AS

Coordination AS

Bienvenue sur l'interface de coordination des articles AS

Consultez les articles proposés pour les journaux anarcho-syndicalistes. Utilisez les onglets ci-dessous pour naviguer :

Tous les Articles : Vue complète de tous les articles avec filtres
Par Journal : Articles organisés par numéro de journal
18
Articles Total
1
À Discuter
1
En Cours
15
Validés
1
Refusés
9
Catégories
1
Journaux

Liste des Articles

Escalade militaire au Venezuela …et au-delà ?

Contre toutes les guerres,
contre tous les gouvernements,
contre toutes les oppressions
affiche apposée sur les murs de Moscou en février 2022 par les opposants russes à la guerre en Ukraine)

Réunis en Assemblée générale extraordinaire ce samedi 3 janvier,
les militantes et militants de la CNT-AIT française, ayant appris le coup de force militaire des États-Unis contre le président du Venezuela Maduro, qui a été enlevé avec son épouse, suivent la situation avec inquiétude.
Cette nouvelle aventure militaire nous rapproche chaque jour un peu plus d’une nouvelle guerre mondiale généralisée et démontre – si besoin en était – la véritable nature de l’État. Même caché sous le masque de la « démocratie », l’État est l’instrument du Pouvoir pour exercer la loi du plus fort : hier loi du plus fort exercée par Maduro (président « démocratiquement élu ») et sa clique militaro-affairiste contre la population du Venezuela ; aujourd’hui loi du plus fort de Trump (président « élu démocratiquement ») et sa clique militaro-affairiste contre Maduro et son régime. Dans tous les cas, c’est la population et notamment les travailleurs et les exploités qui paient les pots cassés.
La classe des travailleurs opprimés n’a rien à voir avec cette guerre de gangsters !
La CNT-AIT appelle les populations, et en premier lieux les travailleuses et les travailleurs à refuser de se laisser entrainer dans les aventures militaires, que ce soit au nom de la Patrie, de la Nation, de la démocratie ou de l’anti-impérialisme. Nous appelons à se dresser partout et tout le temps contre l’armée et le militarisme, par tous les moyens à disposition, que ce soit individuellement ou collectivement.
La CNT-AIT appelle les sections, amis, initiatives de l’AIT à convoquer de manière URGENTE le groupe de travail permanent antimilitariste de l’AIT, dont la création a été décidé lors du récent congrès de l’AIT à l’initiative de la CNT-AIT.
Paix aux chaumières, guerres aux palais !
CNT-AIT (Section en France de l’Association Internationale des Travailleuses et des Travailleurs)
contact@cnt-ait.info

[ULET-AIT, Colombie] VENEZUELA : TOUT N’EST PAS PERDU !
https://www.uletsindical.org/no-todo-esta-perdido

La fenêtre d’Overton est le concept selon lequel, progressivement, les idées politiques peuvent muter au point que ce qui était autrefois considéré comme inacceptable devient désormais normal, et inversement.
Les États-Unis sont responsables du déplacement progressif de cette fenêtre vers la dialectique de la guerre. Pendant des décennies, le monde a observé et toléré les prétendus « changements de régime » et l’intervention des puissances dans les pays moins puissants.
Le résultat est clair : ni le financement des différents partis politiques, ni l’entraînement des armées à la contre-insurrection, ni les opérations secrètes de ceux qui tirent les ficelles de la politique bourgeoise ne sont jugés nécessaires.
Désormais, toute forme d’organisation qui déplaît au pouvoir est réprimée et attaquée de front, mais pire encore : sous les applaudissements de ceux qui assistent au spectacle en direct à la télévision.
L’intervention historique des puissances mondiales dans les territoires du Sud global démontre que tout gouvernement, régime ou individu est totalement sacrifiable, surtout s’il ne sert pas les intérêts du capital. Applaudir l’intervention de ceux qui tirent les ficelles de la politique bourgeoise n’offre aucune garantie de pérennité.
Il faut être clair : nous sommes contre le régime de Maduro, comme nous sommes contre tout gouvernement, quelle que soit l’idéologie qu’il prétend professer.
Tout gouvernement, tout État, est le fruit de l’imposition violente du pouvoir sur un territoire historiquement occupé. C’est pourquoi nous croyons, et croirons toujours, au peuple qui s’organise pour défendre ses propres intérêts.
Mais tout n’est pas perdu, ni au Venezuela, ni en Palestine, ni en Colombie, ni nulle part ailleurs dans le monde. Tant que nous ne nous soumettrons pas tous au « Leader », tant qu’il y aura opposition, résistance et lutte, il y aura un avenir.
L’Empire, l’État et le Capital s’effondrent, livrant leurs dernières démonstrations de force pour tenter de résister au cri qui a retenti à travers l’Amérique latine, comme en 2019 et 2021, et qu’il est plus que jamais nécessaire de se rappeler : « Jusqu’à ce que la dignité devienne la norme.». Car Maduro est tombé, mais Trump tombera lui aussi lorsque le peuple se soulèvera.
En tant qu’ULET, nous encourageons l’accueil à bras ouverts de tous ceux qui fuient le conflit dans un esprit antimilitariste, car aucun appel à la guerre ne peut briser la fraternité qui transcende toutes les frontières.
Tous les drapeaux sont noirs quand ils brûlent !
Union libertaire étudiant et travailleurs (ULET-AIT), Fédération régionale de Cundinamarca
Validé Bouclage

IRAN

Loi martiale camouflée et logique de pouvoir en Iran !
Une perspective anarchiste sur les coupures d'Internet et la militarisation de l'espace urbain.

Des centaines d'heures de coupures délibérées et totales d'Internet, associées au déploiement ouvert de forces armées équipées de matériel militaire lourd dans les rues et les quartiers des villes iraniennes, ont créé une situation qui, bien qu'elle ne soit pas officiellement qualifiée de « loi martiale », en présente dans les faits de nombreuses caractéristiques : contrôle des communications, recours à la force coercitive et instauration d'un état d'urgence permanent. D'un point de vue anarchiste, cette situation n'est pas une aberration temporaire, mais la manifestation évidente de la logique même de l'État moderne.

L’État et le monopole de la violence

Dans la théorie anarchiste, l'État est avant tout une institution qui détient le monopole de la violence organisée et tire sa légitimité non pas du libre consentement de la société, mais de sa capacité à recourir à la force.
Lorsque des véhicules blindés, des armes lourdes et des forces militaires occupent l'espace urbain – même sans confrontation directe –, il s’agit d’une « démonstration de puissance » : un message visuel rappelant aux habitants que l'ordre établi repose sur la possibilité d’une répression sévère. C'est précisément ce à quoi correspond le monopole de la légitimité de la violence, que nous reconnaissons comme l'essence même du pouvoir étatique.

La déconnexion comme blocus social

Aujourd'hui, Internet n'est plus seulement un outil technique de communication, mais un réseau qui permet la solidarité horizontale, la libre circulation de l'information et l'action collective. Sa coupure généralisée constitue une forme de blocus ou de « siège » — non pas le siège d'une ville, mais le siège de la conscience et des liens sociaux. En coupant ces réseaux, le gouvernement tente de diviser la société en unités isolées, chacune étant plus facile à contrôler séparément que l'autre.

L’état d’urgence comme règle

Ce qui est justifié au nom de « conditions particulières » ou de « nécessités sécuritaires », c’est le maintien d'un état d'exception permanent : une situation dans laquelle la loi est suspendue et où la décision du dirigeant prend sa place. Dans de telles circonstances, la frontière entre « temps normal » et « temps de crise » disparaît, et la société est maintenue dans un état d'alerte constant et les droits sont suspendus. La loi martiale camouflée fonctionne précisément selon cette même logique : sans déclaration officielle, mais en mettant en œuvre les mêmes mécanismes dans la pratique.

La ville comme garnison

La militarisation de l'espace urbain transforme la fonction symbolique de la ville. Celle-ci, qui devrait être un lieu de vie commune, de diversité et de libre interaction, devient un lieu de déploiement de la force et de la surveillance. Cette transformation montre que l'État considère la société non pas comme un ensemble d'individus autonomes, mais comme une population potentiellement dangereuse nécessitant une surveillance et d'un contrôle constants.

Ordre ascendant contre ordre descendant

En opposition à cette logique, nous, anarchistes, insistons sur la possibilité d'un autre type d'ordre : un ordre qui ne découle pas de la menace d'un canon, mais de la coopération volontaire, de l'entraide et des réseaux de solidarité horizontaux. Les expériences historiques et sociales ont démontré que les êtres humains peuvent créer diverses formes d'auto-organisation et de coexistence sans recourir aux mécanismes répressifs. Ce que l'État craint fondamentalement, ce n'est pas le désordre, mais précisément la possibilité d'un ordre sans État.

La coupure d'Internet et le déploiement des forces armées dans les rues peuvent être considérés comme les deux facettes d'une même stratégie : le contrôle de la société par l'isolement et la peur. D'un point de vue anarchiste, cette situation n'est pas une erreur passagère, mais la révélation du vrai visage du pouvoir — un visage qui, en temps de crise, abandonne son masque juridique et administratif et s'exprime dans sa langue d'origine : celle de la force.

Une telle analyse nous invite à réfléchir au-delà des événements quotidiens et à poser cette question fondamentale : l'ordre social doit-il nécessairement reposer sur la violence organisée, ou pouvons-nous imaginer des formes de coexistence fondées sur la liberté, l'égalité, la solidarité et l'autogestion ?

– Front anarchiste d’Iran et d’Afghanistan (17 janvier 2026)
________________________________________
« Soutien au mouvement légitime de revendication du peuple ;
avancer vers une liberté et une égalité réelles, et non vers un retour au passé »

(…) De Dey 1396 (janvier 2018) à Aban 1398 (novembre 2019) et Shahrivar 1401 (septembre 2022), le peuple opprimé d’Iran a, à de multiples reprises, montré par sa présence dans les rues qu’il ne tolère pas les rapports économiques et politiques dominants ni les structures fondées sur l’exploitation et l’inégalité. Ces mouvements ne visent pas un retour au passé, mais la construction d’un avenir libéré de la domination du capital, fondé sur la liberté, l’égalité, la justice sociale et la dignité humaine.

Tout en déclarant notre solidarité avec les luttes populaires contre la pauvreté, le chômage, la discrimination et la répression, nous affirmons clairement notre opposition à toute forme de retour à un passé marqué par l’inégalité, la corruption et l’injustice. Nous sommes convaincus que la véritable émancipation ne peut être obtenue que par la direction et la participation conscientes et organisées de la classe ouvrière et des masses opprimées, et non par la reproduction de formes de pouvoir archaïques et despotiques. Dans ce contexte, les travailleurs, les enseignants, les retraités, les infirmières, les étudiants, les femmes et en particulier les jeunes, malgré la répression généralisée, les arrestations, les licenciements et les pressions économiques, demeurent à l’avant-garde de ces luttes. Le Syndicat des travailleurs de la Compagnie de bus de Téhéran et de sa banlieue souligne la nécessité de poursuivre des protestations indépendantes, conscientes et organisées.

Nous l’avons dit à maintes reprises et nous le répétons encore : la voie de la libération des travailleurs et des exploités ne passe ni par la fabrication de leaders au-dessus de la tête du peuple, ni par l’appui sur des puissances étrangères, ni par les factions internes du pouvoir, mais par l’unité, la solidarité et la création d’organisations indépendantes dans les lieux de travail et de vie, ainsi qu’à l’échelle nationale. Nous ne devons pas permettre d’être une nouvelle fois les victimes des jeux de pouvoir et des intérêts des classes dominantes.
Le syndicat condamne également avec la plus grande fermeté toute propagande, justification ou soutien à une intervention militaire des gouvernements étrangers, notamment des États-Unis et d’Israël. De telles interventions ne conduisent pas seulement à la destruction de la société civile et au massacre de la population, mais fournissent aussi un nouveau prétexte à la poursuite de la violence et de la répression par le pouvoir en place. Les expériences passées ont montré que les États occidentaux dominants n’accordent aucune valeur réelle à la liberté, aux conditions de vie et aux droits du peuple iranien.

Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus et insistons sur la nécessité d’identifier et de traduire en justice les donneurs d’ordres et les auteurs des massacres de la population.

Vive la liberté, l’égalité et la solidarité de classe ! La solution pour les exploités, c’est l’unité et l’organisation
Syndicat des travailleurs de la Compagnie de bus de Téhéran et de sa banlieue (1), 17 Dey 1404 (7 janvier 2026)


(1) L’un des rares exemples connu de réussite de formation d’un syndicat indépendant sous la régime islamique iranien est celui des conducteurs de bus de Téhéran. Malgré une répression systématique, le 13 mai 2005, 3000 travailleurs se rassemblaient pour réclamer la dissolution du Conseil islamique. Le 3 juin, à l’occasion d’une nouvelle convocation à une assemblée d’entreprise, les forces de sécurité empêchèrent les travailleurs d’atteindre le lieu de réunion. Vers midi environ 500 travailleurs se rassemblèrent avec des pancartes ; la police reçut alors l’ordre de se retirer. C’est à ce moment là que fut fondé le syndicat des travailleurs des transports publics urbains de Téhéran (Vahed) ; on estime que 5000 travailleurs (sur 14 000), hommes et femmes, ont participé à la fondation de ce premier syndicat légal. Fin 2005, début 2006, le syndicat a été l’objet d’une féroce répression suite à un début de grève salariale (cf ici https://cnt-ait.info/2006/07/27/teheran-...-en-commun ). Les chauffeurs sous la menace des armes de la police étaient contraints de monter dans leur bus, ceux qui refusaient étaient tabassés. Toute la direction du syndicat a été arrêtée. A la suite d’une nouvelle grève, à l’exception de son président, la direction a été libérée. Quand, fin janvier 2006, une nouvelle grève est annoncée pour la libération de ce président, plus de 500 syndicalistes et chauffeurs de bus sont jetés en prison. Libérés, ils ont été licenciés.
Validé Bouclage

SIVENS : Retour sur la ZAD, sa répression et sur un crime d’État

La petite dernière des brochures publiées par la CNT-AIT reviens sur la lutte de Sivens, qui s’est déroulée entre 2011 et 2016 dans une zone rurale du département du Tarn. Cette lutte entendait s’opposer à un projet de barrage et de constitution d'une réserve d'eau utilisable notamment pour l'irrigation de terres agricoles et le contrôle de l'étiage de la rivière locale, le Tescou.
Rapidement le projet rencontre une opposition d’habitants de la zone, qui dénoncent les conflits d'intérêts entre la compagnie d'aménagement des coteaux de Gascogne et le conseil général du Tarn, le coût environnemental (destruction de la zone humide du Testet), le coût du projet, le faible nombre d'agriculteurs bénéficiant du barrage, ainsi qu'un moindre besoin en eau actuel par rapport à ce que les études montraient en 2001.[1]

Si l’opposition au projet a été initié par des associations environnementalistes, avec leurs modalités classiques de mobilisation (pétition, recours administratifs et juridiques, actions symboliques telles que sit-in et grèves de la faim, …), à parti de l’automne 2013, plusieurs militants décident de lancer une occupation pour s’opposer à la construction du barrage du Testet. Ils s’installent alors à proximité des premiers travaux relatifs au barrage et notamment de la construction d’une digue et de la zone de déforestation autour du Tescou.
Les militants de la CNT-AIT de Montauban et de Toulouse ont participé activement dès le début à la lutte, produisant autant des textes de mobilisation que des analyses de situation et des réflexions stratégiques, textes qui sont regroupés dans cette brochure.
Cette brochure vise à contribuer au débat sur les luttes pour le territoire, qui sont un terrain de lutte complexe et ambigüe. La brochure revient aussi sur la mort de Rémi Fraisse, tué lors de la manifestation du 26 octobre 2014 par une grenade de la gendarmerie.

