - 26 avril 2026)


La question de l'attentat politique est ancienne, depuis le tyrannicide antique en passant par les monarchomaques de la Renaissance. Celle-ci répond à une question : "faut-il tuer le tyran ?", et donc à une seconde : "qu'est-ce qui me permet de définir un homme au pouvoir comme un tyran ?"
Dans cet article du Monde recensant les réactions des puissants de ce monde, il est assez significatif de constater combien leur position est unanime, répondant en fait par la négative à la deuxième question : M. Trump n'est pas un tyran et il ne faut donc pas le tuer. Encore faudrait-il peut-être poser la question à d'autres personnes pour avoir un horizon fiable des diverses positions à ce sujet sur la planète.


Mais il faut aussi poser d'autres questions après cette série "classique". L'attentat individuel est-il utile à la Révolution? L'attentat individuel peut-il changer les données de la politique, et finalement, dans un geste paradoxal, diminuer la violence pesant sur la Société?


L'Histoire, qui ne se baigne jamais dans le même fleuve, permet de repérer toutefois des permanences. Ainsi l'attentat de Sainte-Nédilia à Sofia en 1925 a-t-il éliminé nombres d'apparatchiks de la dictature bulgare, sans que celle-ci ne vacille d'un pouce. On constate exactement le même phénomène actuellement en Iran, comme l'hydre de l'Herne qui voit ses têtes repousser au fur-et-à mesure qu'elles sont coupées. La structure décentralisée du pouvoir iranien garantit une stabilité et rend "naïve" la posture israélo-américaine de la décapitation d'un centre de commandement. On constate que ces décapitations s'accompagnent d'une répression sanglante sur la population (ou la société). Le stock de violence réalisée s'en trouve augmenté.


Par ailleurs, il n'y a pas à ma connaissance de réalisation de l'"élément déclencheur" ou avant-gardiste permettant au phénomène révolutionnaire de débuter. Les études montrant le déclenchement des révoltes et des révolutions ne montrent pas une liaison avec les attentats individuels, mais plutôt des réponses à des problèmes économiques (famines), ou à des peurs de contre-révolution réelles ou supposées (juillet 1789 en France, juillet 1936 en Espagne). Pour les anarchistes, la "propagande par le fait", un temps retenue comme stratégie au Congrès de Londres de 1881, fut vite abandonnée au vu des retombées extrêmement négatives sur le mouvement lui-même et la société (lois scélérates de 1893 et 1894).


Alors oui, il existera toujours des "Ravaillac de cœur" (R. Mousnier) sinon d'esprit, mais cela reste à notre sens un phénomène psychologique de décompensation à l'angoisse créée par la souffrance sociale, et rien de plus. Par ailleurs, pour les journalistes sérieux, la mort ou la survie d'un président ne devrait guère mériter qu'une ligne. Cependant, lier la condamnation de ces actes à une conception de la démocratie comme le font les permanents au Pouvoir est du plus haut comique (si l'on choisit d'en rire). La démocratie réelle n'existe pas (encore) et la violence exercée par la Société et l’État sur les individus est extrême. La peine de mort existe encore en France (voir les violences policières en recrudescence), notamment parmi les travailleurs et privés de travail. Alors pousser des cris d'orfraie quand une personne souhaite en éliminer une autre au nom du bien commun, ce qui n'est qu'un fait divers, n'est-ce pas ajouter un peu plus d'hypocrisie à la tragédie ambiante, quand la violence suprême, la Guerre, recrute de plus en plus de thuriféraires, comme une Peste des âmes avançant dans un galop de mort.


CNT-AIT32
(4009 mots)
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L’IA, outil de domination au service du capitalisme et de la bourgeoisie

Aujourd’hui , nous sommes dans une société où le changement technologique se présente comme une vertu du progrès croissant. L’IA, ou plus correctement les modèles de langage et de génération d’images, ne créent strictement rien : ils copient, recombinent et ne sont pas neutres.
Un LLM est entraîné sur des millions de données et des milliards de paramètres. Plus un modèle possède de paramètres (4, 8, 9, 250B ), plus la quantité de données mobilisée est importante. Une donnée est fondamentale : un modèle LLM suit strictement le prompt de celui qui détient la domination de l’entreprise qui développe ce système de génération de texte, d’image ou de vidéo.
Les grandes compagnies capitalistes comme OpenAI, Anthropic, Google ou xAI portent une vision conservatrice et protectrice de la bourgeoisie. L’IA sert également d’arme de mutilation du prolétariat en s’incorporant dans l’armement militaire, avec pour conséquence d’améliorer la portée de frappe des missiles faisant des millions de morts.
Les réseaux neuronaux requièrent un matériel très énergivore : une forte consommation d’énergie, ainsi qu’une consommation d’eau accrue pour le refroidissement des cartes graphiques essentielles au calcul du réseau neuronal. L’impact environnemental ne se limite pas à l’utilisation. La production de cartes graphiques pour les serveurs d’IA nécessite l’extraction de nombreux minerais. Ces conditions d’extraction sont catastrophiques et reposent sur l’exploitation d’enfants et de travailleurs dans des conditions pénibles.Nous ne voyons plus que la finalité du produit usiné, ce qui relève du fétichisme de la marchandise.
L’accès à des modèles d’IA exécutés en local sur ordinateur pourrait permettre de réduire l’utilisation de services centralisés et de la dépendance aux formes capitalistes actuelles. Aujourd’hui, les modèles open source facilement déployables et de bon niveau requièrent souvent un matériel très coûteux, pouvant atteindre 10 000 euros voir beaucoup plus, en prenant en compte l’ensemble des conditions de production en amont. Seuls les voleurs de capitalistes peuvent se permettre l’achat d’un matériel aussi onéreux, c’est par ce fait qu’ils détiennent le monopole, un outil de domination sur le prolétariat. Le travailleur, dans certains métiers comme développeur ou administrateur système, est parfois contraint d’utiliser l’IA pour maintenir la cadence productif de création de projets programmatiques et de gestion d’administration réseau.La plupart de ces frais ne sont pas pris en compte par le patron, ce qui représente un coût pouvant aller jusqu’à 20 euros par mois, voire 200 euros pour un abonnement supérieur. Le travailleur est donc soumis au système monopolistique des entreprises capitalistes, et se retrouve aliéné par le travail.
La question qui se pose aujourd’hui est la suivante : la question n’est pas d’être contre cette technologie en soi, mais de sa perspective d’utilisation, qui devrait normalement garantir un accès universel et une gestion environnementale intégrée. Cette perspective est impossible, car l’IA est conçue dans cette société comme un outil de pouvoir, en raison de sa centralisation et de son accessibilité limitée. La conception de l’impact environnemental n’est pas suffisamment prise en compte dans sa conception. En fin de compte, être totalement contre l’IA relève souvent d’une rationalité, mais cela peut aussi rapidement basculer vers une forme de validisme en marginalisant ou en se moquant des personnes en situation de handicap, pour qui cet outil permet de communiquer, de s’exprimer et d’accéder à une plus grande autonomie.
L’IA peut être un bon outil si elle est pleinement socialisée, en tenant compte de son impact environnemental et mise au service de l’individu comme du collectif. Mettons fin à la domination capitaliste et à la monopolisation de la technologie par une transformation sociale.
Viva la révolution sociale !
À Discuter

Théorie décoloniale une énième escroquerie politique

Théorie décoloniale une énième escroquerie politique
Dans le journal Anarchosyndicalisme ! Notre objectif constant a toujours été de déconstruire les impostures politiques et toutes sorte de tromperies.
Il est indéniable qu'internet à permis la résurgence de concepts que nous croyions relégués aux tréfonds des poubelles de l'histoire. À l'instar de spectres, ces successeurs des théoriciens raciste du XVIII e siécle nous proposent des études sur la société actuelle et la géopolitique internationale basées sur des « races sociales », distinguant les « blancs », « asiatiques » et les « noirs ». En somme ils adoptent une perspective raciste de la planète et de l'humanité.
Néanmoins, aujourd'hui, ils se revendiquent officiellement de gauche et pour certain soutiennent Mélenchon. Certains de ces « gauchistes » n'hésitent pas à affirmer publiquement que c'est la critique et le rejet de l'idée de « race », qui serait à l'origine du racisme !
Cela devrait ravir les anthropologues qui soutiennent généralement que la notion de race n'est pas valide. Ces « gauchistes » sélectionnent une fraction des prolétaires sur la base de leurs caractéristique ethniques ou d'origines réelles ou présumées, les transforment en emblèmes visibles de la « diversité ». Et légitiment leur positionnement selon les théories racistes modernisées et mises à jour, généralement orientées vers les jeunes étudiants « racisés » provenant de la classe populaire. Sous la condition bien sûr, d'utiliser le terme à la mode de « construction sociale », cela passe (presque) inaperçu.
UN PEU D'HISTOIRE
Le racisme, dans sa forme actuelle, découle des théories raciales du XVIIIe siècle et s'est progressivement développé au XIXe siècle en tant que théorie scientifique. Des anthropologues comme Julien-Joseph Virey, George Cuvier et Ernst Haeckel l'étudient … Ces théories ont reçu le soutien d'idéologue racistes tels qu'Arthur Gobineau . L'histoire du racisme est intimement connectée à l'entreprise sociale de segmentation de l'humanité en catégories raciales, ce qui entrainne inévitablement le racisme.
Comme le rappelle Etienne Balibar : « La race est censée être une catégorie génétique, correspondant à une forme physique apparente. Depuis cent cinquante ans, il y a beaucoup de discussions scientifiques sur les noms et les caractéristiques des races. Le débat est assez fumeux, et en grande partie infâme. La « nation » est censée être une catégorie socio-politique liée de quelque façon aux frontières réelles ou virtuelles d’un Etat. Le « groupe ethnique » est une catégorie culturelle, définie par certains comportements persistants, transmis de génération en génération, et qui à la différence de la nation ne sont pas en théorie circonscrits dans les frontières d’un Etat. Ces termes sont, bien sûr, utilisés de façon incroyablement incohérente- sans parler du nombre important d’autres termes utilisés. » (1)
Les théories racistes se fondent sur la notion de « race », qui engendre inévitablement le racisme. La couleur de la peau est donc l'indicateur majeur qui différencie les « races ».
Historiquement : les couleurs blanc, jaune et noir sont utilisées pour établir des distinctions « raciales » sur lesquelles s'appuient les théories racistes.
Ces distinctions nourrissent le « racialisme », qui à son tour donne lien à une ou plusieurs hiérarchisations . C'est ce qui constitue la définition du racisme, considéré comme une construction idéologique parfaitement élaborée.
Définition, distinction, et classement des « races ». Une fois ces clarifications faites, il est clair pourquoi certain concepts sont réintroduits par des groupes douteux qui s'attachent à reclasser les individus dans différentes catégories sociales. Cette attribution nécessite non seulement une classification, mais également une hiérarchisation et inévitablement une discrimination (même positive, cela reste du racisme). C'est le raciste qui fait la race.
LES NOUVEAUX ANTIRACISTES … MAIS, RACISTES !
Si un terme est aujourd'hui particulièrement controversé dans les luttes antiracistes, c'est bien celui de « racisé », utilisé pour qualifier une personne en fonction de son taux de mélanine. En d'autres termes, au lieu de définir un prolétaire par ce qui l'unit aux autres prolétaires, c'est-à-dire leur condition commune d'exploité dans une société où tout est marchandise, cette idéologie bourgeoise choisit une caractéristique spécifique pour isoler l'individu, essentialisant ainsi cette particularité sous prétexte de mieux reconnaître « sa dignité ». L'antiracisme contemporain propose de nouvelles analyses pour prétendument « lutter » contre le racisme. Pour ce faire, il réintroduit la notion de race. Ainsi, le PIR et son média YouTube PDH (Parole d'honneur), représentatifs de ce courant politique et fondés par Houria Bouteldja et Youssef Boussoumah, ont acquis une certaine influence au sein de la gauche du capital. Leur vision du monde classifie les êtres humains selon leur couleur de peau et leur religion.
Les noirs , les arabes, et les musulmans se doivent de lutter contre le pouvoir blanc. Les blancs quant à eux peuvent rejoindre la lutte en abandonnant leurs privilèges blanc. Donc de facto la « race » remplace la classe.
Pour le PIR, l'occident et sa tête de proue représentés par le pouvoir blanc : Israël . Selon leur, perspective, il est donc nécessaire de mener la bataille de l'intérieur de la France en soutenant les luttes des peuples opprimés, ainsi que la religion des opprimés, à savoir l'islam.
Les militants du PIR peuvent donc perfectionner leur rhétorique grâce à leurs instruments théoriques.
Ils doivent donc s'opposer au racisme institutionnel de l'état et à l'islamophobie. La défense de l'islam sous toutes ses formes, y compris les plus rigoristes, est la manifestation de la lutte contre cette dernière. Tout individu qui critique la religion qu'elles que soit la marque est donc un raciste caché (bonjour la psychanalyse de bazar).
Tous les agissements de « racisé » frappe ou abuse sa femme, c'est en raison de son oppression et il ne faudrait pas le juger. Le port du voile par les femmes est une réponse à l'idéologie coloniale prédominante. L'inacceptation de l'homosexualité au sein de la « communauté » (le terme communauté est un peu galvaudé, qui mériterais un article) musulmane est une réponse à l'idéologie prévalente en occident. Si l'antisémitisme est si présent au sein de cette « communauté », c'est en raison de l'idéologie coloniale. Il est également nécessaire de défendre l'islam et toutes ses facettes à l'échelle mondiale. C'est le PIR qui attire surtout les rigoristes. Tariq Ramadan a donc été en mesure de soutenir le mouvement et de faire la promotion des principes fondamentaux des frères musulmans.
Pour eux , la situation est claire : le nouveau prolétaire est le musulman, et toutes les structures et mouvements nationalistes du proche-orient doivent être soutenus.
Critiquer le régime Iranien est impossible car c'est une nation opprimée ; il faut donc la défendre.
Ils ne se préoccupent que du conflit entre les « nations du moyen-orient » et « les nations occidentales ». Dans le cadre de sa stratégie pour s'opposer au capitalisme , le PIR suggère d'engager un conflit entre races et nations, tout en investissant dans la communauté religieuse !
Ce délire conceptuel est particulièrement dépourvu de la présence du prolétariat, de la lutte des classes et de la critique sévère du capitalisme et de son exploitation, car ils considèrent que cela relève plutôt des préoccupations « blanches ». On pourrait qualifier cela d'une énième théorie bourgeoise qui, comme toutes les théories de ce type, vise à neutraliser toute contestation du système dans lequel nous évoluons.
En conclusion, il est incontestable que les nouvelles générations, qui commencent à s’intéresser à la politique actuelle, passent généralement par le biais d'internet dans un premiers temps.
Le web peut être un excellent outil s'il est employé de manière judicieuse, mais également le plus néfaste. L'ascension d'individus tels que Soral est entièrement due à internet.
Sur les plateformes (anti) sociales, le mouvement « décolonial » semble gagner du terrain. On le décrit comme une mouvance de gauche « non-blanche », exempte de tout paternalisme « blanc », ou tout est constamment lié à la notion de « race ». Qu'il faut se méfier de ceux qui contredisent leur idées, en particulier s'ils sont considérés comme « racisés ».
Nous aurions dû être sur nos gardes dés le début , il y a déjà quelques années, quand ces individus (PIR, et Cie …) élaboraient une bouillie idéologique, associant tiers-mondisme/nationalismes du tiers monde, panafricanisme et nationalisme noir inspiré de la « nation of islam », une défense de l'islam douteuse qui défens aussi bien les modérés que les extrémistes . Ils ont saupoudré le tout d'un discours soi-disant anti-impérialiste, fortement teinté d'antisémitisme. Et donc, pour rester à la mode qui donne un aspect de « gauche » , sont queer et LGBT friendly, sans que ça les empêchent de relativiser l'homophobie « cool » des quartiers populaires. Ils sont très féministes mais « non-blanches », et ils ne ressentent pas vraiment le besoin d'apporter leur soutien aux femmes Iraniennes qui il y a quelques années enlevaient leur tchador dans les rues des villes Iraniennes, avec les conséquences que nous pouvons imaginer. Sont officiellement super-de-gôche, et super antiracistes. Est ce que vous la voyez l'escroquerie ?
(1)- Étienne Balibar, Immanuel Wallerstein, Race, nation, classe, Les identités ambigües, p.105, La découverte, Paris, 1997.
À Discuter

Escalade militaire au Venezuela …et au-delà ?