« Mais alors si la mort de Rémi Fraisse n’est pas due au hasard, pourquoi Rémi Fraisse a-t-il été tué ?

Une analyse anarchiste transforme nécessairement la proposition interrogative "Pourquoi Rémi Fraisse a-t-il été tué ?" en la proposition affirmative suivante : "Rémi Fraisse devait être tué", le pourquoi venant après.

En effet, la transformation par l'État d'une zone de lutte sociale, de tension sociale en zone de guerre, avec tout le système attenant, en termes d'armement par exemple, mais aussi avec la rhétorique de l'ennemi intérieur animant la troupe répond à plusieurs logiques spécifiques, très éloignées de cet espèce de rêve éveillé qu'est le mythe d'un "maintien de l'Ordre" démocratique.

La caractéristique de l'ennemi, différent de l'adversaire, c'est qu'il faut l'anéantir. À long terme, l'État tue de manière régulière des contestataires, dans une sorte de cycle immuable qui fait penser à une effusion de violence mortifère nécessaire quoique discontinue dans le temps, à l'encontre de préférence d'une ou plusieurs personnes totalement "innocentes" au sens premier, c'est-à-dire ne nuisant pas et étant désarmées. Alors évidemment on tue pour affirmer sa position monopolistique dans l'usage du feu, on tue aussi pour tester la troupe et vérifier son bon fonctionnement en temps de "paix", l'État tue aussi pour maintenir un "climat" de guerre interne salutaire et faire perdurer une posture martiale face à une contestation du réel, quand la contestation n'est pas intégrée dans un spectacle légal. Le drame est nécessaire, il n'est pas une dérive malencontreuse de l'État ou de ses séides écornifleurs : il obéit à une dramaturgie planifiée et complexe où le sacrifice d'un homme est nécessaire pour nourrir la Raison d'État et ses suppôts.

Ces quelques idées peuvent nous aider à ébaucher une analyse qui reste à approfondir de ce qui n'est pas un fait-divers. Pour le reste, en aval, la LDH (Ligue des Droits de l’Homme) et toutes les associations réformistes ou Républicaines, ainsi que les Partis de Gauche ou Écologistes vont analyser et déplorer la "dérive" de l'État, sans évidemment comprendre que ce meurtre est constitutif de l'essence même de l'État. Voilà pourquoi il nous semble important d'apporter un éclairage anarchiste sur le meurtre de ce jeune homme (avec tout ce qui va avec le meurtre rituel de la jeunesse par les États-Nations)."

Brochure téléchargeable en ligne : https://cnt-ait.info/category/bro/

Version papier disponible contre 8 euros (chèque à l’ordre de « La lettre du CDES » mention Brochure Sivens au dos) à envoyer à CNT-AIT, 7 Rue St Rémésy 31000 TOULOUSE
Commentaires :
La petite dernière des brochures publiées par la CNT-AIT reviens sur la lutte de Sivens, qui s...
Validé Bouclage

Abattre l'Etat et non les vaches

Ce n’est pas les vaches qu’il faut abattre mais le virus Capitaliste et son vecteur, l’Etat !
Les Bordes sur Arize, 11 décembre 2025

Les médias rabâchent en boucle que face à la Dermatose nodulaire contagieuse (DNC) « il n’y a pas d’autre alternative » et que les mesures d’abattage total s’appuient sur des normes internationales fondées sur des études scientifiques.
C’est à la fois vrai et faux.
Il est vrai que c’est ce que recommandent les normes internationales (Code sanitaire des animaux terrestres de l’Organisation Mondiale de Santé Animale, OMSA, ex OIE), normes qui sont reprises dans la Réglementation Européenne, seule compétente en matière de règles vétérinaires dans les 27 États membres de l’Union Européenne.
Mais il faut bien avoir en tête que ces normes ne sont pas des normes sanitaires mais des normes COMMERCIALES. Le but des normes de l’OMSA (et donc de l’UE) n’est pas de protéger la santé des animaux mais de garantir la libre circulation internationale des animaux et de leurs produits. Ces normes sont définies dans le « Code sanitaire des animaux terrestres et aquatiques », dont le site de l’OMSA nous dit lui-même qu’il s’agit de » normes pour un commerce international sûr des animaux terrestres et aquatiques et de leurs produits ».
L’Organisation mondiale de la santé animale est l’une des trois « organisations sœurs » (avec le Codex Alimentarius de la FAO et la Convention International pour la Protection des Végétaux de la FAO) qui sont reconnues par l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) pour établir des normes qui permettent de mettre des limites au principe de libre échange total des produits. Ces limites au commerce international sont définies dans l’accord SPS (Sanitary and PhytoSanitary) de l’OMC qui « établit un cadre multilatéral de règles et disciplines pour orienter l’élaboration, l’adoption et l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires afin de réduire au minimum leurs effets négatifs sur le commerce »
Ces normes sanitaires ne visent donc pas à protéger la santé des animaux (ou des hommes) mais à s’assurer que les échanges internationaux de produits agricoles ou alimentaires se font sans distorsion de concurrence pour des motifs sanitaires. Car le nœud du problème en ce qui concerne la DNC se trouve dans une question économique et pas sanitaire : l’élevage bovin viande (allaitant)à en France est organisé selon deux modèles économiques totalement différents. En temps de « paix sanitaire », ces modèles ne sont pas en compétition et cohabitent entre eux. Le modèle dominant est celui de l’élevage de jeunes animaux (broutards, animaux de 6 à 12 mois) qui sont ensuite envoyés en Italie où ils seront engraissés pour y être abattus. Ce marché représente plus de 1 milliards d’euros annuels d’export.
Le second modèle économique, minoritaire, est celui de l’engraissement en France, pour le marché local.
Le premier modèle est plutôt celui de grosses exploitations, localisées notamment en bourgogne (bovins de race charolaise), limousin (limousine) et centre de la France (charollais et limousin). Le président de la Fédération Nationale Bovine (FNB, branche bovins viandes de la FNSEA) est un de ces gros producteurs dépendant de l’exportation de leurs broutards vers l’Italie.
Le second modèle est plutôt celui de petites exploitations, notamment dans le Sud-Ouest (Occitanie, nouvelle aquitaine), et ils ne sont pas tributaires des exportations de broutard.
L’irruption de la DNC fait que les exportations de broutard vers l’Italie ont été suspendues dans un premier temps et aujourd’hui plus ou moins restreintes selon les zones d’origine des animaux (zone indemne, zone restreinte ou zone vaccinale). La vaccination généralisée entrainerait aussi une entrave à l’export vers l’Italie, les régions italiennes qui ne sont pas affectés par la DNC refusant l’importation d’animaux vaccinés ou alors avec des conditions très complexes à respecter. Les deux modèles économiques qui cohabitaient jusque-là sont désormais antagonistes, l’intérêt des uns n’étant plus compatible avec celui des autres.
C’est exactement ce qui s’est passé avec l’influenza aviaire dans les filières volailles, où les intérêts de la filière poulet et ceux de la filière canard (foie gras) étaient antagonistes sur la question sanitaire. Les autorités n’accordaient de crédit et d’intérêt qu’à la filière poulet (et notamment LDC, premier producteur français et l’un des leaders européen) Il a fallu 10 ans d’abattages systématiques, et des indemnités record de 1 milliard d’euros en 2023 pour que l’État accepte d’envisager de changer de paradigme sanitaire en autorisant la vaccination (alors que les vaccins étaient techniquement prêts depuis plusieurs années et que des entreprises de vaccin françaises avaient fait des offres de production …) . Or il s’est avéré que ce changement de paradigme ne s’est pas accompagné d’une explosion d’influenza, au contraire… (même s’il y a plus de cas cette année que les années précédentes il y a un consensus aussi bien scientifique que professionnel que sans campagne de vaccination les dégâts seraient beaucoup plus importants)
La bataille des normes qui se joue aujourd’hui est en fait une bataille pour le modèle économique. Soit on privilégie le commerce international et transfrontalier, soit on privilégie l’économie localisée.
Le modèle économique dominant, celui du capitalisme libéral et globalisé, oblige à adopter des mesures qui passent par l’abattage total dans l’espoir d’enrayer la diffusion de la maladie et de circonscrire la maladie à certaines zones localisées. Donc quand on entend des scientifiques dire « on n’a pas d’autres alternative » c’est vrai : dans le système économique capitaliste libéral on n’a pas d’autre alternative.
Mais si on opte pour un autre système économique, la vaccination généralisée est aussi une solution scientifiquement possible. (L’argument de dire que si on n’abat pas totalement on risque de voir mourir demain 1,6 millions d’animaux du fait de la maladie est vrai si on ne vaccine pas mais faux si on vaccine : la vaccination réduit la mortalité des animaux. Certains seraient certes porteurs du virus mais pas morbides au point d’en mourir.)
Ceci étant dit, même si on vaccinait totalement, on resterait dans le cadre d’un capitalisme localisé et souverain, mais qui ne changerait rien à la condition des éleveurs qui resteraient tributaires des entreprises d’abattage (le groupe Bigard notamment) et des entreprises de distribution alimentaire (seulement 5 distributeurs en France : Carrefour, Auchan, Leclerc, Intermarché, Super U) qui font le marché et les prix, étranglant les éleveurs qui sont pourtant ceux qui créent notre alimentation.
Déjà avant la DNC, le taux de suicide chez les agriculteurs et notamment les éleveurs de bovin viande était très élevé. C’est bien qu’il y a un problème systémique, que la DNC ne fait que mettre en lumière. Ce ne sont pas les vaches qui sont malades, c’est le système capitaliste qui est malade, capitalisme qui par sa recherche effrénée de profit fait se répandre les maladies au gré des routes commerciales, est la cause du réchauffement climatique qui entraine diffusion de vecteurs de maladie, mets en concurrence les agriculteurs qui rognent sur la biosécurité pour diminuer les charges de production, organise la délocalisation des productions de vaccins et médicaments nécessaire à la santé des animaux et des humains et les réserve uniquement aux plus riches, etc. …
Le vecteur de cette maladie mortelle du Capitalisme est l’État, qui lui sert d’instrument pour imposer son pourvoir, via les lois et tout son système répressif. Ce qui s’est passé aux Bordes sur Arize n’était pas une mesure sanitaire mais une démonstration de force de l’autorité de l’État. Il est évident que les éleveurs des Bordes sur Arize n’allaient pas prendre le maquis avec les 208 vaches à sacrifier. Il n’y avait pas besoin d’un tel déploiement de matériel militaire, sauf à ce que l’État veuille envoyer un message : il dispose du monopole de la violence et entend bien l’utiliser si besoin.
Si on veut vraiment protéger la santé des animaux, des plantes, des écosystèmes et des humains, ce ne sont pas les vaches qu’il faut abattre mais le capitalisme mortifère et son instrument de pouvoir qu’est l’État
Un vétérinaire rouge et noir

A quoi sert l’argent du crédit agricole ? 1] à aider les agriculteurs à financer la transition agro écologique ou bien 2] à financer l’achat d’arme par la junte birmane ? Réponse : pour faire lien avec l actualités de la lutte agricole la cinquième banque mondiale, le crédit agricole (qui se sont engraissés comme des porcs , sur le suicide du surendettement du monde agricole Français ) qui est recordman dans les industries de l armement qui fournissent la junte militaire birmane.
https://www.fidh.org/fr/regions/asie/mya...tre-banque
Commentaires :
Ce n’est pas les vaches qu’il faut abattre mais le virus Capitaliste et son vecteur, l’Eta...
Validé Bouclage

MECACHROME : les ouvriers du site de TOulouse solidaire des ouvriers de en TUnisie

Mecachrome est une entreprise de métallurgie qui travaille pour le secteur aéronautique. Elle dispose de site dans différents pays, en France, au Maroc, en Tunisie et an Canada. Fin décembre les salariés du site de FOuchana en TUnise ont décidé de s'organiser pour faire se faire entendre et porter leurs revendications sommes toutes classiques et légitimes en matière de salaires et de conditions de travail. Ils ont décidé de créer une section syndicale de l'UGTT, le principal syndicat Tunisien qui est loin d'être révolutionnaire. Mais c'est déjà trop pour la direction de Mécachrome qui n'aime pas trop les syndicats - sauf quand ce sont des syndicats-maisons comme FO en France.

Ici le code du travail et les "bonnes manières démocratiques" empêchent les patron de mettre en pratique le fond de leur pensée ... (même si il leur arrive de l'exprimer comme par exemple lors des voeux du Directeur de Mécachrome toulouse au personnel cette année qui a dit texto que à propos des syndicalistes "qui empêchent les autres de travailler, je ne suis pas contre des coups de boule … et je n'hésiterai pas à le refaire …") Mais en Tunisie où règne depuis plus d'un an maintenant le petit dictateur Kaïs Saïed qui - bien qu'il soit ancien prof de droit - fait exploser toute la mascarade de la légalité, les patrons se sentent libres de donner libre cours à leur volonté de se débarrasser des travailleurs rebelles. A peine la section syndicale de base de Mecachrome FOuchana était elle créé et appelait elle à la grève, que immédiatement les principaux animateurs étaient licenciés.

Depuis la résistance ouvrière s'organise. Les travailleurs licenciés se battent pour leur réintégration. Ils peuvent compter sur le soutien de certains des travailleurs de Mecachrome en France, car ils savent que demain cela pourrit être eux qui feront les frais de la furie antisyndicale des patrons de la boite. Une attaque contre un d'entre nous est une attaque contre tous ! Vive la solidarité internationale des travailleurs !

========================

Lettre de soutien aux compagnons tunisiens de Mecachrome Fouchana licenciés pour avoir fait grève et avoir organisé une section syndicale
Chers Compagnes, Chers Compagnons,

Nous avons été informés de votre situation par des travailleurs de Mecachrome, du site de Launaguet en France. Nous sommes le syndicat CNT-AIT (section en France de l’Association Internationale des Travailleurs).

C'est avec stupéfaction et colère que nous avons appris votre licenciement suite à l’organisation de votre grève sur le site de Mécachrome à Fouchana.

Nous vous apportons toute notre solidarité dans votre combat face à la direction qui a refusé catégoriquement de reconnaître la création de votre section syndicale, pourtant constitué dans la légalité la plus légale de l'état tunisien.

Nous avons également appris le refus catégorique de la direction de prendre en compte toutes vos revendications, pourtant légitimes.

Les accusations de la direction qui prétend que vous avez bloqué l'entrée du site aux non-grévistes, sont scandaleuses ! Il est évident que la direction a licencié arbitrairement des travailleurs combattifs sur des fausses accusations. Les ouvriers ne sont pas des objets usés que l'on peut jeter aux ordures sans plus d'attention que ça.

Ne vous laissez pas intimider par cette direction, qui a voulu faire de vous un exemple pour tous les travailleurs de tous les sites Mécachrome qui existent à travers le monde. La Direction cherche à briser toutes les tentatives de solidarité entre travailleurs, pour pouvoir continuer à faire des bénéfices sans s'embarrasser des conditions de travail, de sécurité et d'augmentation de salaire pour chaque travailleur de Mécachrome qu'ils soient en Tunisie, Maroc, France et Canada...

Une attaque contre l’un d’entre nous est une attaque contre tous !

Le syndicat CNT-AIT de Toulouse condamne avec la plus grande fermeté cette attaque gravissime contre les travailleurs, qui tentent de s'organiser et de se défendre, pour des meilleures conditions de travail, de sécurité et une augmentation des salaires qui sont des revendications légitimes et dignes.

La solidarité ouvrière n’a pas de frontières. Ensemble, nous sommes plus forts face à l’injustice et à la répression.

Notre syndicat apporte le soutien le plus total aux travailleurs licenciés ainsi qu’à l'UGTT Mécachrome Tunisie.

Vive la solidarité internationale des travailleurs !

Les militantes et militants de la CNT-AIT
Validé Bouclage

Carnage Industriel dans l’Allier :Face à la Violence Patronale, l’Action Directe !

Le couperet est tombé. Après les vagues de licenciements qui ont meurtri Erasteel et Adisseo à Commentry, Amis à Montluçon, c’est au tour des travailleurs de Bosch à Moulins de subir la stratégie de la terre brûlée menée par les directions capitalistes. Le bassin Montluçonnais et Moulinois ne sont pas seulement des points sur une carte économique : ce sont nos vies, nos familles et nos territoires que le patronat sacrifie sur l’autel de la rentabilité financière.

Une stratégie coordonnée de casse sociale

Ce qui se joue aujourd’hui à l’usine Bosch, comme hier ailleurs, n’est ni une fatalité, ni une « crise » imprévisible. C’est une offensive délibérée. Les grands groupes empochent les aides publiques (CICE, exonérations de cotisations), puis délocalisent ou restructurent dès que les dividendes ne grimpent plus assez vite. La violence patronale ne s’exprime pas seulement par des lettres de licenciement ; elle s’exprime par le mépris des savoir-faire, le chantage à l’emploi et la destruction du tissu social de tout un département.

Les limites du dialogue social

À la CNT-AIT, nous le répétons : les négociations polies dans les bureaux de la préfecture ou les salles de réunion des DRH sont des impasses. Le « dialogue social » est le masque de notre soumission. Pendant que les syndicats réformistes s’épuisent à négocier le poids des chaînes ou le montant des primes de départ, le patronat, lui, avance ses pions. On ne négocie pas avec ceux qui nous affament. On s’organise pour leur arracher ce qu’ils nous volent.

Notre réponse : L’Anarchosyndicalisme

Face à cette avalanche de plans sociaux dans l’Allier, la résignation est notre pire ennemie. La CNT-AIT 03 appelle à :

- L’Unité de base : Ne restons pas isolés par entreprise. Ce qui frappe Bosch frappe l’ensemble des travailleurs de la métallurgie, de la chimie et des services.
- L’Action Directe : La grève, l’occupation, le blocage des flux de marchandises. C’est au portefeuille qu’il faut frapper le Capital.
- L’Autogestion : Si les patrons ne sont plus capables ou plus désireux de faire tourner les usines sans nous licencier, alors reprenons l’outil de production ! L’économie doit être au service des besoins sociaux, pas des actionnaires.

Solidarité de classe !

Nous apportons tout notre soutien aux compagnons de Bosch et à tous ceux qui, de Montluçon à Moulins, refusent de baisser la tête. La peur doit changer de camp. Les usines sont à nous, les machines sont à nous, et l’avenir nous appartient si nous savons le prendre.

À bas le salariat et l’exploitation !
Vive l’Anarchie, vive la CNT-AIT !

Face au naufrage industriel : Organisons la riposte collective !

L’heure n’est plus aux lamentations ni aux simples défilés protocolaires derrière des ballons syndicaux. Le département de l’Allier est transformé en cimetière industriel par des prédateurs qui ne connaissent que le langage du profit. Chez Bosch, comme chez Erasteel, Amis ou Adisseo, le scénario est identique : on pressure le travailleur jusqu’à l’os, puis on jette l’humain comme une pièce d’usure.

Briser les barrières entre usines.

Le patronat joue sur la division. Il veut que les ouvriers de Bosch se sentent isolés de ceux d’Adisseo. C’est un piège. La CNT-AIT 03 appelle à la création de comités de base inter-entreprises. Ne restons pas enfermés derrière nos clôtures d’usines. Mutualisons nos forces, nos caisses de grève et nos moyens de lutte. Quand une usine est attaquée, c’est tout le bassin d’emploi qui doit se lever !

Harceler le Capital partout où il se trouve.

Si le patronat de l’Allier se croit à l’abri derrière ses procédures juridiques de licenciement, montrons-lui la réalité de notre colère. Nous appelons à multiplier les actions de blocage économique :
- Blocage des flux : Rien ne sort, rien ne rentre. Si nos emplois disparaissent, leurs profits doivent s’arrêter net.
- Actions de visibilité : Allons interpeller les décideurs là où ils se cachent, dans les sièges sociaux et les instances patronales.
- Solidarité active : Organisons des assemblées générales ouvertes à tous (salariés, chômeurs, précaires, retraités) pour décider nous-mêmes des suites du mouvement, sans attendre les consignes des centrales parisiennes.

Ne pas demander, mais prendre.

Le « savoir-faire » dont ils se gargarisent dans leurs brochures de communication, c’est nous qui le détenons. Les machines, les usines, c’est notre travail qui les a payées. Si le privé se désengage, la question de la réappropriation doit être posée. L’autogestion n’est pas une utopie, c’est une nécessité de survie face à l’incompétence et à la cupidité des directions.

« La force de l’ouvrier, c’est qu’il tient tout entre ses mains. S’il s’arrête, le monde s’arrête. »

Appel aux travailleurs de l’Allier

Nous ne gagnerons rien par la supplication auprès des élus locaux ou des ministres de passage. Nous ne gagnerons que par le rapport de force pur et simple. La CNT-AIT 03 invite tous les travailleurs de Bosch et des entreprises sous-traitantes à se réunir, à s’organiser de manière horizontale, sans chefs ni permanents, pour préparer une riposte qui fera date.

Contre la violence patronale : Solidarité, Autonomie, Action Directe !
Validé Bouclage

À propos des classes de défense et de sécurité globale

La re-militarisation des esprits bat son plein, c’est de circonstance… Si les Classes de défense et de sécurité globale n’en sont pas l’avatar le plus récent (le protocole a été créé en 2005), elles connaissent ces dernières années une expansion redoutable.
Nous ne nous lamenterons pas ici sur un sort fait au caractère prétendument pleinement émancipateur de l’école, tant nous avons pu observer qu’elle n’a jamais quitté son rôle d’organe de la reproduction des classes sociales, de préparation à la division du travail intellectuel/manuel, et de soumission des individus à l’ordre étatique. Et ce quelque soit le développement d’une classe moyenne et d’un prolétariat élargi mieux éduqués, corollaire d’un capitalisme avancé nécessitant mobilité sociale et illusions démocratiques, afin d’assurer la fluidité de la circulation marchande. En tout état de cause, on ne peut que constater que les directives éducatives répondent à un certain nombre d’équilibrages reflétant les prérogatives du capital et du maintien de l’ordre social, selon les nécessités de l’époque, et qu’avec « les besoins de la défense » actuels, l’école républicaine renoue à travers le protocole des CDSG avec l’esprit militariste de son lointain parent J Ferry, qui ne pouvait être plus clair sur le fait que le bon citoyen éduqué devait être, par le même effet, un bon petit soldat : « L'instituteur prussien a fait la victoire de sa patrie, l'instituteur de la République préparera la revanche. »
Que sont donc ces fameuses CDSG, et comment fonctionnent elles ?
Le trinôme académique Éducation Nationale, Armées, Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) permet à des classes de collèges et de lycées d’êtres parrainées par une entité du ministère des armées (Classes de défense, avec les militaires), ou d’un autre ministère (Sécurité Globale, avec les flics, les pompiers, les CRS...).
Comme relevé sur le site de l’Académie de Nantes, « un triple objectif » est annoncé : « contribuer à la cohésion nationale, promouvoir l'esprit de défense et garantir l'attractivité des métiers des armées. » « Les temps d’échanges avec l’unité militaire favorisent la transmission des valeurs républicaines, la culture de l’engagement et le sentiment d’appartenance à la communauté nationale » ( https://www.ac-nantes.fr/une-classe-defense-et-securite-globale-au-lycee-pablo-neruda-de-bouguenais-124399 )
Il s’agit donc d’une initiative de l’État pour promouvoir les forces de sécurité auprès de la jeunesse, une préparation idéologique de choix visant principalement à resolidifier la sacro-sainte « cohésion nationale » et à amener éventuellement les élèves à choisir de rejoindre l’armée dès la fin du collège ou du lycée . Tout au long de l’année, les élèves sont amenés à rencontrer des militaires ou des membres des « forces de l’ordre », visiter des installations, intégrer les valeurs nationales. Selon le projet pédagogique établi dans le cadre de ce partenariat et les fameuses « unités marraines », ils pourront participer à des activités aussi diverses que les classiques simulations d’exercice de tir et autres parcours du combattant, des activités mémorielles ou patrimoniales, et pour les chanceux, des activités musicales ou artistiques (avec des chorales ou fanfares militaires…). Piochés au hasard dans la Lettre des classes de défense n°20 du ministère des armées (mai juin 2025), voici quelques exemples édifiants : « Le lycée Louis Armand de Gleizé s’est vu remettre le drapeau de la première armée [...]pour trois ans, les lycéens devront porter ce drapeau lors des cérémonies commémoratives pour faire vivre le souvenir de la première armée ». « En visite dans le camp de Souge, dans le cadre du partenariat avec le 13° régiment de dragons parachutistes, les élèves du collège Aliénor d’Aquitaine ont pu se confronter à l’emblématique parcours d’audace et ainsi mieux cerner la devise du 13, « Au delà du possible » » Les élèves du lycée Bouchardon ont quant à eux été « accueillis par le 27° bataillon de chasseurs alpins d’Annecy, pour découvrir les spécificités du régiment » et profiter d’« une simulation de tir au Famas très appréciée »...
Plus de 1000 classes de ce genre existaient en France au premier trimestre 2025 (on en compte une vingtaine dans l’académie de Nantes, une quarantaine dans celle de Rennes). Selon le ministère de l’Éducation nationale, « les CDSG sont une priorité ministérielle, dont l’objectif est, à court terme, d’en doubler le nombre et couvrir tout le territoire national ». Dans un premier temps, elle s’adressaient particulièrement « aux établissements de l'éducation prioritaire ou implantés en milieu rural isolé », la jeunesse des classes les plus subalternes étant probablement considérée comme la plus prioritaire à discipliner….
Avec le rétablissement d’un service militaire volontaire (annonce de Macron du 27/11/25, mis officiellement en route le 12/01/26) - et à défaut d’étendre le Service National Universel (SNU)- les CDSG participent très clairement au panel de mesures contribuant à la militarisation des consciences.
Resserrer un lien jugé trop distendu entre l’armée et la population, et en particulier sa fraction la plus jeune constitue de fait la priorité politique absolue de ces protocoles, en cohérence avec le plan « Ambition armée-jeunesse 2022 ». Car s’il n’est pas encore question ici de conscription ni de service obligatoire, l’heure est définitivement à la mobilisation des esprits (la journée citoyenne a d’ailleurs été subtilement rebaptisée « journée de mobilisation »…) .
Les déclarations du général Fabien Mandon, chef d’état major des armées, visiblement peu doué dans l’art de l’enrobage de la langue politicienne, au congrès des maires le 19/11/25 sont assez éclairantes en la matière :  « ce qu’il nous manque, c’est la force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est », il faut « accepter de perdre nos enfants » et de « souffrir économiquement parce que les priorités iront à la production de défense » ... De manière moins abrupte, mais tout de même à grand renfort de langage patriotico-citoyen, célébrant les thématiques de l’engagement, du sacrifice, de la communauté nationale, l’état cherche, au travers des CDSG à reconstituer l’adhésion au récit nationaliste, préalable nécessaire à la soumission de sa population aux aventures guerrières en cours et aux autres désastres qui s’annoncent.