Contre toutes les guerres,
contre tous les gouvernements,
contre toutes les oppressions
affiche apposée sur les murs de Moscou en février 2022 par les opposants russes à la guerre en Ukraine)

Réunis en Assemblée générale extraordinaire ce samedi 3 janvier,
les militantes et militants de la CNT-AIT française, ayant appris le coup de force militaire des États-Unis contre le président du Venezuela Maduro, qui a été enlevé avec son épouse, suivent la situation avec inquiétude.
Cette nouvelle aventure militaire nous rapproche chaque jour un peu plus d’une nouvelle guerre mondiale généralisée et démontre – si besoin en était – la véritable nature de l’État. Même caché sous le masque de la « démocratie », l’État est l’instrument du Pouvoir pour exercer la loi du plus fort : hier loi du plus fort exercée par Maduro (président « démocratiquement élu ») et sa clique militaro-affairiste contre la population du Venezuela ; aujourd’hui loi du plus fort de Trump (président « élu démocratiquement ») et sa clique militaro-affairiste contre Maduro et son régime. Dans tous les cas, c’est la population et notamment les travailleurs et les exploités qui paient les pots cassés.
La classe des travailleurs opprimés n’a rien à voir avec cette guerre de gangsters !
La CNT-AIT appelle les populations, et en premier lieux les travailleuses et les travailleurs à refuser de se laisser entrainer dans les aventures militaires, que ce soit au nom de la Patrie, de la Nation, de la démocratie ou de l’anti-impérialisme. Nous appelons à se dresser partout et tout le temps contre l’armée et le militarisme, par tous les moyens à disposition, que ce soit individuellement ou collectivement.
La CNT-AIT appelle les sections, amis, initiatives de l’AIT à convoquer de manière URGENTE le groupe de travail permanent antimilitariste de l’AIT, dont la création a été décidé lors du récent congrès de l’AIT à l’initiative de la CNT-AIT.
Paix aux chaumières, guerres aux palais !
CNT-AIT (Section en France de l’Association Internationale des Travailleuses et des Travailleurs)
contact@cnt-ait.info

[ULET-AIT, Colombie] VENEZUELA : TOUT N’EST PAS PERDU !
https://www.uletsindical.org/no-todo-esta-perdido

La fenêtre d’Overton est le concept selon lequel, progressivement, les idées politiques peuvent muter au point que ce qui était autrefois considéré comme inacceptable devient désormais normal, et inversement.
Les États-Unis sont responsables du déplacement progressif de cette fenêtre vers la dialectique de la guerre. Pendant des décennies, le monde a observé et toléré les prétendus « changements de régime » et l’intervention des puissances dans les pays moins puissants.
Le résultat est clair : ni le financement des différents partis politiques, ni l’entraînement des armées à la contre-insurrection, ni les opérations secrètes de ceux qui tirent les ficelles de la politique bourgeoise ne sont jugés nécessaires.
Désormais, toute forme d’organisation qui déplaît au pouvoir est réprimée et attaquée de front, mais pire encore : sous les applaudissements de ceux qui assistent au spectacle en direct à la télévision.
L’intervention historique des puissances mondiales dans les territoires du Sud global démontre que tout gouvernement, régime ou individu est totalement sacrifiable, surtout s’il ne sert pas les intérêts du capital. Applaudir l’intervention de ceux qui tirent les ficelles de la politique bourgeoise n’offre aucune garantie de pérennité.
Il faut être clair : nous sommes contre le régime de Maduro, comme nous sommes contre tout gouvernement, quelle que soit l’idéologie qu’il prétend professer.
Tout gouvernement, tout État, est le fruit de l’imposition violente du pouvoir sur un territoire historiquement occupé. C’est pourquoi nous croyons, et croirons toujours, au peuple qui s’organise pour défendre ses propres intérêts.
Mais tout n’est pas perdu, ni au Venezuela, ni en Palestine, ni en Colombie, ni nulle part ailleurs dans le monde. Tant que nous ne nous soumettrons pas tous au « Leader », tant qu’il y aura opposition, résistance et lutte, il y aura un avenir.
L’Empire, l’État et le Capital s’effondrent, livrant leurs dernières démonstrations de force pour tenter de résister au cri qui a retenti à travers l’Amérique latine, comme en 2019 et 2021, et qu’il est plus que jamais nécessaire de se rappeler : « Jusqu’à ce que la dignité devienne la norme.». Car Maduro est tombé, mais Trump tombera lui aussi lorsque le peuple se soulèvera.
En tant qu’ULET, nous encourageons l’accueil à bras ouverts de tous ceux qui fuient le conflit dans un esprit antimilitariste, car aucun appel à la guerre ne peut briser la fraternité qui transcende toutes les frontières.
Tous les drapeaux sont noirs quand ils brûlent !
Union libertaire étudiant et travailleurs (ULET-AIT), Fédération régionale de Cundinamarca
Validé Bouclage

IRAN

Loi martiale camouflée et logique de pouvoir en Iran !
Une perspective anarchiste sur les coupures d'Internet et la militarisation de l'espace urbain.

Des centaines d'heures de coupures délibérées et totales d'Internet, associées au déploiement ouvert de forces armées équipées de matériel militaire lourd dans les rues et les quartiers des villes iraniennes, ont créé une situation qui, bien qu'elle ne soit pas officiellement qualifiée de « loi martiale », en présente dans les faits de nombreuses caractéristiques : contrôle des communications, recours à la force coercitive et instauration d'un état d'urgence permanent. D'un point de vue anarchiste, cette situation n'est pas une aberration temporaire, mais la manifestation évidente de la logique même de l'État moderne.

L’État et le monopole de la violence

Dans la théorie anarchiste, l'État est avant tout une institution qui détient le monopole de la violence organisée et tire sa légitimité non pas du libre consentement de la société, mais de sa capacité à recourir à la force.
Lorsque des véhicules blindés, des armes lourdes et des forces militaires occupent l'espace urbain – même sans confrontation directe –, il s’agit d’une « démonstration de puissance » : un message visuel rappelant aux habitants que l'ordre établi repose sur la possibilité d’une répression sévère. C'est précisément ce à quoi correspond le monopole de la légitimité de la violence, que nous reconnaissons comme l'essence même du pouvoir étatique.

La déconnexion comme blocus social

Aujourd'hui, Internet n'est plus seulement un outil technique de communication, mais un réseau qui permet la solidarité horizontale, la libre circulation de l'information et l'action collective. Sa coupure généralisée constitue une forme de blocus ou de « siège » — non pas le siège d'une ville, mais le siège de la conscience et des liens sociaux. En coupant ces réseaux, le gouvernement tente de diviser la société en unités isolées, chacune étant plus facile à contrôler séparément que l'autre.

L’état d’urgence comme règle

Ce qui est justifié au nom de « conditions particulières » ou de « nécessités sécuritaires », c’est le maintien d'un état d'exception permanent : une situation dans laquelle la loi est suspendue et où la décision du dirigeant prend sa place. Dans de telles circonstances, la frontière entre « temps normal » et « temps de crise » disparaît, et la société est maintenue dans un état d'alerte constant et les droits sont suspendus. La loi martiale camouflée fonctionne précisément selon cette même logique : sans déclaration officielle, mais en mettant en œuvre les mêmes mécanismes dans la pratique.

La ville comme garnison

La militarisation de l'espace urbain transforme la fonction symbolique de la ville. Celle-ci, qui devrait être un lieu de vie commune, de diversité et de libre interaction, devient un lieu de déploiement de la force et de la surveillance. Cette transformation montre que l'État considère la société non pas comme un ensemble d'individus autonomes, mais comme une population potentiellement dangereuse nécessitant une surveillance et d'un contrôle constants.

Ordre ascendant contre ordre descendant

En opposition à cette logique, nous, anarchistes, insistons sur la possibilité d'un autre type d'ordre : un ordre qui ne découle pas de la menace d'un canon, mais de la coopération volontaire, de l'entraide et des réseaux de solidarité horizontaux. Les expériences historiques et sociales ont démontré que les êtres humains peuvent créer diverses formes d'auto-organisation et de coexistence sans recourir aux mécanismes répressifs. Ce que l'État craint fondamentalement, ce n'est pas le désordre, mais précisément la possibilité d'un ordre sans État.

La coupure d'Internet et le déploiement des forces armées dans les rues peuvent être considérés comme les deux facettes d'une même stratégie : le contrôle de la société par l'isolement et la peur. D'un point de vue anarchiste, cette situation n'est pas une erreur passagère, mais la révélation du vrai visage du pouvoir — un visage qui, en temps de crise, abandonne son masque juridique et administratif et s'exprime dans sa langue d'origine : celle de la force.

Une telle analyse nous invite à réfléchir au-delà des événements quotidiens et à poser cette question fondamentale : l'ordre social doit-il nécessairement reposer sur la violence organisée, ou pouvons-nous imaginer des formes de coexistence fondées sur la liberté, l'égalité, la solidarité et l'autogestion ?

– Front anarchiste d’Iran et d’Afghanistan (17 janvier 2026)
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« Soutien au mouvement légitime de revendication du peuple ;
avancer vers une liberté et une égalité réelles, et non vers un retour au passé »

(…) De Dey 1396 (janvier 2018) à Aban 1398 (novembre 2019) et Shahrivar 1401 (septembre 2022), le peuple opprimé d’Iran a, à de multiples reprises, montré par sa présence dans les rues qu’il ne tolère pas les rapports économiques et politiques dominants ni les structures fondées sur l’exploitation et l’inégalité. Ces mouvements ne visent pas un retour au passé, mais la construction d’un avenir libéré de la domination du capital, fondé sur la liberté, l’égalité, la justice sociale et la dignité humaine.

Tout en déclarant notre solidarité avec les luttes populaires contre la pauvreté, le chômage, la discrimination et la répression, nous affirmons clairement notre opposition à toute forme de retour à un passé marqué par l’inégalité, la corruption et l’injustice. Nous sommes convaincus que la véritable émancipation ne peut être obtenue que par la direction et la participation conscientes et organisées de la classe ouvrière et des masses opprimées, et non par la reproduction de formes de pouvoir archaïques et despotiques. Dans ce contexte, les travailleurs, les enseignants, les retraités, les infirmières, les étudiants, les femmes et en particulier les jeunes, malgré la répression généralisée, les arrestations, les licenciements et les pressions économiques, demeurent à l’avant-garde de ces luttes. Le Syndicat des travailleurs de la Compagnie de bus de Téhéran et de sa banlieue souligne la nécessité de poursuivre des protestations indépendantes, conscientes et organisées.

Nous l’avons dit à maintes reprises et nous le répétons encore : la voie de la libération des travailleurs et des exploités ne passe ni par la fabrication de leaders au-dessus de la tête du peuple, ni par l’appui sur des puissances étrangères, ni par les factions internes du pouvoir, mais par l’unité, la solidarité et la création d’organisations indépendantes dans les lieux de travail et de vie, ainsi qu’à l’échelle nationale. Nous ne devons pas permettre d’être une nouvelle fois les victimes des jeux de pouvoir et des intérêts des classes dominantes.
Le syndicat condamne également avec la plus grande fermeté toute propagande, justification ou soutien à une intervention militaire des gouvernements étrangers, notamment des États-Unis et d’Israël. De telles interventions ne conduisent pas seulement à la destruction de la société civile et au massacre de la population, mais fournissent aussi un nouveau prétexte à la poursuite de la violence et de la répression par le pouvoir en place. Les expériences passées ont montré que les États occidentaux dominants n’accordent aucune valeur réelle à la liberté, aux conditions de vie et aux droits du peuple iranien.

Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus et insistons sur la nécessité d’identifier et de traduire en justice les donneurs d’ordres et les auteurs des massacres de la population.

Vive la liberté, l’égalité et la solidarité de classe ! La solution pour les exploités, c’est l’unité et l’organisation
Syndicat des travailleurs de la Compagnie de bus de Téhéran et de sa banlieue (1), 17 Dey 1404 (7 janvier 2026)


(1) L’un des rares exemples connu de réussite de formation d’un syndicat indépendant sous la régime islamique iranien est celui des conducteurs de bus de Téhéran. Malgré une répression systématique, le 13 mai 2005, 3000 travailleurs se rassemblaient pour réclamer la dissolution du Conseil islamique. Le 3 juin, à l’occasion d’une nouvelle convocation à une assemblée d’entreprise, les forces de sécurité empêchèrent les travailleurs d’atteindre le lieu de réunion. Vers midi environ 500 travailleurs se rassemblèrent avec des pancartes ; la police reçut alors l’ordre de se retirer. C’est à ce moment là que fut fondé le syndicat des travailleurs des transports publics urbains de Téhéran (Vahed) ; on estime que 5000 travailleurs (sur 14 000), hommes et femmes, ont participé à la fondation de ce premier syndicat légal. Fin 2005, début 2006, le syndicat a été l’objet d’une féroce répression suite à un début de grève salariale (cf ici https://cnt-ait.info/2006/07/27/teheran-...-en-commun ). Les chauffeurs sous la menace des armes de la police étaient contraints de monter dans leur bus, ceux qui refusaient étaient tabassés. Toute la direction du syndicat a été arrêtée. A la suite d’une nouvelle grève, à l’exception de son président, la direction a été libérée. Quand, fin janvier 2006, une nouvelle grève est annoncée pour la libération de ce président, plus de 500 syndicalistes et chauffeurs de bus sont jetés en prison. Libérés, ils ont été licenciés.
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SIVENS : Retour sur la ZAD, sa répression et sur un crime d’État

La petite dernière des brochures publiées par la CNT-AIT reviens sur la lutte de Sivens, qui s’est déroulée entre 2011 et 2016 dans une zone rurale du département du Tarn. Cette lutte entendait s’opposer à un projet de barrage et de constitution d'une réserve d'eau utilisable notamment pour l'irrigation de terres agricoles et le contrôle de l'étiage de la rivière locale, le Tescou.
Rapidement le projet rencontre une opposition d’habitants de la zone, qui dénoncent les conflits d'intérêts entre la compagnie d'aménagement des coteaux de Gascogne et le conseil général du Tarn, le coût environnemental (destruction de la zone humide du Testet), le coût du projet, le faible nombre d'agriculteurs bénéficiant du barrage, ainsi qu'un moindre besoin en eau actuel par rapport à ce que les études montraient en 2001.[1]

Si l’opposition au projet a été initié par des associations environnementalistes, avec leurs modalités classiques de mobilisation (pétition, recours administratifs et juridiques, actions symboliques telles que sit-in et grèves de la faim, …), à parti de l’automne 2013, plusieurs militants décident de lancer une occupation pour s’opposer à la construction du barrage du Testet. Ils s’installent alors à proximité des premiers travaux relatifs au barrage et notamment de la construction d’une digue et de la zone de déforestation autour du Tescou.
Les militants de la CNT-AIT de Montauban et de Toulouse ont participé activement dès le début à la lutte, produisant autant des textes de mobilisation que des analyses de situation et des réflexions stratégiques, textes qui sont regroupés dans cette brochure.
Cette brochure vise à contribuer au débat sur les luttes pour le territoire, qui sont un terrain de lutte complexe et ambigüe. La brochure revient aussi sur la mort de Rémi Fraisse, tué lors de la manifestation du 26 octobre 2014 par une grenade de la gendarmerie.

« Mais alors si la mort de Rémi Fraisse n’est pas due au hasard, pourquoi Rémi Fraisse a-t-il été tué ?

Une analyse anarchiste transforme nécessairement la proposition interrogative "Pourquoi Rémi Fraisse a-t-il été tué ?" en la proposition affirmative suivante : "Rémi Fraisse devait être tué", le pourquoi venant après.

En effet, la transformation par l'État d'une zone de lutte sociale, de tension sociale en zone de guerre, avec tout le système attenant, en termes d'armement par exemple, mais aussi avec la rhétorique de l'ennemi intérieur animant la troupe répond à plusieurs logiques spécifiques, très éloignées de cet espèce de rêve éveillé qu'est le mythe d'un "maintien de l'Ordre" démocratique.

La caractéristique de l'ennemi, différent de l'adversaire, c'est qu'il faut l'anéantir. À long terme, l'État tue de manière régulière des contestataires, dans une sorte de cycle immuable qui fait penser à une effusion de violence mortifère nécessaire quoique discontinue dans le temps, à l'encontre de préférence d'une ou plusieurs personnes totalement "innocentes" au sens premier, c'est-à-dire ne nuisant pas et étant désarmées. Alors évidemment on tue pour affirmer sa position monopolistique dans l'usage du feu, on tue aussi pour tester la troupe et vérifier son bon fonctionnement en temps de "paix", l'État tue aussi pour maintenir un "climat" de guerre interne salutaire et faire perdurer une posture martiale face à une contestation du réel, quand la contestation n'est pas intégrée dans un spectacle légal. Le drame est nécessaire, il n'est pas une dérive malencontreuse de l'État ou de ses séides écornifleurs : il obéit à une dramaturgie planifiée et complexe où le sacrifice d'un homme est nécessaire pour nourrir la Raison d'État et ses suppôts.

Ces quelques idées peuvent nous aider à ébaucher une analyse qui reste à approfondir de ce qui n'est pas un fait-divers. Pour le reste, en aval, la LDH (Ligue des Droits de l’Homme) et toutes les associations réformistes ou Républicaines, ainsi que les Partis de Gauche ou Écologistes vont analyser et déplorer la "dérive" de l'État, sans évidemment comprendre que ce meurtre est constitutif de l'essence même de l'État. Voilà pourquoi il nous semble important d'apporter un éclairage anarchiste sur le meurtre de ce jeune homme (avec tout ce qui va avec le meurtre rituel de la jeunesse par les États-Nations)."

Brochure téléchargeable en ligne : https://cnt-ait.info/category/bro/

Version papier disponible contre 8 euros (chèque à l’ordre de « La lettre du CDES » mention Brochure Sivens au dos) à envoyer à CNT-AIT, 7 Rue St Rémésy 31000 TOULOUSE
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Abattre l'Etat et non les vaches

Ce n’est pas les vaches qu’il faut abattre mais le virus Capitaliste et son vecteur, l’Etat !
Les Bordes sur Arize, 11 décembre 2025

Les médias rabâchent en boucle que face à la Dermatose nodulaire contagieuse (DNC) « il n’y a pas d’autre alternative » et que les mesures d’abattage total s’appuient sur des normes internationales fondées sur des études scientifiques.
C’est à la fois vrai et faux.
Il est vrai que c’est ce que recommandent les normes internationales (Code sanitaire des animaux terrestres de l’Organisation Mondiale de Santé Animale, OMSA, ex OIE), normes qui sont reprises dans la Réglementation Européenne, seule compétente en matière de règles vétérinaires dans les 27 États membres de l’Union Européenne.
Mais il faut bien avoir en tête que ces normes ne sont pas des normes sanitaires mais des normes COMMERCIALES. Le but des normes de l’OMSA (et donc de l’UE) n’est pas de protéger la santé des animaux mais de garantir la libre circulation internationale des animaux et de leurs produits. Ces normes sont définies dans le « Code sanitaire des animaux terrestres et aquatiques », dont le site de l’OMSA nous dit lui-même qu’il s’agit de » normes pour un commerce international sûr des animaux terrestres et aquatiques et de leurs produits ».
L’Organisation mondiale de la santé animale est l’une des trois « organisations sœurs » (avec le Codex Alimentarius de la FAO et la Convention International pour la Protection des Végétaux de la FAO) qui sont reconnues par l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) pour établir des normes qui permettent de mettre des limites au principe de libre échange total des produits. Ces limites au commerce international sont définies dans l’accord SPS (Sanitary and PhytoSanitary) de l’OMC qui « établit un cadre multilatéral de règles et disciplines pour orienter l’élaboration, l’adoption et l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires afin de réduire au minimum leurs effets négatifs sur le commerce »
Ces normes sanitaires ne visent donc pas à protéger la santé des animaux (ou des hommes) mais à s’assurer que les échanges internationaux de produits agricoles ou alimentaires se font sans distorsion de concurrence pour des motifs sanitaires. Car le nœud du problème en ce qui concerne la DNC se trouve dans une question économique et pas sanitaire : l’élevage bovin viande (allaitant)à en France est organisé selon deux modèles économiques totalement différents. En temps de « paix sanitaire », ces modèles ne sont pas en compétition et cohabitent entre eux. Le modèle dominant est celui de l’élevage de jeunes animaux (broutards, animaux de 6 à 12 mois) qui sont ensuite envoyés en Italie où ils seront engraissés pour y être abattus. Ce marché représente plus de 1 milliards d’euros annuels d’export.
Le second modèle économique, minoritaire, est celui de l’engraissement en France, pour le marché local.
Le premier modèle est plutôt celui de grosses exploitations, localisées notamment en bourgogne (bovins de race charolaise), limousin (limousine) et centre de la France (charollais et limousin). Le président de la Fédération Nationale Bovine (FNB, branche bovins viandes de la FNSEA) est un de ces gros producteurs dépendant de l’exportation de leurs broutards vers l’Italie.
Le second modèle est plutôt celui de petites exploitations, notamment dans le Sud-Ouest (Occitanie, nouvelle aquitaine), et ils ne sont pas tributaires des exportations de broutard.
L’irruption de la DNC fait que les exportations de broutard vers l’Italie ont été suspendues dans un premier temps et aujourd’hui plus ou moins restreintes selon les zones d’origine des animaux (zone indemne, zone restreinte ou zone vaccinale). La vaccination généralisée entrainerait aussi une entrave à l’export vers l’Italie, les régions italiennes qui ne sont pas affectés par la DNC refusant l’importation d’animaux vaccinés ou alors avec des conditions très complexes à respecter. Les deux modèles économiques qui cohabitaient jusque-là sont désormais antagonistes, l’intérêt des uns n’étant plus compatible avec celui des autres.
C’est exactement ce qui s’est passé avec l’influenza aviaire dans les filières volailles, où les intérêts de la filière poulet et ceux de la filière canard (foie gras) étaient antagonistes sur la question sanitaire. Les autorités n’accordaient de crédit et d’intérêt qu’à la filière poulet (et notamment LDC, premier producteur français et l’un des leaders européen) Il a fallu 10 ans d’abattages systématiques, et des indemnités record de 1 milliard d’euros en 2023 pour que l’État accepte d’envisager de changer de paradigme sanitaire en autorisant la vaccination (alors que les vaccins étaient techniquement prêts depuis plusieurs années et que des entreprises de vaccin françaises avaient fait des offres de production …) . Or il s’est avéré que ce changement de paradigme ne s’est pas accompagné d’une explosion d’influenza, au contraire… (même s’il y a plus de cas cette année que les années précédentes il y a un consensus aussi bien scientifique que professionnel que sans campagne de vaccination les dégâts seraient beaucoup plus importants)
La bataille des normes qui se joue aujourd’hui est en fait une bataille pour le modèle économique. Soit on privilégie le commerce international et transfrontalier, soit on privilégie l’économie localisée.
Le modèle économique dominant, celui du capitalisme libéral et globalisé, oblige à adopter des mesures qui passent par l’abattage total dans l’espoir d’enrayer la diffusion de la maladie et de circonscrire la maladie à certaines zones localisées. Donc quand on entend des scientifiques dire « on n’a pas d’autres alternative » c’est vrai : dans le système économique capitaliste libéral on n’a pas d’autre alternative.
Mais si on opte pour un autre système économique, la vaccination généralisée est aussi une solution scientifiquement possible. (L’argument de dire que si on n’abat pas totalement on risque de voir mourir demain 1,6 millions d’animaux du fait de la maladie est vrai si on ne vaccine pas mais faux si on vaccine : la vaccination réduit la mortalité des animaux. Certains seraient certes porteurs du virus mais pas morbides au point d’en mourir.)
Ceci étant dit, même si on vaccinait totalement, on resterait dans le cadre d’un capitalisme localisé et souverain, mais qui ne changerait rien à la condition des éleveurs qui resteraient tributaires des entreprises d’abattage (le groupe Bigard notamment) et des entreprises de distribution alimentaire (seulement 5 distributeurs en France : Carrefour, Auchan, Leclerc, Intermarché, Super U) qui font le marché et les prix, étranglant les éleveurs qui sont pourtant ceux qui créent notre alimentation.
Déjà avant la DNC, le taux de suicide chez les agriculteurs et notamment les éleveurs de bovin viande était très élevé. C’est bien qu’il y a un problème systémique, que la DNC ne fait que mettre en lumière. Ce ne sont pas les vaches qui sont malades, c’est le système capitaliste qui est malade, capitalisme qui par sa recherche effrénée de profit fait se répandre les maladies au gré des routes commerciales, est la cause du réchauffement climatique qui entraine diffusion de vecteurs de maladie, mets en concurrence les agriculteurs qui rognent sur la biosécurité pour diminuer les charges de production, organise la délocalisation des productions de vaccins et médicaments nécessaire à la santé des animaux et des humains et les réserve uniquement aux plus riches, etc. …
Le vecteur de cette maladie mortelle du Capitalisme est l’État, qui lui sert d’instrument pour imposer son pourvoir, via les lois et tout son système répressif. Ce qui s’est passé aux Bordes sur Arize n’était pas une mesure sanitaire mais une démonstration de force de l’autorité de l’État. Il est évident que les éleveurs des Bordes sur Arize n’allaient pas prendre le maquis avec les 208 vaches à sacrifier. Il n’y avait pas besoin d’un tel déploiement de matériel militaire, sauf à ce que l’État veuille envoyer un message : il dispose du monopole de la violence et entend bien l’utiliser si besoin.
Si on veut vraiment protéger la santé des animaux, des plantes, des écosystèmes et des humains, ce ne sont pas les vaches qu’il faut abattre mais le capitalisme mortifère et son instrument de pouvoir qu’est l’État
Un vétérinaire rouge et noir

A quoi sert l’argent du crédit agricole ? 1] à aider les agriculteurs à financer la transition agro écologique ou bien 2] à financer l’achat d’arme par la junte birmane ? Réponse : pour faire lien avec l actualités de la lutte agricole la cinquième banque mondiale, le crédit agricole (qui se sont engraissés comme des porcs , sur le suicide du surendettement du monde agricole Français ) qui est recordman dans les industries de l armement qui fournissent la junte militaire birmane.
https://www.fidh.org/fr/regions/asie/mya...tre-banque
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MECACHROME : les ouvriers du site de TOulouse solidaire des ouvriers de en TUnisie

Mecachrome est une entreprise de métallurgie qui travaille pour le secteur aéronautique. Elle dispose de site dans différents pays, en France, au Maroc, en Tunisie et an Canada. Fin décembre les salariés du site de FOuchana en TUnise ont décidé de s'organiser pour faire se faire entendre et porter leurs revendications sommes toutes classiques et légitimes en matière de salaires et de conditions de travail. Ils ont décidé de créer une section syndicale de l'UGTT, le principal syndicat Tunisien qui est loin d'être révolutionnaire. Mais c'est déjà trop pour la direction de Mécachrome qui n'aime pas trop les syndicats - sauf quand ce sont des syndicats-maisons comme FO en France.

Ici le code du travail et les "bonnes manières démocratiques" empêchent les patron de mettre en pratique le fond de leur pensée ... (même si il leur arrive de l'exprimer comme par exemple lors des voeux du Directeur de Mécachrome toulouse au personnel cette année qui a dit texto que à propos des syndicalistes "qui empêchent les autres de travailler, je ne suis pas contre des coups de boule … et je n'hésiterai pas à le refaire …") Mais en Tunisie où règne depuis plus d'un an maintenant le petit dictateur Kaïs Saïed qui - bien qu'il soit ancien prof de droit - fait exploser toute la mascarade de la légalité, les patrons se sentent libres de donner libre cours à leur volonté de se débarrasser des travailleurs rebelles. A peine la section syndicale de base de Mecachrome FOuchana était elle créé et appelait elle à la grève, que immédiatement les principaux animateurs étaient licenciés.

Depuis la résistance ouvrière s'organise. Les travailleurs licenciés se battent pour leur réintégration. Ils peuvent compter sur le soutien de certains des travailleurs de Mecachrome en France, car ils savent que demain cela pourrit être eux qui feront les frais de la furie antisyndicale des patrons de la boite. Une attaque contre un d'entre nous est une attaque contre tous ! Vive la solidarité internationale des travailleurs !

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Lettre de soutien aux compagnons tunisiens de Mecachrome Fouchana licenciés pour avoir fait grève et avoir organisé une section syndicale
Chers Compagnes, Chers Compagnons,

Nous avons été informés de votre situation par des travailleurs de Mecachrome, du site de Launaguet en France. Nous sommes le syndicat CNT-AIT (section en France de l’Association Internationale des Travailleurs).

C'est avec stupéfaction et colère que nous avons appris votre licenciement suite à l’organisation de votre grève sur le site de Mécachrome à Fouchana.

Nous vous apportons toute notre solidarité dans votre combat face à la direction qui a refusé catégoriquement de reconnaître la création de votre section syndicale, pourtant constitué dans la légalité la plus légale de l'état tunisien.

Nous avons également appris le refus catégorique de la direction de prendre en compte toutes vos revendications, pourtant légitimes.

Les accusations de la direction qui prétend que vous avez bloqué l'entrée du site aux non-grévistes, sont scandaleuses ! Il est évident que la direction a licencié arbitrairement des travailleurs combattifs sur des fausses accusations. Les ouvriers ne sont pas des objets usés que l'on peut jeter aux ordures sans plus d'attention que ça.

Ne vous laissez pas intimider par cette direction, qui a voulu faire de vous un exemple pour tous les travailleurs de tous les sites Mécachrome qui existent à travers le monde. La Direction cherche à briser toutes les tentatives de solidarité entre travailleurs, pour pouvoir continuer à faire des bénéfices sans s'embarrasser des conditions de travail, de sécurité et d'augmentation de salaire pour chaque travailleur de Mécachrome qu'ils soient en Tunisie, Maroc, France et Canada...

Une attaque contre l’un d’entre nous est une attaque contre tous !

Le syndicat CNT-AIT de Toulouse condamne avec la plus grande fermeté cette attaque gravissime contre les travailleurs, qui tentent de s'organiser et de se défendre, pour des meilleures conditions de travail, de sécurité et une augmentation des salaires qui sont des revendications légitimes et dignes.

La solidarité ouvrière n’a pas de frontières. Ensemble, nous sommes plus forts face à l’injustice et à la répression.