Voici donc ce que nous, anarchosyndicalistes, nous permettons de dire en guise d’avertissement à l’usage des élèves qui verraient débarquer l’armée ou les condés dans leurs établissements .
Collégien, Lycéen :
Quand il s’agit de « Promouvoir la cohésion nationale et l’esprit de défense » … On souhaite en réalité te faire intégrer bien jeune ce vieux mythe dégueulasse, la patrie, qui consiste à faire croire à une population en sa communauté d’intérêt et de destin à l’intérieur de frontières nationales, contre « ceux d’en face »; te faire accepter le climat guerrier croissant et les conséquences de l’économie de guerre et te préparer à celle ci comme si c’était un phénomène malheureux, mais naturel, simple accident régulier d’une géopolitique trop complexe pour que tu l’interroges.
S’ils veulent« te faire découvrir les métiers de l’armée » c’est pour mieux te donner la chance à toi aussi de devenir un jour flingueur assermenté, technicien très spécialisé de la mise à mort légale et éventuellement de crever au service de l’état, et que ton nom soit gravé sur un de ces monuments obscènes, sous l’épitaphe « Mort pour la patrie ».
Quand on parle de « T’éduquer à la citoyenneté », c’est pour mieux te persuader que la devise généreuse « Liberté Égalité Fraternité », gravé au frontispice de toutes nos institutions étatiques, n’est pas qu’une vaste blague, sans cesse démentie par le nécessaire maintien de la hiérarchie sociale, économique et politique du système capitaliste.
En outre, chez les militaires, tu découvriras vite que la Liberté est celle de se soumettre, l’Égalité se trouve dans la couleur des uniformes et la Fraternité s’éprouve dans le sang, contre ceux que l’on t’aura désigné comme ennemis. Et qu ‘en définitive, « L’ennemi  enfin arrivé à nos portes », contre lequel on te presse de te dresser au nom de l’intérêt de la nation et de « nos » valeurs, n’est constitué que de tes semblables, frères et sœurs de classe, dressés peut être plus rapidement que toi par leurs propres dirigeants et selon une pareille leçon…

Collégien, Lycéen, nous te souhaitons un autre futur que celui qu’ils te préparent.
Nous sommes internationalistes, et ne reconnaissons donc aucune patrie ni aucune frontière, aucun état ni aucune organisation aspirant à le devenir, ni aucune division des populations au nom de fictions nationalistes, religieuses, ethniques ou culturelles. Nous pensons qu’en conséquence la seule solution est de lutter solidairement, entre travailleurs et travailleuses de toutes les régions du monde, au-delà des frontières qui nous sont imposées, contre tous ceux qui provoquent l’embrasement régulier de notre monde et nous propulsent de force dans des guerres fratricides. Les concurrences permanentes auxquelles se livrent les bourgeoisies par état ou blocs d’états interposés ne nous concernent pas !
La seule communauté que nous souhaitons réellement défendre et organiser est celle du genre humain, dans l’entraide et la solidarité pour qu’existe l’égalité politique, économique et sociale.

À bas toutes les armées ! Pour une véritable paix mondiale, préparons la révolution sociale !



Commentaires :
Texte du Grand Ouest
Validé Bouclage

Insee 2026 et Proudhon 1861

"On a vu au chapitre précédent que le revenu total de la France n’excède pas selon toute probabilité 87
cent. 5 par jour et par tête. Quatre-vingt sept centimes et demi par jour et par personne : voilà ce qu’il est
permis aujourd’hui de considérer comme le revenu, c’est-à-dire comme le produit moyen, partant comme la
consommation moyenne de la France, l’expression de son juste besoin.
Si ce revenu, tout faible qu’il semble, était assuré à chaque citoyen ; en autres termes si chaque famille
française, composée du père, de la mère et de deux enfants, jouissait d’un revenu de 3 fr. 50 c. ; si du moins
les minima et les maxima ne tombaient pas pour les familles pauvres, toujours en fort grand nombre, audessous de 1 fr. 75 c., moitié de 3 fr. 50 c., ou ne s’élevaient pas pour les riches, en nombre beaucoup plus
petit, au delà de 15 ou 20 francs, chaque famille étant censée avoir produit ce qu’elle consommerait, il n’y
aurait nulle part de malaise. La nation jouirait d’un bien-être inouï ; sa richesse, parfaitement ordonnée et
distribuée, serait incomparable, et le gouvernement pourrait à bon droit se vanter de la prospérité toujours
croissante du pays.
Mais il s’en faut que l’écart entre les fortunes soit aussi modéré ; il s’en faut, dis-je, que les familles les plus
pauvres atteignent à un revenu de 1 fr. 75 c., et que les plus riches se contentent de recevoir dix fois autant.
D’après les calculs récents d’un savant et consciencieux économiste, la majeure partie de la population
bretonne n’a pas plus de vingt-cinq centimes à dépenser par jour et par tête ; et cette population, ajoute-t-il,
n’est pas réputée indigente.
D’autre part on sait qu’un grand nombre de fortunes s’élèvent, non pas seulement à dix et quinze francs de
revenu par jour et par famille, mais à cinquante, cent, deux cents, cinq cents, mille, on en cite qui iraient
jusqu’à dix mille francs."1
Voilà comment Proudhon décrivait le "comble au désordre", c'est-à-dire "l'excessive inégalité de
répartition du produit". Il voyait dans ce fait une des causes du "Paupérisme" et de la Guerre.
Comparons avec la situation actuelle, grâce aux données du "Tableau de bord" de l'Insee en janvier
2026 (rubrique Revenus, Niveaux de vie, Pouvoir d'achat)2
:
En 2023, en France métropolitaine, le niveau de vie médian de la population s’élève à 25 760 euros
annuels. Il correspond à un revenu disponible de 2 147 euros par mois pour une personne seule et de 4 508
euros par mois pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans. Les 10 % de personnes les plus
modestes ont un niveau de vie inférieur à 13 460 euros. Les 10 % les plus aisées ont un niveau de vie au
moins 3,5 fois supérieur, au-delà de 46 960 euros.
L’indice de Gini, indicateur d'inégalités de niveaux de vie, augmente (0,297) en 2023.
En 2023, le niveau de vie médian des salariés est plus de 54 % supérieur à celui des chômeurs (28 800
euros contre 18 670 euros). Les retraités ont un niveau de vie médian plus proche de celui des salariés (25
420 euros) : même si les retraites sont en moyenne plus faibles que les salaires, des revenus du patrimoine
plus élevés compensent en partie cet écart. De plus, le nombre d’unités de consommation des ménages
retraités est inférieur à celui des ménages actifs.
[...]
Que constate-t-on? Certes avec des outils différents
(Proudhon prend en compte la moyenne des
revenus par tête et l'Insee la médiane des revenus
par unité de consommation, et l'indice de Gini3
),
mais cependant les inégalités croissent, et donc ce
que PJP appelle le "paupérisme" s'accroît, dans un
contexte de plus en plus martial. Pas si "has been"
que cela le Pierre-Joseph !
Commentaires :
Peut être conservé pour un prochain numéro ?
Validé Bouclage

Violence routière dans le Gers

Brève du département du Gers, territoire enclavé et violent:

"Mais je n’y attache aucune importance et je ne considère pas ma vie comme précieuse,
pourvu que j'accomplisse [avec joie] ma course" Paul, Actes 20-24


Voici ce que déclare Philippe Dupouy, Président du Conseil Départemental du Gers, page 5 du "Journal de mon département " n°15 (Hiver 2025)

"Enfin, un mot sur les routes, sujet sensible pour les habitants.

La sécurité routière est une priorité, car notre département est particulièrement touché par l’accidentologie. Nous avons poursuivi l’avancée de la mise à 2x2 voies entre L’Isle-Jourdain et Gimont, et celle-ci verra le jour au printemps 2027. Je le rappelle, c’est grâce à l’engagement des collectivités territoriales qui financent à 55% ce projet, que cette route verra le jour. D’importants travaux ont également été menés entre L’Isle-Jourdain et Pujaudran pour améliorer la sécurité et la durabilité. D’autres chantiers, moins onéreux, ont eu lieu sur tout le territoire. Tout au long de l’année, notre direction Routes et Mobilités œuvre pour garantir de bonnes conditions de circulation sur l‘ensemble de nos réseaux routiers, pas seulement sur les grands axes. Nous continuerons en 2026 nos efforts d’investissement pour nos routes et nos mobilités.

Le sujet du relèvement à 90 km/h revient également souvent sur la table. Je suis fier de pouvoir vous confirmer que 220 kilomètres de route passeront à leur tour à cette nouvelle réglementation de vitesse en février 2026. C’est une réponse cohérente et réfléchie pour les usagers de nos routes."

Voici maintenant ce que déclare la Préfecture du Gers dans un communiqué

"SÉCURITÉ ROUTIÈRE | Hausse de la mortalité sur les routes gersoises, changement d’heure et baisse de visibilité : un appel à la vigilance pour les vacances de la Toussaint
Mis à jour le 17/10/2025
La mortalité est en hausse dans le département du Gers. Depuis le début de l’année, on dénombre 16 décès, soit 4 de plus qu’en 2024 qui en comptait déjà 2 de plus qu’en 2023.
Le Gers possède, par sa géographie et son histoire, un réseau routier rural qui demande une attention particulière au volant (peu de 2×2 voies, relief, une majorité de routes étroites et sinueuses…) et une adaptation de la vitesse au profil de la route utilisée est nécessaire.
De plus, compte tenu du nombre important d’obstacles fixes latéraux (arbres, talus-fossé…), les sorties de route dans notre département génèrent de nombreux accidents graves, comme ceux de ces derniers jours.
Les accidents graves sont essentiellement dus aux comportements des automobilistes et les forces de l’ordre déplorent un relâchement.
[...]
Le département du Gers reste un département particulièrement accidentogène particulièrement impacté par des accidents graves en septembre dernier et en ce début de mois.
Les forces de l’ordre contrôlent de plus en plus de conducteurs non détenteurs du permis de conduire ou faisant l’objet d’une suspension ou d’un retrait de ce dernier. Le préfet du Gers a demandé aux forces de l’ordre de renforcer les contrôles routiers jusqu’à la fin de l’année."

Ces deux textes témoignent d'un contraste important entre les prises de décision de l’État central incarné par la Préfecture et les prises de décisions de l’État décentralisé incarné par le Conseil Départemental.

Le constat concorde pourtant sur l'accidentologie : le Président Dupouy évoque certainement la mortalité en hausse dans son propos.

Cependant, quand la Préfecture demande une adaptation de la conduite, et en particulier de la vitesse, le bât blesse tout de suite. Sur la pression probable du lobby de l'automobiliste pressé et "sensible", le Président du CD évoque "avec fierté" un rétablissement sur 220 km de routes de la vitesse à 90 km/heure, quand la Police demande une adaptation (soit en clair une baisse de la vitesse au volant!)

Rappelons ici quelques données générales :

Suite à la LOM (loi d’orientation sur les mobilités) une partie des conseils départementaux a choisi de remonter la vitesse limite à 90 km/h sur tout ou partie de leur réseau routier. Actuellement seule l’accidentalité a été suivie . Elle apporte une première réponse aux évolutions 2020 2021. Elle montre que le groupe des départements qui sont restés à 80 km/h connaît une baisse de 12% de leur mortalité. Sur la même période le groupe des départements qui ont remonté la vitesse limite pour tout ou partie de leur réseau routier ont connu une stagnation de leur accidentalité.

Le propos du Cerema est clair, et ne concerne que l'accidentalité.

"C’est une réponse cohérente et réfléchie pour les usagers de nos routes." dixit M. Dupouy...

Quelle cohérence et quelle réflexion ? Où est la priorité, à droite ou à gauche, ou bien encore droit devant? A vitesse égale, le nombre de morts croît dans le Gers. On ne parlera ici évidemment pas de la pollution, de la nécessaire sobriété énergétique ni du fait que la société capitaliste a pour mantra "time is money", contraignant les travailleurs à aller toujours plus vite, déplacements compris. On n'évoquera pas la dromologie de feu Paul Virilio, ce serait trop beau de philosopher un peu. Non. Si la vitesse est accrue, il y aura plus de morts, c'est une certitude : est-ce là une réponse pertinente, "réfléchie"?

La Préfecture omet soigneusement, elle dans son propos, de préciser le pourcentage d'accidents du travail dans les accidents routiers, ni l'implication des berlines de luxe. Dommage, ce serait intéressant de montrer la Violence routière du Capitalisme à l’œuvre. De plus, aucun commentaire sur le relèvement de la vitesse par les conseillers départementaux : entre bourgeois, on ne lave pas son linge sale en public.

Par ailleurs, la situation particulière du réseau routier gersois, bien décrite par la maréchaussée, implique d'urgence la définition de gabarits de routes, avec des vitesses correspondantes : sur nombre de sections, on ne peut rouler à 80 km/h, voire même à 70 km/h sans prendre de risques insensés; sur nombre de sections, il est incompréhensible de croiser des poids-lourds dans des portions où deux voitures se croisent à peine à vitesse réduite. (En Nouvelle-Zélande par exemple, chaque portion de route voit la vitesse limitée en fonction de sa sinuosité...) Quid des transports en communs si peu développés, ou en régression comme le ferroviaire, voire niés comme le ferroutage?

Alors pourquoi tout ce grabuge morbide si désorganisé? M. Freud répondrait peut-être "pulsion de mort", d'autres verraient dans la "bagnole" un "substitut phallique" ou un "instrument de puissance". Ce qui est sûr, c'est que l'on confie à l’État, centralisé ou non, une fonction de protection des populations par la Loi qui échoue lamentablement, par démagogie, par industrialisme ou plus profondément par cynisme: on "paye un tribut à l'automobile", une "déesse moderne", et puis voilà..., la Violence, c'est certes dommage mais c'est comme ça, jusqu'au jour où l'on est seul, face au linceul.
« Il nous faudrait absolument ce que j’appelle une “dromologie”, c’est-à-dire une discipline qui s’intéresse aux ravages de l’accélération et de la course. » disait Paul Virilio en 1977. (de dromos, la course, en grec)
Commentaires :
SI passe pas dans le journal mettre dans le blog de Toulouse
Validé Bouclage

Analyse géopolitique et systémique de la situation.

‌Analyse géopolitique et systémique de la situation.

« Il chie comme nous et pisse comme la moitié d'entre nous, mais il ne ménage pas ses efforts pour apparaître aux yeux du monde entier comme le sapiens le plus puissant du monde !! Autour du « bonhomme Orange » le 2 Juillet de l'an dernier, nous avions insisté, sur le fait que la « guerre éclair » de 12 jours de l'Israël de Netanyahu contre l'Iran avait donné l'occasion à Donald Trump la plus belle des occasions du moment pour démontrer sa surcapacité militaire en regard de celle des autres Etats-nations. Il s'agissait de la capacité de balancer des bombes non nucléaires (GBU-57) qui pénètrent sol et sous-sol jusqu'aux bunkers les plus enfouis. Une supériorité technologique dont les USA de Trump ont le monopole et l'exclusivité ! Alors c'est qui le patron ?