Notre syndicat apporte le soutien le plus total aux travailleurs licenciés ainsi qu’à l'UGTT Mécachrome Tunisie.

Vive la solidarité internationale des travailleurs !

Les militantes et militants de la CNT-AIT
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Carnage Industriel dans l’Allier :Face à la Violence Patronale, l’Action Directe !

Le couperet est tombé. Après les vagues de licenciements qui ont meurtri Erasteel et Adisseo à Commentry, Amis à Montluçon, c’est au tour des travailleurs de Bosch à Moulins de subir la stratégie de la terre brûlée menée par les directions capitalistes. Le bassin Montluçonnais et Moulinois ne sont pas seulement des points sur une carte économique : ce sont nos vies, nos familles et nos territoires que le patronat sacrifie sur l’autel de la rentabilité financière.

Une stratégie coordonnée de casse sociale

Ce qui se joue aujourd’hui à l’usine Bosch, comme hier ailleurs, n’est ni une fatalité, ni une « crise » imprévisible. C’est une offensive délibérée. Les grands groupes empochent les aides publiques (CICE, exonérations de cotisations), puis délocalisent ou restructurent dès que les dividendes ne grimpent plus assez vite. La violence patronale ne s’exprime pas seulement par des lettres de licenciement ; elle s’exprime par le mépris des savoir-faire, le chantage à l’emploi et la destruction du tissu social de tout un département.

Les limites du dialogue social

À la CNT-AIT, nous le répétons : les négociations polies dans les bureaux de la préfecture ou les salles de réunion des DRH sont des impasses. Le « dialogue social » est le masque de notre soumission. Pendant que les syndicats réformistes s’épuisent à négocier le poids des chaînes ou le montant des primes de départ, le patronat, lui, avance ses pions. On ne négocie pas avec ceux qui nous affament. On s’organise pour leur arracher ce qu’ils nous volent.

Notre réponse : L’Anarchosyndicalisme

Face à cette avalanche de plans sociaux dans l’Allier, la résignation est notre pire ennemie. La CNT-AIT 03 appelle à :

- L’Unité de base : Ne restons pas isolés par entreprise. Ce qui frappe Bosch frappe l’ensemble des travailleurs de la métallurgie, de la chimie et des services.
- L’Action Directe : La grève, l’occupation, le blocage des flux de marchandises. C’est au portefeuille qu’il faut frapper le Capital.
- L’Autogestion : Si les patrons ne sont plus capables ou plus désireux de faire tourner les usines sans nous licencier, alors reprenons l’outil de production ! L’économie doit être au service des besoins sociaux, pas des actionnaires.

Solidarité de classe !

Nous apportons tout notre soutien aux compagnons de Bosch et à tous ceux qui, de Montluçon à Moulins, refusent de baisser la tête. La peur doit changer de camp. Les usines sont à nous, les machines sont à nous, et l’avenir nous appartient si nous savons le prendre.

À bas le salariat et l’exploitation !
Vive l’Anarchie, vive la CNT-AIT !

Face au naufrage industriel : Organisons la riposte collective !

L’heure n’est plus aux lamentations ni aux simples défilés protocolaires derrière des ballons syndicaux. Le département de l’Allier est transformé en cimetière industriel par des prédateurs qui ne connaissent que le langage du profit. Chez Bosch, comme chez Erasteel, Amis ou Adisseo, le scénario est identique : on pressure le travailleur jusqu’à l’os, puis on jette l’humain comme une pièce d’usure.

Briser les barrières entre usines.

Le patronat joue sur la division. Il veut que les ouvriers de Bosch se sentent isolés de ceux d’Adisseo. C’est un piège. La CNT-AIT 03 appelle à la création de comités de base inter-entreprises. Ne restons pas enfermés derrière nos clôtures d’usines. Mutualisons nos forces, nos caisses de grève et nos moyens de lutte. Quand une usine est attaquée, c’est tout le bassin d’emploi qui doit se lever !

Harceler le Capital partout où il se trouve.

Si le patronat de l’Allier se croit à l’abri derrière ses procédures juridiques de licenciement, montrons-lui la réalité de notre colère. Nous appelons à multiplier les actions de blocage économique :
- Blocage des flux : Rien ne sort, rien ne rentre. Si nos emplois disparaissent, leurs profits doivent s’arrêter net.
- Actions de visibilité : Allons interpeller les décideurs là où ils se cachent, dans les sièges sociaux et les instances patronales.
- Solidarité active : Organisons des assemblées générales ouvertes à tous (salariés, chômeurs, précaires, retraités) pour décider nous-mêmes des suites du mouvement, sans attendre les consignes des centrales parisiennes.

Ne pas demander, mais prendre.

Le « savoir-faire » dont ils se gargarisent dans leurs brochures de communication, c’est nous qui le détenons. Les machines, les usines, c’est notre travail qui les a payées. Si le privé se désengage, la question de la réappropriation doit être posée. L’autogestion n’est pas une utopie, c’est une nécessité de survie face à l’incompétence et à la cupidité des directions.

« La force de l’ouvrier, c’est qu’il tient tout entre ses mains. S’il s’arrête, le monde s’arrête. »

Appel aux travailleurs de l’Allier

Nous ne gagnerons rien par la supplication auprès des élus locaux ou des ministres de passage. Nous ne gagnerons que par le rapport de force pur et simple. La CNT-AIT 03 invite tous les travailleurs de Bosch et des entreprises sous-traitantes à se réunir, à s’organiser de manière horizontale, sans chefs ni permanents, pour préparer une riposte qui fera date.

Contre la violence patronale : Solidarité, Autonomie, Action Directe !
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À propos des classes de défense et de sécurité globale

La re-militarisation des esprits bat son plein, c’est de circonstance… Si les Classes de défense et de sécurité globale n’en sont pas l’avatar le plus récent (le protocole a été créé en 2005), elles connaissent ces dernières années une expansion redoutable.
Nous ne nous lamenterons pas ici sur un sort fait au caractère prétendument pleinement émancipateur de l’école, tant nous avons pu observer qu’elle n’a jamais quitté son rôle d’organe de la reproduction des classes sociales, de préparation à la division du travail intellectuel/manuel, et de soumission des individus à l’ordre étatique. Et ce quelque soit le développement d’une classe moyenne et d’un prolétariat élargi mieux éduqués, corollaire d’un capitalisme avancé nécessitant mobilité sociale et illusions démocratiques, afin d’assurer la fluidité de la circulation marchande. En tout état de cause, on ne peut que constater que les directives éducatives répondent à un certain nombre d’équilibrages reflétant les prérogatives du capital et du maintien de l’ordre social, selon les nécessités de l’époque, et qu’avec « les besoins de la défense » actuels, l’école républicaine renoue à travers le protocole des CDSG avec l’esprit militariste de son lointain parent J Ferry, qui ne pouvait être plus clair sur le fait que le bon citoyen éduqué devait être, par le même effet, un bon petit soldat : « L'instituteur prussien a fait la victoire de sa patrie, l'instituteur de la République préparera la revanche. »
Que sont donc ces fameuses CDSG, et comment fonctionnent elles ?
Le trinôme académique Éducation Nationale, Armées, Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) permet à des classes de collèges et de lycées d’êtres parrainées par une entité du ministère des armées (Classes de défense, avec les militaires), ou d’un autre ministère (Sécurité Globale, avec les flics, les pompiers, les CRS...).
Comme relevé sur le site de l’Académie de Nantes, « un triple objectif » est annoncé : « contribuer à la cohésion nationale, promouvoir l'esprit de défense et garantir l'attractivité des métiers des armées. » « Les temps d’échanges avec l’unité militaire favorisent la transmission des valeurs républicaines, la culture de l’engagement et le sentiment d’appartenance à la communauté nationale » ( https://www.ac-nantes.fr/une-classe-defense-et-securite-globale-au-lycee-pablo-neruda-de-bouguenais-124399 )
Il s’agit donc d’une initiative de l’État pour promouvoir les forces de sécurité auprès de la jeunesse, une préparation idéologique de choix visant principalement à resolidifier la sacro-sainte « cohésion nationale » et à amener éventuellement les élèves à choisir de rejoindre l’armée dès la fin du collège ou du lycée . Tout au long de l’année, les élèves sont amenés à rencontrer des militaires ou des membres des « forces de l’ordre », visiter des installations, intégrer les valeurs nationales. Selon le projet pédagogique établi dans le cadre de ce partenariat et les fameuses « unités marraines », ils pourront participer à des activités aussi diverses que les classiques simulations d’exercice de tir et autres parcours du combattant, des activités mémorielles ou patrimoniales, et pour les chanceux, des activités musicales ou artistiques (avec des chorales ou fanfares militaires…). Piochés au hasard dans la Lettre des classes de défense n°20 du ministère des armées (mai juin 2025), voici quelques exemples édifiants : « Le lycée Louis Armand de Gleizé s’est vu remettre le drapeau de la première armée [...]pour trois ans, les lycéens devront porter ce drapeau lors des cérémonies commémoratives pour faire vivre le souvenir de la première armée ». « En visite dans le camp de Souge, dans le cadre du partenariat avec le 13° régiment de dragons parachutistes, les élèves du collège Aliénor d’Aquitaine ont pu se confronter à l’emblématique parcours d’audace et ainsi mieux cerner la devise du 13, « Au delà du possible » » Les élèves du lycée Bouchardon ont quant à eux été « accueillis par le 27° bataillon de chasseurs alpins d’Annecy, pour découvrir les spécificités du régiment » et profiter d’« une simulation de tir au Famas très appréciée »...
Plus de 1000 classes de ce genre existaient en France au premier trimestre 2025 (on en compte une vingtaine dans l’académie de Nantes, une quarantaine dans celle de Rennes). Selon le ministère de l’Éducation nationale, « les CDSG sont une priorité ministérielle, dont l’objectif est, à court terme, d’en doubler le nombre et couvrir tout le territoire national ». Dans un premier temps, elle s’adressaient particulièrement « aux établissements de l'éducation prioritaire ou implantés en milieu rural isolé », la jeunesse des classes les plus subalternes étant probablement considérée comme la plus prioritaire à discipliner….
Avec le rétablissement d’un service militaire volontaire (annonce de Macron du 27/11/25, mis officiellement en route le 12/01/26) - et à défaut d’étendre le Service National Universel (SNU)- les CDSG participent très clairement au panel de mesures contribuant à la militarisation des consciences.
Resserrer un lien jugé trop distendu entre l’armée et la population, et en particulier sa fraction la plus jeune constitue de fait la priorité politique absolue de ces protocoles, en cohérence avec le plan « Ambition armée-jeunesse 2022 ». Car s’il n’est pas encore question ici de conscription ni de service obligatoire, l’heure est définitivement à la mobilisation des esprits (la journée citoyenne a d’ailleurs été subtilement rebaptisée « journée de mobilisation »…) .
Les déclarations du général Fabien Mandon, chef d’état major des armées, visiblement peu doué dans l’art de l’enrobage de la langue politicienne, au congrès des maires le 19/11/25 sont assez éclairantes en la matière :  « ce qu’il nous manque, c’est la force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est », il faut « accepter de perdre nos enfants » et de « souffrir économiquement parce que les priorités iront à la production de défense » ... De manière moins abrupte, mais tout de même à grand renfort de langage patriotico-citoyen, célébrant les thématiques de l’engagement, du sacrifice, de la communauté nationale, l’état cherche, au travers des CDSG à reconstituer l’adhésion au récit nationaliste, préalable nécessaire à la soumission de sa population aux aventures guerrières en cours et aux autres désastres qui s’annoncent.

Voici donc ce que nous, anarchosyndicalistes, nous permettons de dire en guise d’avertissement à l’usage des élèves qui verraient débarquer l’armée ou les condés dans leurs établissements .
Collégien, Lycéen :
Quand il s’agit de « Promouvoir la cohésion nationale et l’esprit de défense » … On souhaite en réalité te faire intégrer bien jeune ce vieux mythe dégueulasse, la patrie, qui consiste à faire croire à une population en sa communauté d’intérêt et de destin à l’intérieur de frontières nationales, contre « ceux d’en face »; te faire accepter le climat guerrier croissant et les conséquences de l’économie de guerre et te préparer à celle ci comme si c’était un phénomène malheureux, mais naturel, simple accident régulier d’une géopolitique trop complexe pour que tu l’interroges.
S’ils veulent« te faire découvrir les métiers de l’armée » c’est pour mieux te donner la chance à toi aussi de devenir un jour flingueur assermenté, technicien très spécialisé de la mise à mort légale et éventuellement de crever au service de l’état, et que ton nom soit gravé sur un de ces monuments obscènes, sous l’épitaphe « Mort pour la patrie ».
Quand on parle de « T’éduquer à la citoyenneté », c’est pour mieux te persuader que la devise généreuse « Liberté Égalité Fraternité », gravé au frontispice de toutes nos institutions étatiques, n’est pas qu’une vaste blague, sans cesse démentie par le nécessaire maintien de la hiérarchie sociale, économique et politique du système capitaliste.
En outre, chez les militaires, tu découvriras vite que la Liberté est celle de se soumettre, l’Égalité se trouve dans la couleur des uniformes et la Fraternité s’éprouve dans le sang, contre ceux que l’on t’aura désigné comme ennemis. Et qu ‘en définitive, « L’ennemi  enfin arrivé à nos portes », contre lequel on te presse de te dresser au nom de l’intérêt de la nation et de « nos » valeurs, n’est constitué que de tes semblables, frères et sœurs de classe, dressés peut être plus rapidement que toi par leurs propres dirigeants et selon une pareille leçon…

Collégien, Lycéen, nous te souhaitons un autre futur que celui qu’ils te préparent.
Nous sommes internationalistes, et ne reconnaissons donc aucune patrie ni aucune frontière, aucun état ni aucune organisation aspirant à le devenir, ni aucune division des populations au nom de fictions nationalistes, religieuses, ethniques ou culturelles. Nous pensons qu’en conséquence la seule solution est de lutter solidairement, entre travailleurs et travailleuses de toutes les régions du monde, au-delà des frontières qui nous sont imposées, contre tous ceux qui provoquent l’embrasement régulier de notre monde et nous propulsent de force dans des guerres fratricides. Les concurrences permanentes auxquelles se livrent les bourgeoisies par état ou blocs d’états interposés ne nous concernent pas !
La seule communauté que nous souhaitons réellement défendre et organiser est celle du genre humain, dans l’entraide et la solidarité pour qu’existe l’égalité politique, économique et sociale.

À bas toutes les armées ! Pour une véritable paix mondiale, préparons la révolution sociale !