S'il fallait encore le démonter, l'opération militaire spéciale, avec bombardements de Caracas et morts collatéraux (sous le prétexte de l'enlèvement du dictateur gauchisant  Maduro et de son épouse) , menée par les forces spéciales de l'armée des USA et suivie, comme une série de téléréalité à la minute, par Donald Trump en villégiature dans sa villa pour milliardaires de Floride, vient appuyer cette communication !!!! Gare à vous je suis l'homme le plus puissant du monde !! Au nom de la doctrine de James Monroe (à ne pas confondre avec Norma Jeane Baker qui portait le nom de scène Monroe) il réaffirme le droit unilatéral des USA de contrôler tout ce qu'il se passe dans les Amériques !! Rien de neuf sous le soleil, à l'exception du contexte de l'époque. Celui de la guerre des valeurs monétaires. Car dans le fond s'agit d'une opération de communication supplémentaire, pour bien montrer au monde, au cas ou certains ne l'auraient pas compris, que c'est lui qui avait le meilleur flingue de la planète et que tant que cela durerait, c'est lui qui déciderait de la valeur du dollar, même s'il est obligé de concéder à d'autres, le retour des modalités créatrice de valeur monétaire capitalisable, telle que l'énergie et autres ressources minières essentielles à l'IA et à la « High Tech » comme les « terres rares etc. D'ailleurs  la dernière opération pilotée par Trump, celle d'une mise sous tutelle du Venezuela et du contrôle de ses gigantesques réserves pétrolières, va aussi, à côté du flingue, renforcer l'assurance de la valeur monétaire du Dollar.

D'aucun s'indigneront, en France, de la position pourtant en phase avec la défense du capitalisme mondial contemporain, du président Macron, se contentant en premiers mots de prendre acte de la nouvelle situation du Venezuela. Même s'il s'est ravisé en faveur du droit international pour corriger sa communication. Il faut dire qu'au même moment, le Royaume-Uni et la France menaient des frappes conjointes, en Syrie sur les positions de l'Etat Islamique.

En accord avec les USA, il s'agit d'opérer en Syrie un « Jihad Washing » consistant à tordre le bras et faire manger le chapeau, à Al-Joulani, chef de guerre islamiste, dit Al-Charaa dans son rôle de nouveau chef d'Etat de la Syrie. Il est chargé de faire le ménage, et d'accepter l'aide impérialiste, pour buter ses anciens copains, s'il désire gagner une stature de chef d'Etat et un destin de reconstructeur. L'islamisme radical, restera admis, tant qu'il appliquera ses valeurs réactionnaires sociétales sur le monde musulman. C'est bon pour les affaires et le commerce mondial. Mais chacun sa zone de contrôle réactionnaire. Si des islamistes radicaux s'avisent à vouloir continuer à s'imposer partout dans le monde, ou à faire bande à part, qu'il soit d'origine sunnite, ou chiite, les nationaux-islamistes seront chargés, pour être soutenu internationalement, et par les grands frères du pétrole, de pourchasser et d'éliminer leurs anciens camarades. Avec l'aide d'Israël, qui a signé des accords commerciaux avec la nouvelle Syrie avide de reconnaissance, pendant qu'il bombardait Gaza à mort. Comme de nombreux pays arabes, désormais alliés à L'Israël réactionnaire et colonialiste de Netanyahu et de l'extrême droite.. Ceci explique que les chefs du Hamas, soient devenus des parias, des indésirables un peu partout. En Israël aussi, l'intégrisme religieux sociétalement réactionnaire s'impose. En Europe, avec la montée des populismes d'extrême droite sous influence du réactionnaire social et sociétal Poutine ... C'est le « big washing mondial, » celui qui entretient la production, la vente et l'écoulement des armes, destinées à sécuriser et maintenir à l'équilibre les liens commerciaux entre pôles planétaires régionaux, et profiter ainsi aux maintiens aux commandes des classes dominantes capitalistes et celle de leurs gouvernance biopolitiques algorithmées d'Etat ou privées. Ce n'est pas la guerre mondiale, c'est la mondialisation de la guerre, dont la peur rend possible le contrôle des populations dont le capital n'a plus besoin pour son enrichissement dans le processus travail, et qu'il s'agit de créer en valeur de l'absurde du capital encore fictif, par la traite et le comptage, biopolitique du vivant.

Les protestation indignées de la gauche « burn outée » et donc narcissiquement émotionnelle, - qui ne connaît ni la révolte ni construction réSolutionnaire -, n'y changeront rien ... Le « capitalisme 2.0 augmenté IA » est bien là !!! Et il s'appuie à tous niveaux, partout dans le monde sur le mariage élémentaire entre la démagogie populiste et la high tech.
 
La plupart des analyses issues du XIXème siècle, par récupérations politiciennes et manipulation intellocrates de toutes natures, des aspirations émancipatrices tant sociales que sociétales du mouvement ouvrier, correspondait jusqu'au débit des années 80 à un capitalisme que l'on pourrait qualifier de phase 1. Adossé à la valeur travail exploité avec plus valu (esclavage, puis libération des maitres de leurs esclaves grâce au salariat privé et public de la révolution industrielle, devenu moins coûteux que l'esclavage, pendant des décennies).
Mais dés le début des années 80, ce « capitalisme à la Papa » ne pourra pas durer. Les classes dominantes, prennent le devant et génèrent le capitalisme de phase 2, qui trouve son expansion avec le développement internautique high-tech. Ainsi la suprématie du capitalisme financier celle du capital fictif, vient sauver le capitalisme, avec le soutien de tous les Etats-nations (en particulier Reagan, Thatcher) dans la mondialisation positivée. Les classes dominantes se restructurent, il y a des perdants et des gagnants. Le capital fictif prend les commandes, au risque de quelques crises dans le fond restructurante pour le capital des classes dominantes. Dans les années 2017, Macron en France en est une incarnation politique avec son nouveau monde, celui du post salariat (après s'être libérés de leurs esclaves autrefois avec le salariat, les maitres se libèrent désormais de leurs salariés avec le post salariat de l'auto-entreprenariat « ubérisé »). Celui aussi ou la classe supra dominante, détruit l'ancien compromis historique antre les bourgeoisies et les acquis des luttes des travailleurs. Elle reprend tout, contrôle le capital fictif et le territorialise en s'appropriant, terrain, bis, champ et immeubles ... Favorisé en France par la suppression de l'ISF. La redistribution se fait par l'emprunt et la dépendance soumise par le crédit. Le pouvoir créancier, qui décide de ses propres taux d'intérêt et création monétaire, s'impose comme une arme de la domination, à côté de l'emprise sur les burn out sociaux et sociétaux qu'elle produit et recycle pour la l'emprise des souverainetés illégitimes et participatives de leurs gouvernances. Le capitalisme de phase 3 dans la lignée appuie sa valorisation sur le Green Washing, la valorisation de la « bulle verte écologique », mais désormais dépassée par les foyers de guerre comme l'Ukraine et la Palestine et sa dévalorisation par les réactionnaires sociaux et sociétaux qui soutiennent les lobbies des énergies fossiles. Nous sommes désormais dans un capitalisme de phase 4. En effet les sanctions contre la Russie dans sa guerre impérialiste contre l'Ukraine, l'ont poussé à renouer, en dehors de la valorisation monétaire adossée au dollar, une valorisation sur les ressources énergétiques fossiles et les ressources minérales, poussant le dollar de Trump à s'imposer militairement dans le monde. La « bulle verte » est dévalorisée par la remontée en force, avec Trump, du lobby des énergies fossiles, et par la consumation des produits de guerre. Désormais c'est la « bulle kaki », le profit par le militaro-industriel, pour le contrôle des populations terrorisées médiatiquement par l'horreur des guerres montrées en boucle sur les chaines d'infos (tenez vous à carreaux) ! Pour le rééquilibrage des grands pôles économico-politiques des régions de la planète, associant pour chaque pôle plusieurs Etats-Nations.
 
Cela va vite. Cette nouvelle phase du capitalisme avec sa « Bulle Kaki », sa multi-polarisation, consacre en fait la nouvelle diversification des valeurs adossées. Sachant que, par les agissements de Trump, le dollar reste défendu quoiqu'il en soit par la force de la puissance des armes. Il s'opère cependant un partage multipolaire du monde, avec ses zones de guerres entretenues pour le spectacle, la peur, la soumission et l'écoulement des armes (mondialisation de l'usage de la guerre dans le commerce) .Cette partition multipolaire du monde se fait d'un commun accord entres classes dominantes, sur une modalité à prédominance sociétale réactionnaire appuyée sur la réactivation du religieux subventionné 2.0. Qu'il s'agisse du monde orthodoxe en Russie, du monde Juif intégriste et sociétalement réactionnaire en Israël,  de l'influence Islamiste sur les Etats-nations musulmans (à condition qu'ils abandonnent la conviction jihadiste de conquête du monde, et pourchassent les jihadistes frustrés depuis l'abolition de l'esclavage imposé dans un but colonialiste par les gagnants de la révolution industrielle). Un sociétal réactionnaire, soutenu par tous les fondamentalismes religieux (y compris dans l'hindouïsme – pas seulement monotheïstes) pour contrôler socialement les populations, et protéger les pôles capitalistes régionaux, leurs accords commerciaux, et les classes qui en profitent. Celles qui tiennent les rênes !  ... C'est le capitalisme de phase 4 !! Les classes supra dominantes sont pour le moment sauvées et aux commandes. Elles peuvent s'assurer d'une pérennité et de leur reproduction !!
 
Nous sommes loin d'avoir reconstruit le fonctionnel organique réSolutionnaire (amené à résoudre les problèmes) au niveau mondial ...
 
Reste à entretenir, la lutte  de toujours, pour la dignité, la liberté, l'égalité, contre la misère et l'ignorance, par l'entraide, la solidarité, l'imagination créatrice pour la construction d'une fiction fonctionnelle dépassant la fiction fonctionnelle capitaliste..
 
A Suivre ...
 
Bonne année 2026 tout de même, envers et contre tout, en gestation vers l'année 2027 ! Et bien sur, à dévelo
Commentaires :
texte long donc mérité d'être un article en soit et pas un courrier de lecteur
Validé Bouclage

L'antifascisme produit du fascisme

L'antifascisme le produit du fascisme
Depuis nombreuses années, nous voyons une montée considérable de la fascisation de la société. Et pourquoi ?
Nous vivons une crise fondamentale du capitalisme de surproduction. Les capitalistes savent que le système capitaliste néolibéral est en fin de vie. Une des manières pour eux de contrôler et d'empêcher toute révolution sociale prolétarienne est le financement de l'extrême droite et la propagande fasciste, dans le but mettre en place des régimes totalitaires afin de maintenir le pouvoir étatique et capitaliste.
Suite à cela, une tactique de la gauche parlementaire a fait naître le mouvement antifa, soi-disant pour lutter contre cette fascisation. En réalité, l'antifasciste petit-bourgeois n'a été inventé que pour accélérer cette phase de fascisation, en dépolitisant le prolétariat et en individualisant le problème : ce seraient les individus fascistes l'unique problème. Tout devient posture morale.
La conséquence est double : les idées de société contraires au fascisme ne sont plus développées, et le barrage antifasciste entraîne vers les urnes, repoussant la révolution sociale et forçant le vote pour des candidats réactionnaires.
Cette dualité binaire enferme le prolétariat dans un faux choix : fascisme ou démocratie bourgeoise. Le capitalisme n'est jamais remis en cause, il devient invisible. L'antifascisme détourne la colère sociale vers un combat symbolique, déconnecté des rapports de production et de l'exploitation réelle , de la lutte des classes.
En réduisant le fascisme à une déviance électoraliste, on nie sa fonction historique : le fascisme est un outil du capital en crise. Il sert à discipliner le prolétariat, écraser les luttes, casser les organisations révolutionnaires et restaurer l'autorité par la violence. L'antifasciste petit-bourgeois, en refusant cette analyse matérielle, empêche toute compréhension du fascisme comme phénomène du capital. L'antifascisme petit-bourgeois ne se limite pas à une posture morale : il relève d'un imaginaire collectif. Il transforme la lutte contre le fascisme en récit partagé, en symbole que tout le monde reconnaît mais qui n'expose jamais les causes réelles de la fascisation. Cet imaginaire sert à créer un sentiment de cohésion superficielle, un "nous" opposé à un "eux.
En plus, il devient un marqueur identitaire sociétal. Être antifasciste est présenté comme une étiquette sociale, un badge moral qui distingue ceux qui se disent progressistes des réactionnaires, souvent sans qu'il y ait de réelle réflexion ou d'action concrète. Cette identité fonctionne comme une catégorie dans laquelle on peut se reconnaître simplement, sans véritable engagement, ou juste comme un jeu.
Pire encore, cette logique renforce la répression. Au nom de l'antifascisme, l'État étend ses dispositifs policiers et sécuritaires qui frappent en priorité les militants révolutionnaires. L'État se présente comme protecteur, alors qu'il est un acteur central de la fascisation et du chaos social .
L'antifascisme et le fascisme ne sont pas vraiment opposés : l'un justifie l'autre. Le fascisme sert de menace, l'antifascisme vient le nourrir. Entre les deux, la lutte des classes est paralysée et la révolution sociale retardée, permettant au capitalisme de prolonger artificiellement sa survie.
Propagande pour l'anarchosyndicalisme, idéologie réellement efficace contre le fascisme. Pour le socialisme libertaire !
Viva la révolution sociale !
À Discuter

Les posts anarchistes en mode défense nationaliste et pro-guerre se multiplient.

Voici encore un phénomène inquiétant : le « national-anarchisme ». Des individus se revendiquant anarchistes qui, sous couvert d’« anti-impérialisme », justifient l’entrée en guerre pour défendre une prétendue agression extérieure. En réalité, ils défendent l’État-nation, exactement comme de vulgaires réactionnaires.

Rappel élémentaire : toute personne qui revendique la guerre, la mobilisation nationale ou la défense d’un territoire étatique n’est pas anarchiste. C’est une contradiction totale. Ce courant n’a rien de libertaire ; il s’inscrit pleinement dans le roman national et relève historiquement et idéologiquement de l’extrême droite.

Présenter la guerre comme une « auto-défense populaire », alors qu’elle sert objectivement les intérêts de la bourgeoisie, des élites militaires et des appareils étatiques, est une imposture. Se battre sous les drapeaux, s’aligner avec des forces nationalistes ou fascistes, légitimer l’union sacrée au nom d’un ennemi extérieur : tout cela relève de la logique étatique la plus classique.