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Texte du Grand Ouest
Validé Bouclage

Insee 2026 et Proudhon 1861

"On a vu au chapitre précédent que le revenu total de la France n’excède pas selon toute probabilité 87
cent. 5 par jour et par tête. Quatre-vingt sept centimes et demi par jour et par personne : voilà ce qu’il est
permis aujourd’hui de considérer comme le revenu, c’est-à-dire comme le produit moyen, partant comme la
consommation moyenne de la France, l’expression de son juste besoin.
Si ce revenu, tout faible qu’il semble, était assuré à chaque citoyen ; en autres termes si chaque famille
française, composée du père, de la mère et de deux enfants, jouissait d’un revenu de 3 fr. 50 c. ; si du moins
les minima et les maxima ne tombaient pas pour les familles pauvres, toujours en fort grand nombre, audessous de 1 fr. 75 c., moitié de 3 fr. 50 c., ou ne s’élevaient pas pour les riches, en nombre beaucoup plus
petit, au delà de 15 ou 20 francs, chaque famille étant censée avoir produit ce qu’elle consommerait, il n’y
aurait nulle part de malaise. La nation jouirait d’un bien-être inouï ; sa richesse, parfaitement ordonnée et
distribuée, serait incomparable, et le gouvernement pourrait à bon droit se vanter de la prospérité toujours
croissante du pays.
Mais il s’en faut que l’écart entre les fortunes soit aussi modéré ; il s’en faut, dis-je, que les familles les plus
pauvres atteignent à un revenu de 1 fr. 75 c., et que les plus riches se contentent de recevoir dix fois autant.
D’après les calculs récents d’un savant et consciencieux économiste, la majeure partie de la population
bretonne n’a pas plus de vingt-cinq centimes à dépenser par jour et par tête ; et cette population, ajoute-t-il,
n’est pas réputée indigente.
D’autre part on sait qu’un grand nombre de fortunes s’élèvent, non pas seulement à dix et quinze francs de
revenu par jour et par famille, mais à cinquante, cent, deux cents, cinq cents, mille, on en cite qui iraient
jusqu’à dix mille francs."1
Voilà comment Proudhon décrivait le "comble au désordre", c'est-à-dire "l'excessive inégalité de
répartition du produit". Il voyait dans ce fait une des causes du "Paupérisme" et de la Guerre.
Comparons avec la situation actuelle, grâce aux données du "Tableau de bord" de l'Insee en janvier
2026 (rubrique Revenus, Niveaux de vie, Pouvoir d'achat)2
:
En 2023, en France métropolitaine, le niveau de vie médian de la population s’élève à 25 760 euros
annuels. Il correspond à un revenu disponible de 2 147 euros par mois pour une personne seule et de 4 508
euros par mois pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans. Les 10 % de personnes les plus
modestes ont un niveau de vie inférieur à 13 460 euros. Les 10 % les plus aisées ont un niveau de vie au
moins 3,5 fois supérieur, au-delà de 46 960 euros.
L’indice de Gini, indicateur d'inégalités de niveaux de vie, augmente (0,297) en 2023.
En 2023, le niveau de vie médian des salariés est plus de 54 % supérieur à celui des chômeurs (28 800
euros contre 18 670 euros). Les retraités ont un niveau de vie médian plus proche de celui des salariés (25
420 euros) : même si les retraites sont en moyenne plus faibles que les salaires, des revenus du patrimoine
plus élevés compensent en partie cet écart. De plus, le nombre d’unités de consommation des ménages
retraités est inférieur à celui des ménages actifs.
[...]
Que constate-t-on? Certes avec des outils différents
(Proudhon prend en compte la moyenne des
revenus par tête et l'Insee la médiane des revenus
par unité de consommation, et l'indice de Gini3
),
mais cependant les inégalités croissent, et donc ce
que PJP appelle le "paupérisme" s'accroît, dans un
contexte de plus en plus martial. Pas si "has been"
que cela le Pierre-Joseph !
Commentaires :
Peut être conservé pour un prochain numéro ?
Validé Bouclage

Violence routière dans le Gers

Brève du département du Gers, territoire enclavé et violent:

"Mais je n’y attache aucune importance et je ne considère pas ma vie comme précieuse,
pourvu que j'accomplisse [avec joie] ma course" Paul, Actes 20-24


Voici ce que déclare Philippe Dupouy, Président du Conseil Départemental du Gers, page 5 du "Journal de mon département " n°15 (Hiver 2025)

"Enfin, un mot sur les routes, sujet sensible pour les habitants.

La sécurité routière est une priorité, car notre département est particulièrement touché par l’accidentologie. Nous avons poursuivi l’avancée de la mise à 2x2 voies entre L’Isle-Jourdain et Gimont, et celle-ci verra le jour au printemps 2027. Je le rappelle, c’est grâce à l’engagement des collectivités territoriales qui financent à 55% ce projet, que cette route verra le jour. D’importants travaux ont également été menés entre L’Isle-Jourdain et Pujaudran pour améliorer la sécurité et la durabilité. D’autres chantiers, moins onéreux, ont eu lieu sur tout le territoire. Tout au long de l’année, notre direction Routes et Mobilités œuvre pour garantir de bonnes conditions de circulation sur l‘ensemble de nos réseaux routiers, pas seulement sur les grands axes. Nous continuerons en 2026 nos efforts d’investissement pour nos routes et nos mobilités.

Le sujet du relèvement à 90 km/h revient également souvent sur la table. Je suis fier de pouvoir vous confirmer que 220 kilomètres de route passeront à leur tour à cette nouvelle réglementation de vitesse en février 2026. C’est une réponse cohérente et réfléchie pour les usagers de nos routes."

Voici maintenant ce que déclare la Préfecture du Gers dans un communiqué

"SÉCURITÉ ROUTIÈRE | Hausse de la mortalité sur les routes gersoises, changement d’heure et baisse de visibilité : un appel à la vigilance pour les vacances de la Toussaint
Mis à jour le 17/10/2025
La mortalité est en hausse dans le département du Gers. Depuis le début de l’année, on dénombre 16 décès, soit 4 de plus qu’en 2024 qui en comptait déjà 2 de plus qu’en 2023.
Le Gers possède, par sa géographie et son histoire, un réseau routier rural qui demande une attention particulière au volant (peu de 2×2 voies, relief, une majorité de routes étroites et sinueuses…) et une adaptation de la vitesse au profil de la route utilisée est nécessaire.
De plus, compte tenu du nombre important d’obstacles fixes latéraux (arbres, talus-fossé…), les sorties de route dans notre département génèrent de nombreux accidents graves, comme ceux de ces derniers jours.
Les accidents graves sont essentiellement dus aux comportements des automobilistes et les forces de l’ordre déplorent un relâchement.
[...]
Le département du Gers reste un département particulièrement accidentogène particulièrement impacté par des accidents graves en septembre dernier et en ce début de mois.
Les forces de l’ordre contrôlent de plus en plus de conducteurs non détenteurs du permis de conduire ou faisant l’objet d’une suspension ou d’un retrait de ce dernier. Le préfet du Gers a demandé aux forces de l’ordre de renforcer les contrôles routiers jusqu’à la fin de l’année."

Ces deux textes témoignent d'un contraste important entre les prises de décision de l’État central incarné par la Préfecture et les prises de décisions de l’État décentralisé incarné par le Conseil Départemental.

Le constat concorde pourtant sur l'accidentologie : le Président Dupouy évoque certainement la mortalité en hausse dans son propos.

Cependant, quand la Préfecture demande une adaptation de la conduite, et en particulier de la vitesse, le bât blesse tout de suite. Sur la pression probable du lobby de l'automobiliste pressé et "sensible", le Président du CD évoque "avec fierté" un rétablissement sur 220 km de routes de la vitesse à 90 km/heure, quand la Police demande une adaptation (soit en clair une baisse de la vitesse au volant!)

Rappelons ici quelques données générales :

Suite à la LOM (loi d’orientation sur les mobilités) une partie des conseils départementaux a choisi de remonter la vitesse limite à 90 km/h sur tout ou partie de leur réseau routier. Actuellement seule l’accidentalité a été suivie . Elle apporte une première réponse aux évolutions 2020 2021. Elle montre que le groupe des départements qui sont restés à 80 km/h connaît une baisse de 12% de leur mortalité. Sur la même période le groupe des départements qui ont remonté la vitesse limite pour tout ou partie de leur réseau routier ont connu une stagnation de leur accidentalité.

Le propos du Cerema est clair, et ne concerne que l'accidentalité.

"C’est une réponse cohérente et réfléchie pour les usagers de nos routes." dixit M. Dupouy...

Quelle cohérence et quelle réflexion ? Où est la priorité, à droite ou à gauche, ou bien encore droit devant? A vitesse égale, le nombre de morts croît dans le Gers. On ne parlera ici évidemment pas de la pollution, de la nécessaire sobriété énergétique ni du fait que la société capitaliste a pour mantra "time is money", contraignant les travailleurs à aller toujours plus vite, déplacements compris. On n'évoquera pas la dromologie de feu Paul Virilio, ce serait trop beau de philosopher un peu. Non. Si la vitesse est accrue, il y aura plus de morts, c'est une certitude : est-ce là une réponse pertinente, "réfléchie"?

La Préfecture omet soigneusement, elle dans son propos, de préciser le pourcentage d'accidents du travail dans les accidents routiers, ni l'implication des berlines de luxe. Dommage, ce serait intéressant de montrer la Violence routière du Capitalisme à l’œuvre. De plus, aucun commentaire sur le relèvement de la vitesse par les conseillers départementaux : entre bourgeois, on ne lave pas son linge sale en public.

Par ailleurs, la situation particulière du réseau routier gersois, bien décrite par la maréchaussée, implique d'urgence la définition de gabarits de routes, avec des vitesses correspondantes : sur nombre de sections, on ne peut rouler à 80 km/h, voire même à 70 km/h sans prendre de risques insensés; sur nombre de sections, il est incompréhensible de croiser des poids-lourds dans des portions où deux voitures se croisent à peine à vitesse réduite. (En Nouvelle-Zélande par exemple, chaque portion de route voit la vitesse limitée en fonction de sa sinuosité...) Quid des transports en communs si peu développés, ou en régression comme le ferroviaire, voire niés comme le ferroutage?

Alors pourquoi tout ce grabuge morbide si désorganisé? M. Freud répondrait peut-être "pulsion de mort", d'autres verraient dans la "bagnole" un "substitut phallique" ou un "instrument de puissance". Ce qui est sûr, c'est que l'on confie à l’État, centralisé ou non, une fonction de protection des populations par la Loi qui échoue lamentablement, par démagogie, par industrialisme ou plus profondément par cynisme: on "paye un tribut à l'automobile", une "déesse moderne", et puis voilà..., la Violence, c'est certes dommage mais c'est comme ça, jusqu'au jour où l'on est seul, face au linceul.
« Il nous faudrait absolument ce que j’appelle une “dromologie”, c’est-à-dire une discipline qui s’intéresse aux ravages de l’accélération et de la course. » disait Paul Virilio en 1977. (de dromos, la course, en grec)
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SI passe pas dans le journal mettre dans le blog de Toulouse
Validé Bouclage

Analyse géopolitique et systémique de la situation.

‌Analyse géopolitique et systémique de la situation.

« Il chie comme nous et pisse comme la moitié d'entre nous, mais il ne ménage pas ses efforts pour apparaître aux yeux du monde entier comme le sapiens le plus puissant du monde !! Autour du « bonhomme Orange » le 2 Juillet de l'an dernier, nous avions insisté, sur le fait que la « guerre éclair » de 12 jours de l'Israël de Netanyahu contre l'Iran avait donné l'occasion à Donald Trump la plus belle des occasions du moment pour démontrer sa surcapacité militaire en regard de celle des autres Etats-nations. Il s'agissait de la capacité de balancer des bombes non nucléaires (GBU-57) qui pénètrent sol et sous-sol jusqu'aux bunkers les plus enfouis. Une supériorité technologique dont les USA de Trump ont le monopole et l'exclusivité ! Alors c'est qui le patron ?

S'il fallait encore le démonter, l'opération militaire spéciale, avec bombardements de Caracas et morts collatéraux (sous le prétexte de l'enlèvement du dictateur gauchisant  Maduro et de son épouse) , menée par les forces spéciales de l'armée des USA et suivie, comme une série de téléréalité à la minute, par Donald Trump en villégiature dans sa villa pour milliardaires de Floride, vient appuyer cette communication !!!! Gare à vous je suis l'homme le plus puissant du monde !! Au nom de la doctrine de James Monroe (à ne pas confondre avec Norma Jeane Baker qui portait le nom de scène Monroe) il réaffirme le droit unilatéral des USA de contrôler tout ce qu'il se passe dans les Amériques !! Rien de neuf sous le soleil, à l'exception du contexte de l'époque. Celui de la guerre des valeurs monétaires. Car dans le fond s'agit d'une opération de communication supplémentaire, pour bien montrer au monde, au cas ou certains ne l'auraient pas compris, que c'est lui qui avait le meilleur flingue de la planète et que tant que cela durerait, c'est lui qui déciderait de la valeur du dollar, même s'il est obligé de concéder à d'autres, le retour des modalités créatrice de valeur monétaire capitalisable, telle que l'énergie et autres ressources minières essentielles à l'IA et à la « High Tech » comme les « terres rares etc. D'ailleurs  la dernière opération pilotée par Trump, celle d'une mise sous tutelle du Venezuela et du contrôle de ses gigantesques réserves pétrolières, va aussi, à côté du flingue, renforcer l'assurance de la valeur monétaire du Dollar.

D'aucun s'indigneront, en France, de la position pourtant en phase avec la défense du capitalisme mondial contemporain, du président Macron, se contentant en premiers mots de prendre acte de la nouvelle situation du Venezuela. Même s'il s'est ravisé en faveur du droit international pour corriger sa communication. Il faut dire qu'au même moment, le Royaume-Uni et la France menaient des frappes conjointes, en Syrie sur les positions de l'Etat Islamique.

En accord avec les USA, il s'agit d'opérer en Syrie un « Jihad Washing » consistant à tordre le bras et faire manger le chapeau, à Al-Joulani, chef de guerre islamiste, dit Al-Charaa dans son rôle de nouveau chef d'Etat de la Syrie. Il est chargé de faire le ménage, et d'accepter l'aide impérialiste, pour buter ses anciens copains, s'il désire gagner une stature de chef d'Etat et un destin de reconstructeur. L'islamisme radical, restera admis, tant qu'il appliquera ses valeurs réactionnaires sociétales sur le monde musulman. C'est bon pour les affaires et le commerce mondial. Mais chacun sa zone de contrôle réactionnaire. Si des islamistes radicaux s'avisent à vouloir continuer à s'imposer partout dans le monde, ou à faire bande à part, qu'il soit d'origine sunnite, ou chiite, les nationaux-islamistes seront chargés, pour être soutenu internationalement, et par les grands frères du pétrole, de pourchasser et d'éliminer leurs anciens camarades. Avec l'aide d'Israël, qui a signé des accords commerciaux avec la nouvelle Syrie avide de reconnaissance, pendant qu'il bombardait Gaza à mort. Comme de nombreux pays arabes, désormais alliés à L'Israël réactionnaire et colonialiste de Netanyahu et de l'extrême droite.. Ceci explique que les chefs du Hamas, soient devenus des parias, des indésirables un peu partout. En Israël aussi, l'intégrisme religieux sociétalement réactionnaire s'impose. En Europe, avec la montée des populismes d'extrême droite sous influence du réactionnaire social et sociétal Poutine ... C'est le « big washing mondial, » celui qui entretient la production, la vente et l'écoulement des armes, destinées à sécuriser et maintenir à l'équilibre les liens commerciaux entre pôles planétaires régionaux, et profiter ainsi aux maintiens aux commandes des classes dominantes capitalistes et celle de leurs gouvernance biopolitiques algorithmées d'Etat ou privées. Ce n'est pas la guerre mondiale, c'est la mondialisation de la guerre, dont la peur rend possible le contrôle des populations dont le capital n'a plus besoin pour son enrichissement dans le processus travail, et qu'il s'agit de créer en valeur de l'absurde du capital encore fictif, par la traite et le comptage, biopolitique du vivant.

Les protestation indignées de la gauche « burn outée » et donc narcissiquement émotionnelle, - qui ne connaît ni la révolte ni construction réSolutionnaire -, n'y changeront rien ... Le « capitalisme 2.0 augmenté IA » est bien là !!! Et il s'appuie à tous niveaux, partout dans le monde sur le mariage élémentaire entre la démagogie populiste et la high tech.
 
La plupart des analyses issues du XIXème siècle, par récupérations politiciennes et manipulation intellocrates de toutes natures, des aspirations émancipatrices tant sociales que sociétales du mouvement ouvrier, correspondait jusqu'au débit des années 80 à un capitalisme que l'on pourrait qualifier de phase 1. Adossé à la valeur travail exploité avec plus valu (esclavage, puis libération des maitres de leurs esclaves grâce au salariat privé et public de la révolution industrielle, devenu moins coûteux que l'esclavage, pendant des décennies).
Mais dés le début des années 80, ce « capitalisme à la Papa » ne pourra pas durer. Les classes dominantes, prennent le devant et génèrent le capitalisme de phase 2, qui trouve son expansion avec le développement internautique high-tech. Ainsi la suprématie du capitalisme financier celle du capital fictif, vient sauver le capitalisme, avec le soutien de tous les Etats-nations (en particulier Reagan, Thatcher) dans la mondialisation positivée. Les classes dominantes se restructurent, il y a des perdants et des gagnants. Le capital fictif prend les commandes, au risque de quelques crises dans le fond restructurante pour le capital des classes dominantes. Dans les années 2017, Macron en France en est une incarnation politique avec son nouveau monde, celui du post salariat (après s'être libérés de leurs esclaves autrefois avec le salariat, les maitres se libèrent désormais de leurs salariés avec le post salariat de l'auto-entreprenariat « ubérisé »). Celui aussi ou la classe supra dominante, détruit l'ancien compromis historique antre les bourgeoisies et les acquis des luttes des travailleurs. Elle reprend tout, contrôle le capital fictif et le territorialise en s'appropriant, terrain, bis, champ et immeubles ... Favorisé en France par la suppression de l'ISF. La redistribution se fait par l'emprunt et la dépendance soumise par le crédit. Le pouvoir créancier, qui décide de ses propres taux d'intérêt et création monétaire, s'impose comme une arme de la domination, à côté de l'emprise sur les burn out sociaux et sociétaux qu'elle produit et recycle pour la l'emprise des souverainetés illégitimes et participatives de leurs gouvernances. Le capitalisme de phase 3 dans la lignée appuie sa valorisation sur le Green Washing, la valorisation de la « bulle verte écologique », mais désormais dépassée par les foyers de guerre comme l'Ukraine et la Palestine et sa dévalorisation par les réactionnaires sociaux et sociétaux qui soutiennent les lobbies des énergies fossiles. Nous sommes désormais dans un capitalisme de phase 4. En effet les sanctions contre la Russie dans sa guerre impérialiste contre l'Ukraine, l'ont poussé à renouer, en dehors de la valorisation monétaire adossée au dollar, une valorisation sur les ressources énergétiques fossiles et les ressources minérales, poussant le dollar de Trump à s'imposer militairement dans le monde. La « bulle verte » est dévalorisée par la remontée en force, avec Trump, du lobby des énergies fossiles, et par la consumation des produits de guerre. Désormais c'est la « bulle kaki », le profit par le militaro-industriel, pour le contrôle des populations terrorisées médiatiquement par l'horreur des guerres montrées en boucle sur les chaines d'infos (tenez vous à carreaux) ! Pour le rééquilibrage des grands pôles économico-politiques des régions de la planète, associant pour chaque pôle plusieurs Etats-Nations.
 
Cela va vite. Cette nouvelle phase du capitalisme avec sa « Bulle Kaki », sa multi-polarisation, consacre en fait la nouvelle diversification des valeurs adossées. Sachant que, par les agissements de Trump, le dollar reste défendu quoiqu'il en soit par la force de la puissance des armes. Il s'opère cependant un partage multipolaire du monde, avec ses zones de guerres entretenues pour le spectacle, la peur, la soumission et l'écoulement des armes (mondialisation de l'usage de la guerre dans le commerce) .Cette partition multipolaire du monde se fait d'un commun accord entres classes dominantes, sur une modalité à prédominance sociétale réactionnaire appuyée sur la réactivation du religieux subventionné 2.0. Qu'il s'agisse du monde orthodoxe en Russie, du monde Juif intégriste et sociétalement réactionnaire en Israël,  de l'influence Islamiste sur les Etats-nations musulmans (à condition qu'ils abandonnent la conviction jihadiste de conquête du monde, et pourchassent les jihadistes frustrés depuis l'abolition de l'esclavage imposé dans un but colonialiste par les gagnants de la révolution industrielle). Un sociétal réactionnaire, soutenu par tous les fondamentalismes religieux (y compris dans l'hindouïsme – pas seulement monotheïstes) pour contrôler socialement les populations, et protéger les pôles capitalistes régionaux, leurs accords commerciaux, et les classes qui en profitent. Celles qui tiennent les rênes !  ... C'est le capitalisme de phase 4 !! Les classes supra dominantes sont pour le moment sauvées et aux commandes. Elles peuvent s'assurer d'une pérennité et de leur reproduction !!
 
Nous sommes loin d'avoir reconstruit le fonctionnel organique réSolutionnaire (amené à résoudre les problèmes) au niveau mondial ...
 
Reste à entretenir, la lutte  de toujours, pour la dignité, la liberté, l'égalité, contre la misère et l'ignorance, par l'entraide, la solidarité, l'imagination créatrice pour la construction d'une fiction fonctionnelle dépassant la fiction fonctionnelle capitaliste..
 
A Suivre ...
 
Bonne année 2026 tout de même, envers et contre tout, en gestation vers l'année 2027 ! Et bien sur, à dévelo
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texte long donc mérité d'être un article en soit et pas un courrier de lecteur
Validé Bouclage

L'antifascisme produit du fascisme

L'antifascisme le produit du fascisme
Depuis nombreuses années, nous voyons une montée considérable de la fascisation de la société. Et pourquoi ?
Nous vivons une crise fondamentale du capitalisme de surproduction. Les capitalistes savent que le système capitaliste néolibéral est en fin de vie. Une des manières pour eux de contrôler et d'empêcher toute révolution sociale prolétarienne est le financement de l'extrême droite et la propagande fasciste, dans le but mettre en place des régimes totalitaires afin de maintenir le pouvoir étatique et capitaliste.
Suite à cela, une tactique de la gauche parlementaire a fait naître le mouvement antifa, soi-disant pour lutter contre cette fascisation. En réalité, l'antifasciste petit-bourgeois n'a été inventé que pour accélérer cette phase de fascisation, en dépolitisant le prolétariat et en individualisant le problème : ce seraient les individus fascistes l'unique problème. Tout devient posture morale.
La conséquence est double : les idées de société contraires au fascisme ne sont plus développées, et le barrage antifasciste entraîne vers les urnes, repoussant la révolution sociale et forçant le vote pour des candidats réactionnaires.
Cette dualité binaire enferme le prolétariat dans un faux choix : fascisme ou démocratie bourgeoise. Le capitalisme n'est jamais remis en cause, il devient invisible. L'antifascisme détourne la colère sociale vers un combat symbolique, déconnecté des rapports de production et de l'exploitation réelle , de la lutte des classes.
En réduisant le fascisme à une déviance électoraliste, on nie sa fonction historique : le fascisme est un outil du capital en crise. Il sert à discipliner le prolétariat, écraser les luttes, casser les organisations révolutionnaires et restaurer l'autorité par la violence. L'antifasciste petit-bourgeois, en refusant cette analyse matérielle, empêche toute compréhension du fascisme comme phénomène du capital. L'antifascisme petit-bourgeois ne se limite pas à une posture morale : il relève d'un imaginaire collectif. Il transforme la lutte contre le fascisme en récit partagé, en symbole que tout le monde reconnaît mais qui n'expose jamais les causes réelles de la fascisation. Cet imaginaire sert à créer un sentiment de cohésion superficielle, un "nous" opposé à un "eux.
En plus, il devient un marqueur identitaire sociétal. Être antifasciste est présenté comme une étiquette sociale, un badge moral qui distingue ceux qui se disent progressistes des réactionnaires, souvent sans qu'il y ait de réelle réflexion ou d'action concrète. Cette identité fonctionne comme une catégorie dans laquelle on peut se reconnaître simplement, sans véritable engagement, ou juste comme un jeu.
Pire encore, cette logique renforce la répression. Au nom de l'antifascisme, l'État étend ses dispositifs policiers et sécuritaires qui frappent en priorité les militants révolutionnaires. L'État se présente comme protecteur, alors qu'il est un acteur central de la fascisation et du chaos social .
L'antifascisme et le fascisme ne sont pas vraiment opposés : l'un justifie l'autre. Le fascisme sert de menace, l'antifascisme vient le nourrir. Entre les deux, la lutte des classes est paralysée et la révolution sociale retardée, permettant au capitalisme de prolonger artificiellement sa survie.
Propagande pour l'anarchosyndicalisme, idéologie réellement efficace contre le fascisme. Pour le socialisme libertaire !
Viva la révolution sociale !
À Discuter

Les posts anarchistes en mode défense nationaliste et pro-guerre se multiplient.

Voici encore un phénomène inquiétant : le « national-anarchisme ». Des individus se revendiquant anarchistes qui, sous couvert d’« anti-impérialisme », justifient l’entrée en guerre pour défendre une prétendue agression extérieure. En réalité, ils défendent l’État-nation, exactement comme de vulgaires réactionnaires.

Rappel élémentaire : toute personne qui revendique la guerre, la mobilisation nationale ou la défense d’un territoire étatique n’est pas anarchiste. C’est une contradiction totale. Ce courant n’a rien de libertaire ; il s’inscrit pleinement dans le roman national et relève historiquement et idéologiquement de l’extrême droite.

Présenter la guerre comme une « auto-défense populaire », alors qu’elle sert objectivement les intérêts de la bourgeoisie, des élites militaires et des appareils étatiques, est une imposture. Se battre sous les drapeaux, s’aligner avec des forces nationalistes ou fascistes, légitimer l’union sacrée au nom d’un ennemi extérieur : tout cela relève de la logique étatique la plus classique.

L’anarchisme ne choisit pas entre deux impérialismes, ne bénit aucun front, ne sacralise aucune frontière. Il refuse la guerre des États parce qu’elle est toujours menée contre les populations, jamais pour elles. Transformer la soumission à l’État en vertu révolutionnaire est une falsification pure et simple.Appeler cela de l’anarchisme est une foutaise.

Le délire de ces individus est tout aussi grotesque que dangereux. Ils pleurent ensuite les morts qu’ils ont eux-mêmes contribué à produire, tout en appelant à la guerre, à la mobilisation et au sacrifice. Inciter à la mort au nom d’une cause prétendument libertaire relève d’un crime contre l’humanité libertaire : la négation totale de la vie, de l’autonomie et de la solidarité.

Leur justification est encore plus cynique lorsqu’ils invoquent une soi-disant « libération queer ». Beaucoup de ces personnes s’en réclament, tout en acceptant voire en soutenant des régimes, des armées ou des mouvements profondément discriminatoires. Ils veulent être « libérés » à l’intérieur de systèmes excluants, autoritaires et violents, tant que leur étiquette identitaire est tolérée ou instrumentalisée.

C’est là toute la supercherie : remplacer l’émancipation collective par un marché identitaire, où l’on négocie ses droits avec l’État, l’armée ou la nation. Aucune libération n’est possible dans un cadre qui repose sur l’oppression, la hiérarchie sociale et l’exclusion. On ne se libère pas sous des bombes, ni aux côtés de bourreaux, ni au prix du sang des autres.

Ce qu’ils proposent n’est ni une libération, ni une lutte, ni une rupture. C’est une intégration forcée dans la tuerie de masse repeinte en discours radical. Une mascarade réactionnaire, incompatible avec toute idée d’anarchie. Voilà la déchéance de ces post anarchiste adhérents au national anarchisme( idéologique d’extrême droite).

Ni post anarchisme Ni frontière Ni état , Pour l’anarco syndicalisme , pour le socialisme libertaire !

Viva la révolution sociale !
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Validé Bouclage