L’anarchisme ne choisit pas entre deux impérialismes, ne bénit aucun front, ne sacralise aucune frontière. Il refuse la guerre des États parce qu’elle est toujours menée contre les populations, jamais pour elles. Transformer la soumission à l’État en vertu révolutionnaire est une falsification pure et simple.Appeler cela de l’anarchisme est une foutaise.

Le délire de ces individus est tout aussi grotesque que dangereux. Ils pleurent ensuite les morts qu’ils ont eux-mêmes contribué à produire, tout en appelant à la guerre, à la mobilisation et au sacrifice. Inciter à la mort au nom d’une cause prétendument libertaire relève d’un crime contre l’humanité libertaire : la négation totale de la vie, de l’autonomie et de la solidarité.

Leur justification est encore plus cynique lorsqu’ils invoquent une soi-disant « libération queer ». Beaucoup de ces personnes s’en réclament, tout en acceptant voire en soutenant des régimes, des armées ou des mouvements profondément discriminatoires. Ils veulent être « libérés » à l’intérieur de systèmes excluants, autoritaires et violents, tant que leur étiquette identitaire est tolérée ou instrumentalisée.

C’est là toute la supercherie : remplacer l’émancipation collective par un marché identitaire, où l’on négocie ses droits avec l’État, l’armée ou la nation. Aucune libération n’est possible dans un cadre qui repose sur l’oppression, la hiérarchie sociale et l’exclusion. On ne se libère pas sous des bombes, ni aux côtés de bourreaux, ni au prix du sang des autres.

Ce qu’ils proposent n’est ni une libération, ni une lutte, ni une rupture. C’est une intégration forcée dans la tuerie de masse repeinte en discours radical. Une mascarade réactionnaire, incompatible avec toute idée d’anarchie. Voilà la déchéance de ces post anarchiste adhérents au national anarchisme( idéologique d’extrême droite).

Ni post anarchisme Ni frontière Ni état , Pour l’anarco syndicalisme , pour le socialisme libertaire !

Viva la révolution sociale !
Commentaires :
Passer sur le blog Paris
Validé Bouclage

J'ai 50 ans et le monde du travail ne veut pas de moi

Depuis plus de 30 ans, j’agis dans le sanitaire et social comme Conseillère en Insertion Professionnelle, Educatrice Spécialisée, Médiatrice éducative et culturelle et Chargée de Formation ; études en Psychologie et dans le domaine de la Formation. Master 1 en Psychologie Sociale des organisations et du Travail et Master 2 en Métiers de l’Enseignement, de l’Education et de la Formation option Ingénierie de l’accompagnement et de l’inclusion.
Issue d’une famille ouvrière, j’ai dû réaliser des petits boulots pour financer mes études jusqu’à distribuer des prospectus aux feux rouges. Je suis adhérente à diverses associations qui traitent du Handicap étant moi-même en situation de Handicap ; je participe à des ateliers sur les violences systémiques et sexistes faîtes aux femmes, actuellement demandeuse d’emploi.
Cet article, ci-dessous, fait suite à une étude de sociologie clinique que j’ai réalisée dans le cadre de mon Master 2 MEEF en 2022 / 2023 sur le sens de l’accompagnement professionnel et social des mères isolées dans le(s) dispositif(s) Revenu de Solidarité Active. J’ai interviewé 4 mères isolées qui perçoivent le RSA depuis plus de 10 années.
L’accompagnement social actuel dans ses formes et objectifs, loin de servir l’humain, le domine jusqu’à le rendre invisible ; il faut qu’il rentre dans des cases. Fin de la relation humaine broyée par la techno-sphère. Cet accompagnement reste marqué par les préjugés sexistes sous le signe du patriarcat. La femme isolée reste stigmatisée et France travail reste agent d’une politique néolibérale assumée.
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Travail Social : Solidarité ?
Accompagnement des femmes isolées : le faire semblant qui pérennise inégalités, injustices et violences symboliques.
La situation de monoparentalité peut amener des mères à connaître une précarité financière et relationnelle, surtout dans les familles dites traditionnelles. Bien que les politiques aient essayé de répondre à cette précarité avec l’instauration de l’Allocation Parent Isolé en 1976 puis avec celle du RSA, en 2009, les mères isolées subissent une position « d’exclues » en ce qui concerne le marché de l’emploi qui peut aboutir progressivement à une désaffiliation. Travailler et élever seule ses enfants relèvent d’un parcours de combattante, un parcours à bout de souffle. C’est pourquoi, certaines ont fait un choix plus ou moins subi de bénéficier des allocations RSA pour éduquer leurs enfants sans travailler.
L’existence de « trappes à inactivité » met l’accent sur cette situation où les mères isolées déclarent être volontairement en inactivité à cause des difficultés de garde et de mobilité. L’objectif du dispositif RSA est de lutter contre l’exclusion des personnes démunis et les « trappes à inactivité ». L’accès au travail est ainsi vecteur d’insertion. Cependant, la récession économique, le taux élevé du chômage féminin et une précarisation des emplois n’a pas permis aux politiques en place d’atteindre cet objectif. La Cour des Comptes en 2021 déclare une augmentation des allocataires du RSA depuis sa création et l’inefficacité du dispositif sur le taux de retour à l’emploi de ces derniers.
Le nombre de mères isolées dans le dispositif est important par rapport aux hommes dans la même situation. Dans son objectif d’insertion, le dispositif met en priorité l’accompagnement à l’emploi pour ces mères quand leur dernier enfant a atteint l’âge des trois ans, afin d’éviter une « possible carrière » dans l’assistanat. L’important est de les mobiliser sur un retour à l’emploi futur. L’accompagnement y est central.
L’accompagnement dans le dispositif RSA fait référence aux notions de « projet », « insertion ». Deux notions floues en termes de définition, qui ne prennent pas les mêmes valeurs selon les contextes économiques et les enjeux politiques. La question de l’accompagnement s’appuie sur des multitudes de concepts qui se croisent, s’entrechoquent et ne peuvent produire une définition lisse. Les dispositifs d’insertion priorisent l’accompagnement au projet. Certains y voit la mise en œuvre d’un projet « balistique » qui s’échelonne sur plusieurs étapes où l’allocataire, par cette quête incessante pour retrouver un emploi, doit de manière autonome et responsable trouver des solutions d’insertion tel « un entrepreneur de soi-même ».
Le caractère obligatoire dans cet accompagnement amène des difficultés pour ces mères isolées. L’accès à un travail qui souvent est peu qualifié (avec des conditions de travail pénibles) peut sembler laborieux du fait « d’être cheffe de famille ». Le financement de l’allocation est donné en échange de leur bonne volonté à retravailler. Cette logique sexuée de réciprocité s’oriente de plus en plus sur un principe méritocratique au détriment de celui de la solidarité.
L’important dans cet accompagnement est que ces mères isolées aient un projet. Mais, comment se projeter dans un emploi quand les conditions de subsistances sont précaires ? L’injonction au projet impute la responsabilité à ces mères, elle oblige ces dernières à faire l’expérience douloureuse de l’échec, de les entraîner à une solitude absolue et une sorte de disqualification. La mère isolée, allocataire du RSA, est aux prises d’un présent insécurisant, une anticipation d’un futur considéré comme menaçant. Le RSA équivaut à une survie matérielle.
Quelle est la place de l’accompagnement dans ces conditions de précarité de ces mères isolées ? Quel sens ces mères isolées ont-elles de l’accompagnement par rapport à leur vécu, leur expérience. Les dispositifs d’insertion, ces derniers tels qui sont pratiqués ne permettent pas à ces mères isolées de s’engager dans un collectif avec pour objectif l’emploi. L’insertion sociale y est plus priorisée que celle professionnelle considérant les publics précaires comme des « objets qu’il faut soigner ».
Pour comprendre le sens de l’accompagnement des mères isolées, il faut une approche psychologique qui permet de comprendre la singularité de chaque mère isolée sur leur représentation de leur accompagnement. La construction de cette représentation est façonnée par les valeurs, les contextes physiques, psychologiques et culturels de l’individu. La vérité est celle de l’acteur concerné au moment de l’accompagnement. L’accompagnement suppose un accompagnant et un accompagné. La relation y est nécessaire et essentielle dans la construction de sens dans l’accompagnement. Elle ne doit pas se réduire à un cadre formaté dans lequel autrui est assimilé à un objet de soin.
En se déplaçant sur la position du professionnel d’insertion, la mère isolée en tant que sujet peut se questionner, prendre conscience des diverses idéologies et sources d’influences sociales auxquelles elle est exposée, les re-signifier et se les réapproprier.
Alors, se pose ici la question du sens de l’expérience. Pour ce faire, redonnons la parole à ces mères isolées. Finalement, les témoignages des quatre volontaires, bien que différents, présentent des convergences sur leur parcours personnel et professionnel. Leur expérience dans le dispositif montre que toutes les quatre ont vécu des ruptures conjugales qui les ont fragilisés et ont causé une précarité, qui les ont faites entrer dans le dispositif RSA. Elles témoignent de situations, vécues comme stigmatisantes, de leur statut de « mère isolée » autant de la part des institutions que de la société en général. Leurs témoignages révèlent qu’elles sont en position « d’exclues » face au marché de l’emploi par rapport à leur situation et qu’elles vivent une insécurité sociale.
Elles témoignent de la rigidité et de l’injonction, présentes dans l’accompagnement. Ce dernier est perçu comme trop procédurier avec la contractualisation du projet d’insertion tous les trois mois. Les activités proposées sont, pour elles, inutiles, sans objectifs voire occupationnelles. Ces mères n’ont pas de projets d’emploi concrets du fait, d’une part d’un présent vécu comme précaire financièrement, d’un futur insécurisant et d’autre part, d’un manque de propositions d’emploi, de formations, d’informations de la part de leur Conseiller d’Insertion.
Tout de même, pour continuer à bénéficier de l’allocation RSA, certaines font de temps en temps quelques missions d’emploi. Certaines disent être satisfaites de leur accompagnement car ce dernier leur laisse le temps de réaliser des activités culturelles et sociales dans des associations. Cela leur permet d’avoir un équilibre psychologique en cherchant du soutien dans des lieux associatifs pour créer du lien social. Ainsi, cet accompagnement prend alors sens pour elles à ce niveau.
La divergence sur le sens de l’expérience de l’accompagnement se situe sur le témoignage d’une mère volontaire. Cette dernière a un accompagnement à l’emploi réalisé par une association d’insertion. Son témoignage sur l’accompagnement, révèle des notions de réciprocité, de contrat mutuel, de responsabilité et de lien social. Elle trouve l’accompagnement soutenant et efficace lui permettant d’avoir confiance en ses compétences. Ce témoignage montre l’accent mis dans son pouvoir d’agir où la notion de projet a toute sa place. Cette mère souligne le fait d’être écoutée et entendue par son Conseiller. Elle a le sentiment d’être comprise, l’accompagnement est considéré comme plus concret et humain. La personne, alors socialisée, est restaurée dans sa dignité humaine
Pour conclure les accompagnements institutionnels ne répondent pas aux désirs d’émancipation, de création et de développement de ces mères isolées. Leur accompagnement « prêt-à-porter » et linéaire ne peut répondre aux situations personnelles de chacune. Celles-ci ont le sentiment d’être encore plus isolées et stigmatisées. L’omniprésente injonction pour retrouver un emploi, à n’importe quel prix, n’a pas de sens pour elles et laisse un sentiment d’incompréhension. Cet accompagnement institutionnel n’est pas soutenant, il répond seulement à des injonctions : pas de recherche d’emploi, pas d’allocation. Le travail comme seul émancipation financière. Certaines théories mettent le travail comme seul vecteur de socialisation et de bien – être. Le travail constitue, au sein des sociétés occidentales, une dimension centrale pour l’individu et que, par conséquent, la privation d’emploi est une privation absolue.
En d’autres mots, outre les aspects financiers, l’individu se trouve démuni de diverses ressources psychologiques qui font son quotidien lorsqu’il est dans ce type d’accompagnement: son temps devient sans structure, ses activités sans objet, ses contacts sociaux sans interlocuteurs, sa vie sans but collectif et son statut social sans assise. Pour répondre à ce non-sens, ces mères isolées créent un monde des possibles où elles ont le sentiment d’exister. L’absence d’emploi ne signifie pas forcément l’absence de toute activité et que, d’autre part, le maintien d’un certain niveau d’activité peut contribuer à la protection de la santé mentale des individus sans emploi.
On peut faire l’hypothèse que seules les activités qui permettent à l’individu de devenir l’auteur d’actions qui ont du sens pour lui, sous-tendent un niveau d’ajustement personnel élevé, susceptible de compenser l’absence d’emploi. Plus précisément, l’activité doit, pour favoriser le fonctionnement social et le bien- être des individus, permettre à ceux-ci de répondre aux aspirations intrinsèques de développement personnel, de construction des relations sociales satisfaisantes et de contribution à la société. La notion de projet de vie est essentielle pour ces mères isolées, elle leur permet de « tenir », d’être auteur de leur existence. Un accompagnement devrait se réaliser dans cette optique, non d’acteur mais d’auteur, et prendre en considération l’univers des multiples « d’être » de la personne que l’on souhaite accompagner dans une marche mutuelle. Alors on pourra parler de Solidarité!
Corinne.



Validé Bouclage

Contre le salariat, et la religion du travail !