J'ai 50 ans et le monde du travail ne veut pas de moi

Depuis plus de 30 ans, j’agis dans le sanitaire et social comme Conseillère en Insertion Professionnelle, Educatrice Spécialisée, Médiatrice éducative et culturelle et Chargée de Formation ; études en Psychologie et dans le domaine de la Formation. Master 1 en Psychologie Sociale des organisations et du Travail et Master 2 en Métiers de l’Enseignement, de l’Education et de la Formation option Ingénierie de l’accompagnement et de l’inclusion.
Issue d’une famille ouvrière, j’ai dû réaliser des petits boulots pour financer mes études jusqu’à distribuer des prospectus aux feux rouges. Je suis adhérente à diverses associations qui traitent du Handicap étant moi-même en situation de Handicap ; je participe à des ateliers sur les violences systémiques et sexistes faîtes aux femmes, actuellement demandeuse d’emploi.
Cet article, ci-dessous, fait suite à une étude de sociologie clinique que j’ai réalisée dans le cadre de mon Master 2 MEEF en 2022 / 2023 sur le sens de l’accompagnement professionnel et social des mères isolées dans le(s) dispositif(s) Revenu de Solidarité Active. J’ai interviewé 4 mères isolées qui perçoivent le RSA depuis plus de 10 années.
L’accompagnement social actuel dans ses formes et objectifs, loin de servir l’humain, le domine jusqu’à le rendre invisible ; il faut qu’il rentre dans des cases. Fin de la relation humaine broyée par la techno-sphère. Cet accompagnement reste marqué par les préjugés sexistes sous le signe du patriarcat. La femme isolée reste stigmatisée et France travail reste agent d’une politique néolibérale assumée.
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Travail Social : Solidarité ?
Accompagnement des femmes isolées : le faire semblant qui pérennise inégalités, injustices et violences symboliques.
La situation de monoparentalité peut amener des mères à connaître une précarité financière et relationnelle, surtout dans les familles dites traditionnelles. Bien que les politiques aient essayé de répondre à cette précarité avec l’instauration de l’Allocation Parent Isolé en 1976 puis avec celle du RSA, en 2009, les mères isolées subissent une position « d’exclues » en ce qui concerne le marché de l’emploi qui peut aboutir progressivement à une désaffiliation. Travailler et élever seule ses enfants relèvent d’un parcours de combattante, un parcours à bout de souffle. C’est pourquoi, certaines ont fait un choix plus ou moins subi de bénéficier des allocations RSA pour éduquer leurs enfants sans travailler.
L’existence de « trappes à inactivité » met l’accent sur cette situation où les mères isolées déclarent être volontairement en inactivité à cause des difficultés de garde et de mobilité. L’objectif du dispositif RSA est de lutter contre l’exclusion des personnes démunis et les « trappes à inactivité ». L’accès au travail est ainsi vecteur d’insertion. Cependant, la récession économique, le taux élevé du chômage féminin et une précarisation des emplois n’a pas permis aux politiques en place d’atteindre cet objectif. La Cour des Comptes en 2021 déclare une augmentation des allocataires du RSA depuis sa création et l’inefficacité du dispositif sur le taux de retour à l’emploi de ces derniers.
Le nombre de mères isolées dans le dispositif est important par rapport aux hommes dans la même situation. Dans son objectif d’insertion, le dispositif met en priorité l’accompagnement à l’emploi pour ces mères quand leur dernier enfant a atteint l’âge des trois ans, afin d’éviter une « possible carrière » dans l’assistanat. L’important est de les mobiliser sur un retour à l’emploi futur. L’accompagnement y est central.
L’accompagnement dans le dispositif RSA fait référence aux notions de « projet », « insertion ». Deux notions floues en termes de définition, qui ne prennent pas les mêmes valeurs selon les contextes économiques et les enjeux politiques. La question de l’accompagnement s’appuie sur des multitudes de concepts qui se croisent, s’entrechoquent et ne peuvent produire une définition lisse. Les dispositifs d’insertion priorisent l’accompagnement au projet. Certains y voit la mise en œuvre d’un projet « balistique » qui s’échelonne sur plusieurs étapes où l’allocataire, par cette quête incessante pour retrouver un emploi, doit de manière autonome et responsable trouver des solutions d’insertion tel « un entrepreneur de soi-même ».
Le caractère obligatoire dans cet accompagnement amène des difficultés pour ces mères isolées. L’accès à un travail qui souvent est peu qualifié (avec des conditions de travail pénibles) peut sembler laborieux du fait « d’être cheffe de famille ». Le financement de l’allocation est donné en échange de leur bonne volonté à retravailler. Cette logique sexuée de réciprocité s’oriente de plus en plus sur un principe méritocratique au détriment de celui de la solidarité.
L’important dans cet accompagnement est que ces mères isolées aient un projet. Mais, comment se projeter dans un emploi quand les conditions de subsistances sont précaires ? L’injonction au projet impute la responsabilité à ces mères, elle oblige ces dernières à faire l’expérience douloureuse de l’échec, de les entraîner à une solitude absolue et une sorte de disqualification. La mère isolée, allocataire du RSA, est aux prises d’un présent insécurisant, une anticipation d’un futur considéré comme menaçant. Le RSA équivaut à une survie matérielle.
Quelle est la place de l’accompagnement dans ces conditions de précarité de ces mères isolées ? Quel sens ces mères isolées ont-elles de l’accompagnement par rapport à leur vécu, leur expérience. Les dispositifs d’insertion, ces derniers tels qui sont pratiqués ne permettent pas à ces mères isolées de s’engager dans un collectif avec pour objectif l’emploi. L’insertion sociale y est plus priorisée que celle professionnelle considérant les publics précaires comme des « objets qu’il faut soigner ».
Pour comprendre le sens de l’accompagnement des mères isolées, il faut une approche psychologique qui permet de comprendre la singularité de chaque mère isolée sur leur représentation de leur accompagnement. La construction de cette représentation est façonnée par les valeurs, les contextes physiques, psychologiques et culturels de l’individu. La vérité est celle de l’acteur concerné au moment de l’accompagnement. L’accompagnement suppose un accompagnant et un accompagné. La relation y est nécessaire et essentielle dans la construction de sens dans l’accompagnement. Elle ne doit pas se réduire à un cadre formaté dans lequel autrui est assimilé à un objet de soin.
En se déplaçant sur la position du professionnel d’insertion, la mère isolée en tant que sujet peut se questionner, prendre conscience des diverses idéologies et sources d’influences sociales auxquelles elle est exposée, les re-signifier et se les réapproprier.
Alors, se pose ici la question du sens de l’expérience. Pour ce faire, redonnons la parole à ces mères isolées. Finalement, les témoignages des quatre volontaires, bien que différents, présentent des convergences sur leur parcours personnel et professionnel. Leur expérience dans le dispositif montre que toutes les quatre ont vécu des ruptures conjugales qui les ont fragilisés et ont causé une précarité, qui les ont faites entrer dans le dispositif RSA. Elles témoignent de situations, vécues comme stigmatisantes, de leur statut de « mère isolée » autant de la part des institutions que de la société en général. Leurs témoignages révèlent qu’elles sont en position « d’exclues » face au marché de l’emploi par rapport à leur situation et qu’elles vivent une insécurité sociale.
Elles témoignent de la rigidité et de l’injonction, présentes dans l’accompagnement. Ce dernier est perçu comme trop procédurier avec la contractualisation du projet d’insertion tous les trois mois. Les activités proposées sont, pour elles, inutiles, sans objectifs voire occupationnelles. Ces mères n’ont pas de projets d’emploi concrets du fait, d’une part d’un présent vécu comme précaire financièrement, d’un futur insécurisant et d’autre part, d’un manque de propositions d’emploi, de formations, d’informations de la part de leur Conseiller d’Insertion.
Tout de même, pour continuer à bénéficier de l’allocation RSA, certaines font de temps en temps quelques missions d’emploi. Certaines disent être satisfaites de leur accompagnement car ce dernier leur laisse le temps de réaliser des activités culturelles et sociales dans des associations. Cela leur permet d’avoir un équilibre psychologique en cherchant du soutien dans des lieux associatifs pour créer du lien social. Ainsi, cet accompagnement prend alors sens pour elles à ce niveau.
La divergence sur le sens de l’expérience de l’accompagnement se situe sur le témoignage d’une mère volontaire. Cette dernière a un accompagnement à l’emploi réalisé par une association d’insertion. Son témoignage sur l’accompagnement, révèle des notions de réciprocité, de contrat mutuel, de responsabilité et de lien social. Elle trouve l’accompagnement soutenant et efficace lui permettant d’avoir confiance en ses compétences. Ce témoignage montre l’accent mis dans son pouvoir d’agir où la notion de projet a toute sa place. Cette mère souligne le fait d’être écoutée et entendue par son Conseiller. Elle a le sentiment d’être comprise, l’accompagnement est considéré comme plus concret et humain. La personne, alors socialisée, est restaurée dans sa dignité humaine
Pour conclure les accompagnements institutionnels ne répondent pas aux désirs d’émancipation, de création et de développement de ces mères isolées. Leur accompagnement « prêt-à-porter » et linéaire ne peut répondre aux situations personnelles de chacune. Celles-ci ont le sentiment d’être encore plus isolées et stigmatisées. L’omniprésente injonction pour retrouver un emploi, à n’importe quel prix, n’a pas de sens pour elles et laisse un sentiment d’incompréhension. Cet accompagnement institutionnel n’est pas soutenant, il répond seulement à des injonctions : pas de recherche d’emploi, pas d’allocation. Le travail comme seul émancipation financière. Certaines théories mettent le travail comme seul vecteur de socialisation et de bien – être. Le travail constitue, au sein des sociétés occidentales, une dimension centrale pour l’individu et que, par conséquent, la privation d’emploi est une privation absolue.
En d’autres mots, outre les aspects financiers, l’individu se trouve démuni de diverses ressources psychologiques qui font son quotidien lorsqu’il est dans ce type d’accompagnement: son temps devient sans structure, ses activités sans objet, ses contacts sociaux sans interlocuteurs, sa vie sans but collectif et son statut social sans assise. Pour répondre à ce non-sens, ces mères isolées créent un monde des possibles où elles ont le sentiment d’exister. L’absence d’emploi ne signifie pas forcément l’absence de toute activité et que, d’autre part, le maintien d’un certain niveau d’activité peut contribuer à la protection de la santé mentale des individus sans emploi.
On peut faire l’hypothèse que seules les activités qui permettent à l’individu de devenir l’auteur d’actions qui ont du sens pour lui, sous-tendent un niveau d’ajustement personnel élevé, susceptible de compenser l’absence d’emploi. Plus précisément, l’activité doit, pour favoriser le fonctionnement social et le bien- être des individus, permettre à ceux-ci de répondre aux aspirations intrinsèques de développement personnel, de construction des relations sociales satisfaisantes et de contribution à la société. La notion de projet de vie est essentielle pour ces mères isolées, elle leur permet de « tenir », d’être auteur de leur existence. Un accompagnement devrait se réaliser dans cette optique, non d’acteur mais d’auteur, et prendre en considération l’univers des multiples « d’être » de la personne que l’on souhaite accompagner dans une marche mutuelle. Alors on pourra parler de Solidarité!
Corinne.



Validé Bouclage

Contre le salariat, et la religion du travail !

Notre cher président de la République adoré, avait dit, un jour, il y a déjà quelques années, qu'il contestait le mot pénibilité au travail, car ça donnerait l'idée que le travail serait pénible. Plus tard, l'un de ses gouvernements adopta en force, au mépris de l'opinion générale le report à un âge plus avancé le départ à la retraite. Au mépris total de ces feignasses d'ouvriers du BTP, de l'industrie ou de l'agriculture, qui pour eux, cela signifie clairement leur arrêt de mort, c'est-à-dire qu'ils partiront directement du boulot au cimetière sans passer par la case repos. Mais qu'à cela ne tienne il paraît que les ouvriers sont minoritaires dans ce pays, ou les chiffres varient selon les sociologues a la con , hé oui cela va de 8% à 25 %, comme si le nombre de personnes qui exercent des métiers d'ouvriers et pénibles avaient une si grande importance que ça. Généralement, les gens qui ont des métiers de ce genre, commencent tôt leurs carrières, et sont payés chichement, et les 35 h sont plutôt une aubaine qui limite l'usure physique, en tout cas un peu moins rapidement qu'avec les 39 h.
Ceux qui parlent de travail sans arrêt dans les sphères du pouvoir et de la bourgeoisie en général, ce sont les mêmes qui comptent nous faire suer le burnous, en gelant voire réduire nos salaires, à coup de 12h/jours, comme au bon vieux temps de la révolution industrielle, qui eux peuvent se permettre le luxe de travailler 70h/semaines sans être usé physiquement par leurs activités professionnelles.
Quant à nous, nous n'avons ni propriété, ni business pour faire de l'argent, du coup nous sommes obligé de vendre notre force de travail à quelqu'un. Nous ne travaillons pas parce qu'on en a envie, nous travaillons parce que nous n'avons pas d'autres moyens de gagner de l'argent.
Ce qu'on gagne au boulot, c'est assez d'argent pour pouvoir se payer la bouffe, le loyer, les factures, la bière et la PlayStation... Et assez peu, pour qu'on retourne au boulot.
La seule chose pire que le boulot, c'est justement de ne pas en avoir. Quand il y a des aides sociales, c'est la galère pour en avoir, et ce n'est pas autant qu'un salaire. Le chômage qui plane comme une menace permanente nous pousse à aller au boulot, tous les jours. C'est sur notre travail que ce construit cette société.
Nos conditions de vie et nos activités quotidiennes de survie se nomment salariat ou travail salarié. Les débuts du salariat, à l'aube de la révolution industrielle, furent loin d'être paisibles. Au nom de la liberté, la bourgeoisie avait contraint la majorité à se séparer des moyens de production assurant leur existence. Séparés de leurs outils, les petits producteurs n'avaient que la liberté de mourir de faim, bien avant d'acquérir la liberté politique, particulièrement en Angleterre. Ceux qui perdaient tout au nom de cette prétendue liberté se transformaient en vagabonds.
Pour exproprier les petits producteurs et paysans, la bourgeoisie devait les convaincre des avantages qu'ils avaient subis. C'est par la terreur que cela se fit : expropriés de force par les nouveaux seigneurs, ils durent se livrer aux industries des villes. La bourgeoisie inculqua alors à cette nouvelle classe de travailleurs l'amour de la liberté et du travail à coups de trique. La fameuse liberté du travail se doubla d'une interdiction d'être oisif, avec des prisons prévues à cet effet. La résistance de ces gens, qui refusaient de se laisser rythmer leur vie par les cadences du travail, fut brisée à plusieurs reprises par des milliers de pendaisons opérées un peu partout en Europe. C'est cette même terreur qui soumit les millions d'habitants des continents africain et américain, lorsque se développa le commerce international à très grande échelle aux XVIIIe et XIXe siècles.
Au travail, on est à la merci des patrons et des intérêts financiers. Une main invisible impose nos horaires et une régularité monotone qui empiète sur notre vie personnelle. On n'a aucun contrôle.
Quand certains collègues me disent, si je ne suis pas content, pourquoi je ne démissionne pas, comme si c'était une réelle liberté autre que celle d'aller se faire exploiter ailleurs... Quand des capitalistes convainquent des prolétaires que le travail c'est la liberté, alors que nous n'avons jamais notre mot à dire dans un lieu qui est tout sauf démocratique et à l'écoute... Ces collègues ont complètement assimilé la propagande bourgeoise.
Le libre échange marchand, imposé par la force, a aujourd'hui atteint le cerveau de mes collègues, complètement aliénés. Boulot, heures sup à n'en plus finir, parfois obligatoires, 2X8, 3X8, travail de nuit, fatigue... On bosse comme des damnés, à coup de pieds au cul, le LEAN qui impose la cadence, toujours au taquet, et surtout, jamais la moindre solidarité dans notre misère quotidienne.
Aucun parti bourgeois, ni ouvrier, aucune fraction du capitalisme, de droite ou de gauche, ne remet en question la liberté du travail. Le stalinisme, inventeur du Stakhanovisme, repris dans le monde entier, y compris aux USA avec le culte de l'employé du mois, témoigne de cette logique. Être récompensé pour avoir fait gagner de l'argent à l'entreprise, voilà leur définition de la liberté : être plus qu'un simple vendeur de sa force de travail. Tout ceci n'est qu'un outil à la disposition des différentes bourgeoisies. On nous exploite pour la productivité. On n'a pas voix au chapitre, sinon la grève pour mendier des miettes via un syndicat complice. L'égalité n'existe pas. La négociation est impossible. Seule la grève nous fait entendre.
Nos patrons, au soir, réinvestissent les fruits de notre labeur pour gonfler leurs affaires. Nous sommes une pièce de ce qu'ils possèdent et vendent. Le salariat : c'est le capital !
La bourgeoisie, maîtresse des gouvernements, des médias, des écoles, des prisons, des services sociaux, de la police, des journaux et de la télévision, nous impose sa vision du monde. L'école façonne des cohortes de diplômés ou d'exclus, tous destinés à une tâche précise. Ne nous y trompons pas, ce que nous faisons pour survivre définit implacablement notre place dans la société.
Le travail est vécu différemment selon sa position. Tout oppose patrons et ouvriers, dans une lutte permanente.
Plus la vie est chère, plus il faut travailler pour payer la nourriture, les transports, l'essence.
Pour survivre, on se confronte chaque jour à un monde en mutation. Toutes nos activités tendent à devenir aliénantes, du ménage aux devoirs des enfants, en passant par les sorties entre amis ou le sport. La société est fondée sur le travail. Le niveau des salaires, des bénéfices, les conditions de travail, la politique du gouvernement, l'art et la technologie sont définis par la lutte des classes.
Ils nous dressent les uns contre les autres, mais nous pouvons nous unir contre eux.
Quand nous luttons pour nos intérêts, d'autres doivent faire de même. Nos préjugés s'évanouissent et notre colère se tourne vers la source du problème.
La lutte pour nos intérêts est le point de départ pour saper les fondements du capitalisme.
Ne soyons pas dupes des scélérats sociaux-démocrates qui nous méprisent, inventant de nouveaux concepts en remplaçant "prolétariat" par "peuple", un terme dénué de sens. Le peuple est l'opposé du prolétariat. Une fois au gouvernement, les politiciens radicaux ou d'origine ouvrière ne valent plus rien. Un parti représentant la classe ouvrière est une contradiction. Il peut seulement offrir une représentation politique, permettant à ses représentants de suggérer aux patrons comment mieux diriger la société et faire de l'argent tout en nous contrôlant.
Se battre pour nos propres intérêts est la première étape pour détruire les fondements du capitalisme.
Étant donné qu'ils nous dressent les uns contre les autres, mais nous avons la possibilité de nous dresser contre eux.
Lorsque nous nous battons pour nos propres intérêts, il est indispensable que d'autres fassent la même chose. Nos préjugés se dissipent, et notre colère s'éloigne de là où elle devrait être.
Il ne sera plus indispensable de remplacer tout ce qui peut être acheté ou vendu, une fois qu'il n'y aura plus besoin de mesurer le temps de travail requis pour fabriquer ces marchandises.
Le salariat est le paiement d'un service précis contre rétribution, et sur ce point le salariat est une forme de prostitution pas si éloignée que ça de la prostitution sexuelle, c'est même l'une des formes de prostitution la plus répandue au monde, et accepté par la plupart d'entre nous.
Ce qu'il faut bien comprendre c'est qu'un employeur ne vous donne jamais à manger, contrairement à une idée reçus qui circule parmi les patrons et dans la télé-poubelle.
En effet un patron ne donne jamais à manger à ses ouvriers, puisqu'il doit payer leur services, pour pouvoir créer des marchandises et réaliser du profits. Un patron s'il avait la possibilités de payer ses ouvriers 0 centimes il le ferait, parce que pour lui payer un salaire est un investissement comme un autre.
Tout notre temps que nous passons au boulot, ne fait pas vraiment partie de nos vie, c'est du temps passé contrôlé par les employeurs, les managers et autres type de cadres dirigeants, c'est du temps pour fabriquer des objets, ou faire acheter ces objets par des particuliers ou des entreprises, pour faire, faire des bénéfices à la personne qui nous emplois. Nous vendons notre temps et notre énergie, afin d'acheter des choses que nous avons besoin pour survivre. Et nous les prolétaires sommes là, dans cette société pour acheter ou/et vendre, pour pouvoir faire fonctionner le marché. Objectivement nous sommes tous des capitalistes puisqu'on nous participons de gré ou de force à notre propre exploitation. Pour finir presque toutes les activités de la société dans laquelle nous vivons est relié au système capitaliste et au salariat, que ce soit dans nos loisirs, la télé , notre temps de repos, nos vacances, l'école pour les enfants qui sert avant toutes choses, à créer des futurs travailleurs, et pas tellement un lieu d'émancipation , de formation à l'esprit critique et de culture comme voudrais faire croire la légende. Le travail salarié c'est le capital avant toutes choses, et quasiment tout dans nos sociétés tourne autour de ça.
(1) : voir le documentaire ARTE, « le temps des ouvriers »
Validé Bouclage

L'esclavage moderne et le techno féodalisme

Nous travaillons gratuitement et nous sommes exploités, même loin des usines et des chaînes de production. Tous les articles que nous publions, les likes, les partages, les vidéos que nous regardons produisent de la valeur. Mais cette valeur ne nous revient jamais : elle est aspirée, analysée et transformée en profit par des plateformes comme Facebook, TikTok ou Instagram. Nous alimentons la machine, et la machine s'enrichit sur notre dos et accroît le capital d'un capitaliste, sans aucun retour pour nous.