Notre cher président de la République adoré, avait dit, un jour, il y a déjà quelques années, qu'il contestait le mot pénibilité au travail, car ça donnerait l'idée que le travail serait pénible. Plus tard, l'un de ses gouvernements adopta en force, au mépris de l'opinion générale le report à un âge plus avancé le départ à la retraite. Au mépris total de ces feignasses d'ouvriers du BTP, de l'industrie ou de l'agriculture, qui pour eux, cela signifie clairement leur arrêt de mort, c'est-à-dire qu'ils partiront directement du boulot au cimetière sans passer par la case repos. Mais qu'à cela ne tienne il paraît que les ouvriers sont minoritaires dans ce pays, ou les chiffres varient selon les sociologues a la con , hé oui cela va de 8% à 25 %, comme si le nombre de personnes qui exercent des métiers d'ouvriers et pénibles avaient une si grande importance que ça. Généralement, les gens qui ont des métiers de ce genre, commencent tôt leurs carrières, et sont payés chichement, et les 35 h sont plutôt une aubaine qui limite l'usure physique, en tout cas un peu moins rapidement qu'avec les 39 h.
Ceux qui parlent de travail sans arrêt dans les sphères du pouvoir et de la bourgeoisie en général, ce sont les mêmes qui comptent nous faire suer le burnous, en gelant voire réduire nos salaires, à coup de 12h/jours, comme au bon vieux temps de la révolution industrielle, qui eux peuvent se permettre le luxe de travailler 70h/semaines sans être usé physiquement par leurs activités professionnelles.
Quant à nous, nous n'avons ni propriété, ni business pour faire de l'argent, du coup nous sommes obligé de vendre notre force de travail à quelqu'un. Nous ne travaillons pas parce qu'on en a envie, nous travaillons parce que nous n'avons pas d'autres moyens de gagner de l'argent.
Ce qu'on gagne au boulot, c'est assez d'argent pour pouvoir se payer la bouffe, le loyer, les factures, la bière et la PlayStation... Et assez peu, pour qu'on retourne au boulot.
La seule chose pire que le boulot, c'est justement de ne pas en avoir. Quand il y a des aides sociales, c'est la galère pour en avoir, et ce n'est pas autant qu'un salaire. Le chômage qui plane comme une menace permanente nous pousse à aller au boulot, tous les jours. C'est sur notre travail que ce construit cette société.
Nos conditions de vie et nos activités quotidiennes de survie se nomment salariat ou travail salarié. Les débuts du salariat, à l'aube de la révolution industrielle, furent loin d'être paisibles. Au nom de la liberté, la bourgeoisie avait contraint la majorité à se séparer des moyens de production assurant leur existence. Séparés de leurs outils, les petits producteurs n'avaient que la liberté de mourir de faim, bien avant d'acquérir la liberté politique, particulièrement en Angleterre. Ceux qui perdaient tout au nom de cette prétendue liberté se transformaient en vagabonds.
Pour exproprier les petits producteurs et paysans, la bourgeoisie devait les convaincre des avantages qu'ils avaient subis. C'est par la terreur que cela se fit : expropriés de force par les nouveaux seigneurs, ils durent se livrer aux industries des villes. La bourgeoisie inculqua alors à cette nouvelle classe de travailleurs l'amour de la liberté et du travail à coups de trique. La fameuse liberté du travail se doubla d'une interdiction d'être oisif, avec des prisons prévues à cet effet. La résistance de ces gens, qui refusaient de se laisser rythmer leur vie par les cadences du travail, fut brisée à plusieurs reprises par des milliers de pendaisons opérées un peu partout en Europe. C'est cette même terreur qui soumit les millions d'habitants des continents africain et américain, lorsque se développa le commerce international à très grande échelle aux XVIIIe et XIXe siècles.
Au travail, on est à la merci des patrons et des intérêts financiers. Une main invisible impose nos horaires et une régularité monotone qui empiète sur notre vie personnelle. On n'a aucun contrôle.
Quand certains collègues me disent, si je ne suis pas content, pourquoi je ne démissionne pas, comme si c'était une réelle liberté autre que celle d'aller se faire exploiter ailleurs... Quand des capitalistes convainquent des prolétaires que le travail c'est la liberté, alors que nous n'avons jamais notre mot à dire dans un lieu qui est tout sauf démocratique et à l'écoute... Ces collègues ont complètement assimilé la propagande bourgeoise.
Le libre échange marchand, imposé par la force, a aujourd'hui atteint le cerveau de mes collègues, complètement aliénés. Boulot, heures sup à n'en plus finir, parfois obligatoires, 2X8, 3X8, travail de nuit, fatigue... On bosse comme des damnés, à coup de pieds au cul, le LEAN qui impose la cadence, toujours au taquet, et surtout, jamais la moindre solidarité dans notre misère quotidienne.
Aucun parti bourgeois, ni ouvrier, aucune fraction du capitalisme, de droite ou de gauche, ne remet en question la liberté du travail. Le stalinisme, inventeur du Stakhanovisme, repris dans le monde entier, y compris aux USA avec le culte de l'employé du mois, témoigne de cette logique. Être récompensé pour avoir fait gagner de l'argent à l'entreprise, voilà leur définition de la liberté : être plus qu'un simple vendeur de sa force de travail. Tout ceci n'est qu'un outil à la disposition des différentes bourgeoisies. On nous exploite pour la productivité. On n'a pas voix au chapitre, sinon la grève pour mendier des miettes via un syndicat complice. L'égalité n'existe pas. La négociation est impossible. Seule la grève nous fait entendre.
Nos patrons, au soir, réinvestissent les fruits de notre labeur pour gonfler leurs affaires. Nous sommes une pièce de ce qu'ils possèdent et vendent. Le salariat : c'est le capital !
La bourgeoisie, maîtresse des gouvernements, des médias, des écoles, des prisons, des services sociaux, de la police, des journaux et de la télévision, nous impose sa vision du monde. L'école façonne des cohortes de diplômés ou d'exclus, tous destinés à une tâche précise. Ne nous y trompons pas, ce que nous faisons pour survivre définit implacablement notre place dans la société.
Le travail est vécu différemment selon sa position. Tout oppose patrons et ouvriers, dans une lutte permanente.
Plus la vie est chère, plus il faut travailler pour payer la nourriture, les transports, l'essence.
Pour survivre, on se confronte chaque jour à un monde en mutation. Toutes nos activités tendent à devenir aliénantes, du ménage aux devoirs des enfants, en passant par les sorties entre amis ou le sport. La société est fondée sur le travail. Le niveau des salaires, des bénéfices, les conditions de travail, la politique du gouvernement, l'art et la technologie sont définis par la lutte des classes.
Ils nous dressent les uns contre les autres, mais nous pouvons nous unir contre eux.
Quand nous luttons pour nos intérêts, d'autres doivent faire de même. Nos préjugés s'évanouissent et notre colère se tourne vers la source du problème.
La lutte pour nos intérêts est le point de départ pour saper les fondements du capitalisme.
Ne soyons pas dupes des scélérats sociaux-démocrates qui nous méprisent, inventant de nouveaux concepts en remplaçant "prolétariat" par "peuple", un terme dénué de sens. Le peuple est l'opposé du prolétariat. Une fois au gouvernement, les politiciens radicaux ou d'origine ouvrière ne valent plus rien. Un parti représentant la classe ouvrière est une contradiction. Il peut seulement offrir une représentation politique, permettant à ses représentants de suggérer aux patrons comment mieux diriger la société et faire de l'argent tout en nous contrôlant.
Se battre pour nos propres intérêts est la première étape pour détruire les fondements du capitalisme.
Étant donné qu'ils nous dressent les uns contre les autres, mais nous avons la possibilité de nous dresser contre eux.
Lorsque nous nous battons pour nos propres intérêts, il est indispensable que d'autres fassent la même chose. Nos préjugés se dissipent, et notre colère s'éloigne de là où elle devrait être.
Il ne sera plus indispensable de remplacer tout ce qui peut être acheté ou vendu, une fois qu'il n'y aura plus besoin de mesurer le temps de travail requis pour fabriquer ces marchandises.
Le salariat est le paiement d'un service précis contre rétribution, et sur ce point le salariat est une forme de prostitution pas si éloignée que ça de la prostitution sexuelle, c'est même l'une des formes de prostitution la plus répandue au monde, et accepté par la plupart d'entre nous.
Ce qu'il faut bien comprendre c'est qu'un employeur ne vous donne jamais à manger, contrairement à une idée reçus qui circule parmi les patrons et dans la télé-poubelle.
En effet un patron ne donne jamais à manger à ses ouvriers, puisqu'il doit payer leur services, pour pouvoir créer des marchandises et réaliser du profits. Un patron s'il avait la possibilités de payer ses ouvriers 0 centimes il le ferait, parce que pour lui payer un salaire est un investissement comme un autre.
Tout notre temps que nous passons au boulot, ne fait pas vraiment partie de nos vie, c'est du temps passé contrôlé par les employeurs, les managers et autres type de cadres dirigeants, c'est du temps pour fabriquer des objets, ou faire acheter ces objets par des particuliers ou des entreprises, pour faire, faire des bénéfices à la personne qui nous emplois. Nous vendons notre temps et notre énergie, afin d'acheter des choses que nous avons besoin pour survivre. Et nous les prolétaires sommes là, dans cette société pour acheter ou/et vendre, pour pouvoir faire fonctionner le marché. Objectivement nous sommes tous des capitalistes puisqu'on nous participons de gré ou de force à notre propre exploitation. Pour finir presque toutes les activités de la société dans laquelle nous vivons est relié au système capitaliste et au salariat, que ce soit dans nos loisirs, la télé , notre temps de repos, nos vacances, l'école pour les enfants qui sert avant toutes choses, à créer des futurs travailleurs, et pas tellement un lieu d'émancipation , de formation à l'esprit critique et de culture comme voudrais faire croire la légende. Le travail salarié c'est le capital avant toutes choses, et quasiment tout dans nos sociétés tourne autour de ça.
(1) : voir le documentaire ARTE, « le temps des ouvriers »
Validé Bouclage

L'esclavage moderne et le techno féodalisme

Nous travaillons gratuitement et nous sommes exploités, même loin des usines et des chaînes de production. Tous les articles que nous publions, les likes, les partages, les vidéos que nous regardons produisent de la valeur. Mais cette valeur ne nous revient jamais : elle est aspirée, analysée et transformée en profit par des plateformes comme Facebook, TikTok ou Instagram. Nous alimentons la machine, et la machine s'enrichit sur notre dos et accroît le capital d'un capitaliste, sans aucun retour pour nous.

Le techno-féodalisme ne se limite pas à ces plateformes : il s'infiltre dans tous les objets que nous possédons. Prenons l'exemple de la voiture connectée : on l'achète, on la paie, et elle collecte en permanence nos données d'usage — trajets, comportements, habitudes, consommation de carburant, vitesse, localisation. Ces informations, que nous produisons par notre activité quotidienne, sont confisquées, revendues et transformées en profit par des corporations qui ne nous doivent rien. Nous sommes dépouillés à l'achat comme dans l'usage, exactement comme le prolétaire qui l'a fabriquée.

Le smartphone n'échappe pas à cette logique : il ne nous appartient pas réellement. Chaque application installée, tous les clics, tous les messages envoyés, chaque interaction sociale sont captés et transformés en ressource pour enrichir des corporations capitalistes. Nos données personnelles, nos comportements, nos préférences, notre santé, nos relations : tout devient marchandise.

La privatisation de nos libertés va encore plus loin : les technologies connectées façonnent nos comportements et nos désirs. Les algorithmes féodaux analysent nos interactions pour déterminer ce qui nous attire, nous influence, nous pousse à consommer et à reproduire des habitudes qui maximisent la plus-value des corporations. Même nos relations sociales deviennent un terrain d'exploitation : likes, partages, commentaires, photos, vidéos, tout est transformé en capitalisation privée des données.

D'autres objets connectés montres, enceintes, assistants vocaux suivent la même logique. Les montres connectées enregistrent nos rythmes cardiaques et notre sommeil, les enceintes écoutent en permanence nos conversations, et les applications de navigation enregistrent chaque déplacement. Tout cela est collecté, analysé et capitalisé. Nous croyons posséder ces outils, mais en réalité nous ne sommes que des sujets captifs.

Le techno-capitalisme privatise notre existence entière : il transforme nos gestes, nos émotions, nos vies en plus-value. Il nous fait croire à la liberté et à la modernité, alors qu'il nous surveille, nous manipule et nous dépouille. Nous produisons des richesses pour la bourgeoisie, et nous payons pour que cela se poursuive.

Ce système ne repose pas sur un consentement réel, mais sur une illusion de liberté et de contrôle. La véritable autonomie disparaît sous la domination du capital numérique. Dans ce monde, utiliser un smartphone, une voiture connectée ou tout autre objet numérique, c'est accepter d'être à la fois producteur, consommateur et esclave d'un capitalisme qui exploite la vie entière.

Pour mettre fin à cet asservissement, nous devons procéder à la socialisation des moyens de production et à l'abolition du système monétaire par la révolution sociale.

Viva la révolution sociale.
Validé Bouclage

Le Réseau anarchiste internationaliste a été créé

Le 9 novembre 2025, à l'initiative de communistes anarchistes britanniques, la Création du Réseau anarchiste internationaliste a été annoncée. Ses objectifs ne sont pas de fonder une nouvelle organisation, mais de renforcer les liens entre internationalistes révolutionnaires, de créer une plateforme pour les anarchistes/libertaires luttant contre la guerre et la propagande militariste, et de coordonner leurs actions dans ce domaine.
Le Réseau entend mettre en oeuvre une solidarité collective concrète fondée sur des principes révolutionnaires. Il souligne sa différence fondamentale avec les groupes qui se réclament de l' " anarchisme " mais qui ne défendent plus l'internationalisme révolutionnaire ni le principe d'opposition à toute guerre entre états et forces aspirant à le devenir. Ses objectifs comprennent la présentation d'une position cohérente avec la tradition anarchiste et l'impératif : " Pas de guerre, mais une lutte des classes ".
Les membres du réseau s'efforcent de démontrer que les internationalistes révolutionnaires peuvent non seulement définir des perspectives et mener des actions de sensibilisation, mais aussi contribuer concrètement à l'expansion de la lutte de notre classe- la classe ouvrière. Par exemple, en collectant des fonds pour apporter un soutien solidaire à ceux qui refusent de combattre, aux déserteurs, aux réfractaires et à leurs compagnons qui travaillent à leurs côtés.
La création du Réseau a été précédée de mois de discussions avec divers groupes et militants anarchistes, qui ont approuvé un document. Ce dernier rejette les politiques des classes dirigeantes de l' " Ouest " et de l' " Est ", dont la " soif de pouvoir et de profit repose de plus en plus sur l'industrie de l'armement " et qui conduit l'humanité au bord de la guerre nucléaire. Affirmant que le soutien à l'objection de conscience, à l'insoumission, à la désertion etc. ; est " fondamental ", le Réseau entend promouvoir des initiatives qui " remettent en question le nationalisme et les frontières, la souveraineté territoriale, l'Etat-nation et ses rivaux proto-etatiques, en créant de nouveaux mécanismes de solidarité et de fraternité internationales ". Les membres du Réseau soulignent que, pour eux, il ne s'agit pas de préserver ou de restaurer le " monde capitaliste ", mais de combattre le système capitaliste et étatique lui-même, qui engendre la guerre, dans une perspective de révolution sociale.
" Que pouvons-nous faire concrètement, individuellement et collectivement, chez nous comme à l'étranger ? Au niveau le plus élémentaire, penser globalement, agir localement. Rejeter leur consensus et dénoncer l'hypocrisie de se défendre, nous et notre classe, par-delà les frontières. Rejeter collectivement leurs " intérêts nationaux ". Lier notre lutte contre l'austérité à la lutte contre leurs profits tirés de la guerre. Tout ce que nous faisons pour nous-mêmes et notre classe entrave leur " état de guerre ". S'unir dans la solidarité, quel que soit notre lieu de résidence ou notre profession : une victoire chez nous est une victoire et un exemple pour les autres pays. Des fleuves de l'Arctique à la mer Rouge, de Taïwan au bassin du Congo, les frontières continentales s'embrasent ou se hérissent d'impatience. Les visages changeants de cette mascarade de superpuissances ne changent rien. Ils veulent nous faire combattre : un capitalisme, une guerre ! Le danger est réel, le danger est déjà là ! Affirme le document.
Au moment de la création du Réseau, les personnes suivantes avaient déjà signé le document convenu :
Groupe communiste anarchiste, Royaume-Uni
Réseau communiste anarchiste ( Anarcom Network ), Royaume-Uni
The Stirrer, Keynsham, Royaume-Uni
Alex Adler, Royaume-Uni
Organisez-vous ! Organisation affiliée à l'Association internationale des travailleurs ( Irlande )
Initiative antimilitariste, République tchèque
Association anarchiste tchécoslovaque ( CAS ), République tchèque
Publication antimilitariste " Dezerter ", République tchèque
Initiative Olga Taratuta, France
Le réseau est ouvert aux nouvelles adhésions.
https://anarcomuk.uk/2025/11/10/inaugura...-9th-2025/;
Source : https://aitrus.info/node/6343 ou https://telegra.ph/Sozdana-Set-anarhisto...stov-11-26
Commentaires :
Attendre de voir comment le Réseau va se structurer avant d'en faire de la promotion.
Non Validé

Contre le campisme et les positions marxistes étatiques / la situation au Venezuela.


Cette vision prétend dénoncer « l'impérialisme » américain. En réalité, il recycle une vieille imposture politique : la défense d'un État autoritaire au nom de l'anti-impérialisme. Sous couvert de radicalité, il glisse vers une position profondément contre-révolutionnaire : le souverainisme.

Présenter Maduro avant tout comme une « victime » des États-Unis, c'est effacer volontairement la réalité matérielle vécue par les exploité·es du Venezuela. Répression des luttes sociales, criminalisation des grèves, militarisation des quartiers populaires, effondrement des conditions de vie : tout cela disparaît derrière une narration où l'État devient un rempart à défendre.

Le cœur du problème est là :
ce discours confond le prolétariat avec l'État.

Critiquer une intervention étatique externe ne justifie en rien de blanchir un régime qui opprime sa propre population. L'oppression n'est pas seulement externe ; elle est aussi interne, bureaucratique, militaire, exercée par une bourgeoisie nationale sous couvert de « socialisme », qui n'a en réalité rien de socialiste.

Parler d'« enlèvement » d'un chef d'État, c'est adopter le langage de la diplomatie étatique, comme si l'enjeu central était l'atteinte à un dirigeant et non la domination globale exercée par tous les États, qu'ils soient hégémoniques ou périphériques. Seule une rupture totale avec le nationalisme et l'État permet une véritable émancipation.

Ce type d'anti-impérialisme est daté, campiste et dangereux.
Il valorise le militarisme, engrenage du capitalisme et de la logique marchande de la vie comme de la destruction du vivant. Il aligne les luttes sur des blocs étatiques, choisit un maître contre un autre et appelle cela résistance. Or ni Washington ni Caracas ne sont des alliés. Les exploité·es n'ont rien à gagner à défendre un gouvernement sous prétexte qu'il est en conflit avec les États-Unis.

La notion même d'impérialisme et d'anti-impérialisme, telle qu'elle est mobilisée ici, est une vision chauvine issue directement du bolchevisme. Elle conduit systématiquement à la défense d'un État perçu comme victime d'un autre, alors qu'ils sont tous des outils au service de la bourgeoisie.

La souveraineté est une fiction étatique, toujours utilisée contre les travailleurs et la population.
Ce que ce discours refuse de dire, c'est que l'ennemi n'est pas seulement tel ou tel gouvernement dominant, mais la forme État elle-même.

La seule perspective émancipatrice au Venezuela, comme partout ailleurs, réside dans l'auto-organisation du prolétariat, dans la révolution sociale contre l'État national comme contre les dominations étatistes extérieures, par l'application du socialisme libertaire comme moyen de transformation societale.

Une position réellement révolutionnaire est claire et sans ambiguïté :
contre le campisme, contre le souverainisme, contre le nationalisme, contre tous les États.
Solidarité avec la lutte prolétarienne , pas avec les gouvernements.

Viva la révolution
Commentaires :
Pour blog Paris
En Cours

OUVREZ LES PRISONS LICENCIEZ L'ARMEE

Un tract centenaire..., pour la nouvelle année
OUVREZ LES PRISONS
LICENCIEZ L'ARMEE
Il n'y a pas de crimes de droit commun
Les contraintes sociales ont fait leur temps. Rien, ni la reconnaissance d'une
faute accomplie, ni la contribution à la défense nationale ne sauraient forcer l'homme
à se passer de la liberté. L'idée de prison, l'idée de caserne sont aujourd'hui
monnaie courante : ces monstruosités ne vous étonnent plus. L'indignité réside dans
la quiétude de ceux qui ont tourné la difficulté par diverses abdications morales et
physiques (honnêteté, maladie, patriotisme).
La conscience une fois reprise de l'abus que constituent d'une part l'existence
de tels cachots, d'autre part l'avilissement, l'amoindrissement qu'ils engendrent chez
ceux qui y échappent comme chez ceux qu'on y enferme, - et il y a, paraît-il, des
insensés qui préfèrent au suicide la cellule ou la chambrée, - cette conscience enfin
reprise, aucune discussion ne saurait être admise, aucune palinodie. Jamais
l'opportunité d'en finir n'a été aussi grande, qu'on ne nous parle pas de l'opportunité.
Que MM. les assassins commencent, si tu veux la paix prépare la guerre, de
telles propositions ne couvrent que la plus basse crainte ou les plus hypocrites
désirs. Ne redoutons pas d'avouer que nous attendons, que nous appelons la
catastrophe. La catastrophe ? ce serait que persiste un monde où l'homme a des
droits sur l'homme. L'union sacrée devant les couteaux ou les mitrailleuses,
comment en appeler plus longtemps à cet argument disqualifié ? Rendez aux
champs soldats et bagnards. Votre liberté ? Il n'y a pas de liberté pour les ennemis
de la liberté. Nous ne serons pas les complices des geôliers.
Le Parlement vote une amnistie tronquée ; une classe au printemps prochain
partira ; en Angleterre toute une ville a été impuissante à sauver un homme ; on a
appris sans stupeur que pour la Noël en Amérique on avait suspendu l'exécution de
plusieurs condamnés parce qu'ils avaient une belle voix. Et maintenant qu'ils ont
chanté, ils peuvent bien mourir, faire l'exercice. Dans les guérites, sur les fauteuils
électriques, des agonisants attendent, les laisserez-vous passer par les armes ?
OUVREZ LES PRISONS
LICENCIEZ L'ARMEE
[La Révolution surréaliste n° 2, 15 janvier 1925.]
Validé Bouclage

Articles par Journal

AS N°195 - AS (18 articles)

OUVREZ LES PRISONS LICENCIEZ L'ARMEE

Un tract centenaire..., pour la nouvelle année
OUVREZ LES PRISONS
LICENCIEZ L'ARMEE
Il n'y a pas de crimes de droit commun
Les contraintes sociales ont fait leur temps. Rien, ni la reconnaissance d'une
faute accomplie, ni la contribution à la défense nationale ne sauraient forcer l'homme
à...
Validé Bouclage

Contre le campisme et les positions marxistes étatiques / la situation au Venezuela.


Cette vision prétend dénoncer « l'impérialisme » américain. En réalité, il recycle une vieille imposture politique : la défense d'un État autoritaire au nom de l'anti-impérialisme. Sous couvert de radicalité, il glisse vers une position profondément contre-révolutionnaire : le souver...
Commentaires :
Pour blog Paris
En Cours

Le Réseau anarchiste internationaliste a été créé

Le 9 novembre 2025, à l'initiative de communistes anarchistes britanniques, la Création du Réseau anarchiste internationaliste a été annoncée. Ses objectifs ne sont pas de fonder une nouvelle organisation, mais de renforcer les liens entre internationalistes révolutionnaires, de créer une pl...
Commentaires :
Attendre de voir comment le Réseau va se structurer avant d'en faire de la promotion.
Non Validé

L'esclavage moderne et le techno féodalisme

Nous travaillons gratuitement et nous sommes exploités, même loin des usines et des chaînes de production. Tous les articles que nous publions, les likes, les partages, les vidéos que nous regardons produisent de la valeur. Mais cette valeur ne nous revient jamais : elle est aspirée, analysée ...
Validé Bouclage

Contre le salariat, et la religion du travail !

Notre cher président de la République adoré, avait dit, un jour, il y a déjà quelques années, qu'il contestait le mot pénibilité au travail, car ça donnerait l'idée que le travail serait pénible. Plus tard, l'un de ses gouvernements adopta en force, au mépris de l'opinion générale le r...
Validé Bouclage

J'ai 50 ans et le monde du travail ne veut pas de moi

Depuis plus de 30 ans, j’agis dans le sanitaire et social comme Conseillère en Insertion Professionnelle, Educatrice Spécialisée, Médiatrice éducative et culturelle et Chargée de Formation ; études en Psychologie et dans le domaine de la Formation. Master 1 en Psychologie Sociale des orga...
Validé Bouclage

Les posts anarchistes en mode défense nationaliste et pro-guerre se multiplient.

Voici encore un phénomène inquiétant : le « national-anarchisme ». Des individus se revendiquant anarchistes qui, sous couvert d’« anti-impérialisme », justifient l’entrée en guerre pour défendre une prétendue agression extérieure. En réalité, ils défendent l’État-nation, exact...
Commentaires :
Passer sur le blog Paris
Validé Bouclage

L'antifascisme produit du fascisme

L'antifascisme le produit du fascisme
Depuis nombreuses années, nous voyons une montée considérable de la fascisation de la société. Et pourquoi ?
Nous vivons une crise fondamentale du capitalisme de surproduction. Les capitalistes savent que le système capitaliste néolibéral est en fin de...
À Discuter

Analyse géopolitique et systémique de la situation.

‌Analyse géopolitique et systémique de la situation.

« Il chie comme nous et pisse comme la moitié d'entre nous, mais il ne ménage pas ses efforts pour apparaître aux yeux du monde entier comme le sapiens le plus puissant du monde !! Autour du « bonhomme Orange » le 2 Juillet de l'a...
Commentaires :
texte long donc mérité d'être un article en soit et pas un courrier de lecteur
Validé Bouclage

Violence routière dans le Gers

Brève du département du Gers, territoire enclavé et violent:

"Mais je n’y attache aucune importance et je ne considère pas ma vie comme précieuse,
pourvu que j'accomplisse [avec joie] ma course" Paul, Actes 20-24


Voici ce que déclare Philippe Dupouy, Président du Conseil Départeme...
Commentaires :
SI passe pas dans le journal mettre dans le blog de Toulouse
Validé Bouclage

Insee 2026 et Proudhon 1861

"On a vu au chapitre précédent que le revenu total de la France n’excède pas selon toute probabilité 87
cent. 5 par jour et par tête. Quatre-vingt sept centimes et demi par jour et par personne : voilà ce qu’il est
permis aujourd’hui de considérer comme le revenu, c’est-à-dire comm...
Commentaires :
Peut être conservé pour un prochain numéro ?
Validé Bouclage

À propos des classes de défense et de sécurité globale

La re-militarisation des esprits bat son plein, c’est de circonstance… Si les Classes de défense et de sécurité globale n’en sont pas l’avatar le plus récent (le protocole a été créé en 2005), elles connaissent ces dernières années une expansion redoutable.
Nous ne nous lamenter...
Commentaires :
Texte du Grand Ouest
Validé Bouclage

Carnage Industriel dans l’Allier :Face à la Violence Patronale, l’Action Directe !

Le couperet est tombé. Après les vagues de licenciements qui ont meurtri Erasteel et Adisseo à Commentry, Amis à Montluçon, c’est au tour des travailleurs de Bosch à Moulins de subir la stratégie de la terre brûlée menée par les directions capitalistes. Le bassin Montluçonnais et Moulin...
Validé Bouclage

MECACHROME : les ouvriers du site de TOulouse solidaire des ouvriers de en TUnisie

Mecachrome est une entreprise de métallurgie qui travaille pour le secteur aéronautique. Elle dispose de site dans différents pays, en France, au Maroc, en Tunisie et an Canada. Fin décembre les salariés du site de FOuchana en TUnise ont décidé de s'organiser pour faire se faire entendre et p...
Validé Bouclage

Abattre l'Etat et non les vaches

Ce n’est pas les vaches qu’il faut abattre mais le virus Capitaliste et son vecteur, l’Etat !
Les Bordes sur Arize, 11 décembre 2025

Les médias rabâchent en boucle que face à la Dermatose nodulaire contagieuse (DNC) « il n’y a pas d’autre alternative » et que les mesures d’abat...
Commentaires :
Ce n’est pas les vaches qu’il faut abattre mais le virus Capitaliste et son vecteur, l’Eta...
Validé Bouclage

SIVENS : Retour sur la ZAD, sa répression et sur un crime d’État

La petite dernière des brochures publiées par la CNT-AIT reviens sur la lutte de Sivens, qui s’est déroulée entre 2011 et 2016 dans une zone rurale du département du Tarn. Cette lutte entendait s’opposer à un projet de barrage et de constitution d'une réserve d'eau utilisable notamment po...
Commentaires :
La petite dernière des brochures publiées par la CNT-AIT reviens sur la lutte de Sivens, qui s...
Validé Bouclage

IRAN

Loi martiale camouflée et logique de pouvoir en Iran !
Une perspective anarchiste sur les coupures d'Internet et la militarisation de l'espace urbain.

Des centaines d'heures de coupures délibérées et totales d'Internet, associées au déploiement ouvert de forces armées équipées de matér...
Validé Bouclage

Escalade militaire au Venezuela …et au-delà ?

Contre toutes les guerres,
contre tous les gouvernements,
contre toutes les oppressions
affiche apposée sur les murs de Moscou en février 2022 par les opposants russes à la guerre en Ukraine)

Réunis en Assemblée générale extraordinaire ce samedi 3 janvier,
les militantes et militants ...
Validé Bouclage

Liste des Journaux

N°195 - AS

Ajouter un Nouveau Journal

Ajouter un Nouvel Article