Le techno-féodalisme ne se limite pas à ces plateformes : il s'infiltre dans tous les objets que nous possédons. Prenons l'exemple de la voiture connectée : on l'achète, on la paie, et elle collecte en permanence nos données d'usage — trajets, comportements, habitudes, consommation de carburant, vitesse, localisation. Ces informations, que nous produisons par notre activité quotidienne, sont confisquées, revendues et transformées en profit par des corporations qui ne nous doivent rien. Nous sommes dépouillés à l'achat comme dans l'usage, exactement comme le prolétaire qui l'a fabriquée.

Le smartphone n'échappe pas à cette logique : il ne nous appartient pas réellement. Chaque application installée, tous les clics, tous les messages envoyés, chaque interaction sociale sont captés et transformés en ressource pour enrichir des corporations capitalistes. Nos données personnelles, nos comportements, nos préférences, notre santé, nos relations : tout devient marchandise.

La privatisation de nos libertés va encore plus loin : les technologies connectées façonnent nos comportements et nos désirs. Les algorithmes féodaux analysent nos interactions pour déterminer ce qui nous attire, nous influence, nous pousse à consommer et à reproduire des habitudes qui maximisent la plus-value des corporations. Même nos relations sociales deviennent un terrain d'exploitation : likes, partages, commentaires, photos, vidéos, tout est transformé en capitalisation privée des données.

D'autres objets connectés montres, enceintes, assistants vocaux suivent la même logique. Les montres connectées enregistrent nos rythmes cardiaques et notre sommeil, les enceintes écoutent en permanence nos conversations, et les applications de navigation enregistrent chaque déplacement. Tout cela est collecté, analysé et capitalisé. Nous croyons posséder ces outils, mais en réalité nous ne sommes que des sujets captifs.

Le techno-capitalisme privatise notre existence entière : il transforme nos gestes, nos émotions, nos vies en plus-value. Il nous fait croire à la liberté et à la modernité, alors qu'il nous surveille, nous manipule et nous dépouille. Nous produisons des richesses pour la bourgeoisie, et nous payons pour que cela se poursuive.

Ce système ne repose pas sur un consentement réel, mais sur une illusion de liberté et de contrôle. La véritable autonomie disparaît sous la domination du capital numérique. Dans ce monde, utiliser un smartphone, une voiture connectée ou tout autre objet numérique, c'est accepter d'être à la fois producteur, consommateur et esclave d'un capitalisme qui exploite la vie entière.

Pour mettre fin à cet asservissement, nous devons procéder à la socialisation des moyens de production et à l'abolition du système monétaire par la révolution sociale.

Viva la révolution sociale.
Validé Bouclage

Le Réseau anarchiste internationaliste a été créé

Le 9 novembre 2025, à l'initiative de communistes anarchistes britanniques, la Création du Réseau anarchiste internationaliste a été annoncée. Ses objectifs ne sont pas de fonder une nouvelle organisation, mais de renforcer les liens entre internationalistes révolutionnaires, de créer une plateforme pour les anarchistes/libertaires luttant contre la guerre et la propagande militariste, et de coordonner leurs actions dans ce domaine.
Le Réseau entend mettre en oeuvre une solidarité collective concrète fondée sur des principes révolutionnaires. Il souligne sa différence fondamentale avec les groupes qui se réclament de l' " anarchisme " mais qui ne défendent plus l'internationalisme révolutionnaire ni le principe d'opposition à toute guerre entre états et forces aspirant à le devenir. Ses objectifs comprennent la présentation d'une position cohérente avec la tradition anarchiste et l'impératif : " Pas de guerre, mais une lutte des classes ".
Les membres du réseau s'efforcent de démontrer que les internationalistes révolutionnaires peuvent non seulement définir des perspectives et mener des actions de sensibilisation, mais aussi contribuer concrètement à l'expansion de la lutte de notre classe- la classe ouvrière. Par exemple, en collectant des fonds pour apporter un soutien solidaire à ceux qui refusent de combattre, aux déserteurs, aux réfractaires et à leurs compagnons qui travaillent à leurs côtés.
La création du Réseau a été précédée de mois de discussions avec divers groupes et militants anarchistes, qui ont approuvé un document. Ce dernier rejette les politiques des classes dirigeantes de l' " Ouest " et de l' " Est ", dont la " soif de pouvoir et de profit repose de plus en plus sur l'industrie de l'armement " et qui conduit l'humanité au bord de la guerre nucléaire. Affirmant que le soutien à l'objection de conscience, à l'insoumission, à la désertion etc. ; est " fondamental ", le Réseau entend promouvoir des initiatives qui " remettent en question le nationalisme et les frontières, la souveraineté territoriale, l'Etat-nation et ses rivaux proto-etatiques, en créant de nouveaux mécanismes de solidarité et de fraternité internationales ". Les membres du Réseau soulignent que, pour eux, il ne s'agit pas de préserver ou de restaurer le " monde capitaliste ", mais de combattre le système capitaliste et étatique lui-même, qui engendre la guerre, dans une perspective de révolution sociale.
" Que pouvons-nous faire concrètement, individuellement et collectivement, chez nous comme à l'étranger ? Au niveau le plus élémentaire, penser globalement, agir localement. Rejeter leur consensus et dénoncer l'hypocrisie de se défendre, nous et notre classe, par-delà les frontières. Rejeter collectivement leurs " intérêts nationaux ". Lier notre lutte contre l'austérité à la lutte contre leurs profits tirés de la guerre. Tout ce que nous faisons pour nous-mêmes et notre classe entrave leur " état de guerre ". S'unir dans la solidarité, quel que soit notre lieu de résidence ou notre profession : une victoire chez nous est une victoire et un exemple pour les autres pays. Des fleuves de l'Arctique à la mer Rouge, de Taïwan au bassin du Congo, les frontières continentales s'embrasent ou se hérissent d'impatience. Les visages changeants de cette mascarade de superpuissances ne changent rien. Ils veulent nous faire combattre : un capitalisme, une guerre ! Le danger est réel, le danger est déjà là ! Affirme le document.
Au moment de la création du Réseau, les personnes suivantes avaient déjà signé le document convenu :
Groupe communiste anarchiste, Royaume-Uni
Réseau communiste anarchiste ( Anarcom Network ), Royaume-Uni
The Stirrer, Keynsham, Royaume-Uni
Alex Adler, Royaume-Uni
Organisez-vous ! Organisation affiliée à l'Association internationale des travailleurs ( Irlande )
Initiative antimilitariste, République tchèque
Association anarchiste tchécoslovaque ( CAS ), République tchèque
Publication antimilitariste " Dezerter ", République tchèque
Initiative Olga Taratuta, France
Le réseau est ouvert aux nouvelles adhésions.
https://anarcomuk.uk/2025/11/10/inaugura...-9th-2025/;
Source : https://aitrus.info/node/6343 ou https://telegra.ph/Sozdana-Set-anarhisto...stov-11-26
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Attendre de voir comment le Réseau va se structurer avant d'en faire de la promotion.
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Contre le campisme et les positions marxistes étatiques / la situation au Venezuela.


Cette vision prétend dénoncer « l'impérialisme » américain. En réalité, il recycle une vieille imposture politique : la défense d'un État autoritaire au nom de l'anti-impérialisme. Sous couvert de radicalité, il glisse vers une position profondément contre-révolutionnaire : le souverainisme.

Présenter Maduro avant tout comme une « victime » des États-Unis, c'est effacer volontairement la réalité matérielle vécue par les exploité·es du Venezuela. Répression des luttes sociales, criminalisation des grèves, militarisation des quartiers populaires, effondrement des conditions de vie : tout cela disparaît derrière une narration où l'État devient un rempart à défendre.

Le cœur du problème est là :
ce discours confond le prolétariat avec l'État.

Critiquer une intervention étatique externe ne justifie en rien de blanchir un régime qui opprime sa propre population. L'oppression n'est pas seulement externe ; elle est aussi interne, bureaucratique, militaire, exercée par une bourgeoisie nationale sous couvert de « socialisme », qui n'a en réalité rien de socialiste.

Parler d'« enlèvement » d'un chef d'État, c'est adopter le langage de la diplomatie étatique, comme si l'enjeu central était l'atteinte à un dirigeant et non la domination globale exercée par tous les États, qu'ils soient hégémoniques ou périphériques. Seule une rupture totale avec le nationalisme et l'État permet une véritable émancipation.

Ce type d'anti-impérialisme est daté, campiste et dangereux.
Il valorise le militarisme, engrenage du capitalisme et de la logique marchande de la vie comme de la destruction du vivant. Il aligne les luttes sur des blocs étatiques, choisit un maître contre un autre et appelle cela résistance. Or ni Washington ni Caracas ne sont des alliés. Les exploité·es n'ont rien à gagner à défendre un gouvernement sous prétexte qu'il est en conflit avec les États-Unis.

La notion même d'impérialisme et d'anti-impérialisme, telle qu'elle est mobilisée ici, est une vision chauvine issue directement du bolchevisme. Elle conduit systématiquement à la défense d'un État perçu comme victime d'un autre, alors qu'ils sont tous des outils au service de la bourgeoisie.

La souveraineté est une fiction étatique, toujours utilisée contre les travailleurs et la population.
Ce que ce discours refuse de dire, c'est que l'ennemi n'est pas seulement tel ou tel gouvernement dominant, mais la forme État elle-même.

La seule perspective émancipatrice au Venezuela, comme partout ailleurs, réside dans l'auto-organisation du prolétariat, dans la révolution sociale contre l'État national comme contre les dominations étatistes extérieures, par l'application du socialisme libertaire comme moyen de transformation societale.

Une position réellement révolutionnaire est claire et sans ambiguïté :
contre le campisme, contre le souverainisme, contre le nationalisme, contre tous les États.
Solidarité avec la lutte prolétarienne , pas avec les gouvernements.

Viva la révolution
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Un tract centenaire..., pour la nouvelle année
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Il n'y a pas de crimes de droit commun
Les contraintes sociales ont fait leur temps. Rien, ni la reconnaissance d'une
faute accomplie, ni la contribution à la défense nationale ne sauraient forcer l'homme
à se passer de la liberté. L'idée de prison, l'idée de caserne sont aujourd'hui
monnaie courante : ces monstruosités ne vous étonnent plus. L'indignité réside dans
la quiétude de ceux qui ont tourné la difficulté par diverses abdications morales et
physiques (honnêteté, maladie, patriotisme).
La conscience une fois reprise de l'abus que constituent d'une part l'existence
de tels cachots, d'autre part l'avilissement, l'amoindrissement qu'ils engendrent chez
ceux qui y échappent comme chez ceux qu'on y enferme, - et il y a, paraît-il, des
insensés qui préfèrent au suicide la cellule ou la chambrée, - cette conscience enfin
reprise, aucune discussion ne saurait être admise, aucune palinodie. Jamais
l'opportunité d'en finir n'a été aussi grande, qu'on ne nous parle pas de l'opportunité.
Que MM. les assassins commencent, si tu veux la paix prépare la guerre, de
telles propositions ne couvrent que la plus basse crainte ou les plus hypocrites
désirs. Ne redoutons pas d'avouer que nous attendons, que nous appelons la
catastrophe. La catastrophe ? ce serait que persiste un monde où l'homme a des
droits sur l'homme. L'union sacrée devant les couteaux ou les mitrailleuses,
comment en appeler plus longtemps à cet argument disqualifié ? Rendez aux
champs soldats et bagnards. Votre liberté ? Il n'y a pas de liberté pour les ennemis
de la liberté. Nous ne serons pas les complices des geôliers.
Le Parlement vote une amnistie tronquée ; une classe au printemps prochain
partira ; en Angleterre toute une ville a été impuissante à sauver un homme ; on a
appris sans stupeur que pour la Noël en Amérique on avait suspendu l'exécution de
plusieurs condamnés parce qu'ils avaient une belle voix. Et maintenant qu'ils ont
chanté, ils peuvent bien mourir, faire l'exercice. Dans les guérites, sur les fauteuils
électriques, des agonisants attendent, les laisserez-vous passer par les armes ?
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[La Révolution surréaliste n° 2, 15 janvier 1925.]
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Les posts anarchistes en mode défense nationaliste et pro-guerre se multiplient.

Voici encore un phénomène inquiétant : le « national-anarchisme ». Des individus se revendiquant anarchistes qui, sous couvert d’« anti-impérialisme », justifient l’entrée en guerre pour défendre une prétendue agression extérieure. En réalité, ils défendent l’État-nation, exact...
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texte long donc mérité d'être un article en soit et pas un courrier de lecteur
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Violence routière dans le Gers

Brève du département du Gers, territoire enclavé et violent:

"Mais je n’y attache aucune importance et je ne considère pas ma vie comme précieuse,
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Voici ce que déclare Philippe Dupouy, Président du Conseil Départeme...
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SI passe pas dans le journal mettre dans le blog de Toulouse
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Insee 2026 et Proudhon 1861

"On a vu au chapitre précédent que le revenu total de la France n’excède pas selon toute probabilité 87
cent. 5 par jour et par tête. Quatre-vingt sept centimes et demi par jour et par personne : voilà ce qu’il est
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Peut être conservé pour un prochain numéro ?
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À propos des classes de défense et de sécurité globale

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Texte du Grand Ouest
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Escalade militaire au Venezuela …et au-delà ?

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contre tous les gouvernements,
contre toutes les oppressions
affiche apposée sur les murs de Moscou en février 2022 par les opposants russes à la guerre en Ukraine)

Réunis en Assemblée générale extraordinaire ce samedi 3 janvier,
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